Amoes, l'Energie Positive

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

lundi 25 août 2008

Les inegalites entre les menages francais ne cessent de progresser avec le coût de l'énergie

Selon l’analyse des résultats de l’enquête 2006 INSEE « budget des ménages » réalisée par l’Ademe dans sa lettre Stratégie et Etude, la part des dépenses d’énergie dans le budget varie de façon importante et structurelle. En 2006, les ménages les plus pauvres ont consacré 15% de leur revenu aux dépenses énergétiques contre seulement 6% pour les plus riches. Dans le cas des ménages les plus défavorisés 9% des revenus servent à payer les dépenses en combustibles fossiles (gaz, pétrole) et 6% l’électricité. En revanche, les ménages les plus aisés ne consacrent que 4% de leurs revenus aux produits pétroliers et 2% à l’électricité.

Ces inégalités structurelles ont tendance à s’intensifier avec la hausse constante des prix de l’énergie. L’Ademe rappelle ainsi qu’entre 1996 et 2006, l’indice du prix des combustibles fossiles en euros constants a augmenté de 4,2 % en moyenne annuelle : le prix du gaz domestique a par exemple augmenté de 2,1 % par an, le prix du fioul domestique de 5,2 %, le super sans plomb de 1,7 % et le gazole de 3,6 %. Et cette tendance ne risque pas de ralentir puisque l’Ademe mise sur une demande d’énergie en augmentation de 3,4% chaque année et une production de pétrole ralentissant : si l’on considère une relative stagnation de la production de brut jusqu’en 2020 suivie d’une décroissance, il est possible que le prix relatif des combustibles fossiles s’accroisse au même rythme que la demande dans les 15 prochaines années, pour ensuite progresser de façon exponentielle.

Lire la suite...

lundi 11 août 2008

Pourquoi et comment renover les batiments anciens ?

Cet article est un résumé du rapport rédigé par ENERTECH dans le cadre du projet RENAISSANCE : « Rénovation à basse consommation d’énergie des logements en France ». Télécharger le rapport en intégralité.

Au rythme de consommation actuel, dans 50 ans l’ensemble des réserves prouvées sera épuisé. Les conditions de l’équilibre en carbone sur Terre sont simples : 3 milliards de tonnes de carbone sont absorbés par les océans et les forêts, il y a 6 milliards d’habitants sur Terre… On a donc le droit de rejeter 0,5 tonne de carbone /an/personne. Cela signifie pour les pays riches de réduire par un facteur 4 leurs émissions de gaz à effet de serre actuelles et s’attaquer au plus vite à la rénovation des bâtiments avec une réglementation chiffrée.

Afin de répondre aux impératifs environnementaux, il faut atteindre en France une consommation moyenne de chauffage d’environ 50 kWh/m²/an. L’ensemble du parc ancien doit être rénové avant 2050. Notre course contre la montre est lancée et nous avons déjà du retard à rattraper.

Il faudrait rénover 417 000 logements « anciens » chaque année d’ici 2050 pour arriver à l’objectif fixé. Il se vend chaque année 469 000 logements « anciens ». Pour rénover d’ici 2050 l’ensemble du parc de logements anciens à 50 kWh/m²/an, il faut obligatoirement rénover TOUS les logements anciens (d’avant 1975) mis en vente chaque année d’ici 2050.

Pour donner une bonne cohérence, il ne faut pas figer les règles en fonction du savoir faire actuel (énergie nucléaire pour produire de l’électricité par exemple) et des technologies disponibles à un instant donné. Dans tous les dispositifs règlementaires à venir, les consommations de chauffage ne doivent pas être exprimées en énergie finale mais en énergie primaire. Le raisonnement en énergie primaire ne doit en aucun cas être remis en cause.

Lire la suite...

mardi 5 août 2008

L'énergie grise et le bâtiment

Une étude menée par le CSIRO (organisme de recherche australien) a mis en évidence que le logement moyen contient 1.000GJ (Giga joule) d’énergie grise dans les matériaux utilisés pour sa construction. Pour une maison dont la durée de vie est de 100 ans, ceci représente environ 10% de l‘énergie d’usage utilisée dans sa vie (chauffage, ECS, éclairage…).

Le choix des matériaux et les principes de conception ont une action significative, même si elle n’était préalablement pas évidente, sur l’énergie requise pour construire un bâtiment. Ainsi on peut dire que l’énergie grise est une mesure de l’impact environnemental de la construction et de l’efficacité des filières de recyclage.

Lire la suite...

vendredi 1 août 2008

L'importance de l'énergie grise

L’ « énergie grise » se définit comme la somme totale de l’énergie nécessaire à assurer l’élaboration d’un produit. L’importance que revêt l’énergie grise et autres impacts environnementaux ne devient apparente qu’à partir du moment où les matériaux sont considérés dans une « vision » d’Analyse du Cycle de Vie (ACV). Cette dernière examine l’impact environnemental complet d’un matériau ou produit, à chaque étape de sa vie, de l’obtention de matériaux bruts, jusqu’à leur conditionnement, leur transport à leur lieu de destination, et à leur recyclage. Sont également inclues les dépenses énergétiques des matériels et engins ayant contribué à son élaboration. On a constaté qu’en moyenne deux tiers de l’énergie consommée d’un ménage est de l’énergie grise.

Lire la suite...

vendredi 18 juillet 2008

« Il nous reste sept ans pour inverser la courbe des émissions de CO2 »

Rajendra Pachauri préside depuis 2002 le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC) dont les rapports ont posé scientifiquement la réalité du changement climatique. A ce titre, cet ingénieur et économiste indien de 67 ans a reçu le prix Nobel de la paix 2007, conjointement avec l'ancien vice-président américain Al Gore. Invité à Saint-Cloud au Conseil informel des ministres de l'environnement et de l'énergie de l'Union européenne, il a appelé les Vingt-Sept, vendredi 4 juillet, à tenir l'engagement de réduire d'au moins 20 % leurs émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2020.

Six mois se sont écoulés depuis la conférence de Bali et un accord international sur l’après-Kyoto est encore loin. L’inertie politique pourrait empêcher une entente sur des mesures ambitieuses et nécessaires pour contenir la hausse des températures en dessous du seuil critique. D'après le GIEC, une hausse au-delà de 2 à 2,4°C nous mettrait gravement en danger ; ce qui nous laisse à peine sept ans pour inverser la courbe mondiale des émissions de gaz à effet de serre.

Dans ce contexte politique, l'Europe a un rôle essentiel à jouer, si elle ne prend pas la décision d'être la première grande région à réduire volontairement ses rejets de dioxyde de carbone, jamais les Etats-Unis ou la Chine ne le feront.

Il convient de noter que les chiffres avancés par le GIEC correspondent à un scénario où le niveau de gaz à effet de serre est à un niveau « en deçà du niveau d'interférence humaine dangereuse avec le climat ». La communauté internationale ne peut pas décider de ce qui est dangereux sur la foi d'une moyenne : il n'y a pas de moyenne dans le danger représenté par le changement climatique, le niveau de danger est même déjà dépassé pour plusieurs régions du monde.

Source : Le Monde

jeudi 10 juillet 2008

Projet de Loi Grenelle : L'art de revenir en arrière ?

Le Grenelle de l’environnement est un signe fort de la classe politique montrant leur compréhension de l’urgence de la situation pour faire face au changement climatique. Une urgence qui ne cesse de s’accélérer avec le temps qui passe, d’après Rajendra PACHAURI, président du Groupe Intergouvernemental d’experts sur le climat (GIEC) : « Il nous reste sept ans pour inverser la courbe des émissions de CO2 pour ne pas se mettre gravement en danger ». Plus nous attendons et plus le coût sera élevé pour l’humanité et nos enfants…

Lire la suite...

mardi 8 juillet 2008

Faire face au 3ème choc pétrolier

Face à la brusque augmentation de la demande des pays émergents et à l’insuffisance de la production pétrolière ; le cours du brut ne cesse d’augmenter depuis des années.

La situation peut rappeler les chocs pétroliers des années 70, de part le contexte : de même qu’à l’époque, les faibles prix des matières premières ont entraîné peu d’investissements et les stocks sont faibles. Les contre-mesures sont donc limitées pour réagir face à l’augmentation des prix.

Toutefois, on assiste maintenant à un choc de demande (notamment avec la poussée des pays émergents, la Chine et l’Inde en tête) et non plus un choc d’offre comme en 1973 et 1979. Alors que la demande gonfle et que l’offre reste insuffisante, le prix est le seul à pouvoir varier.

Lire la suite...

mercredi 2 juillet 2008

La lutte contre le changement climatique nécessitera une rupture dans l'économie actuelle

Novembre 2006, le rapport de l'ancien économiste de mondiale Nicolas Stern donne un nouvel éclairage sur les conséquences économiques du changement climatique: les conséquences du changement climatique pourraient coûter 5% du PIB mondial chaque année, dès maintenant et indéfiniment, et les dommages collatéraux pourraient même porter ce coût à 20% du PIB mondial, voire plus. Autrement dit, l'inaction face au changement climatique pourrait coûter 5.500 milliards d'euros à l'économie mondiale et constituerait ainsi la plus grande faillite de l'économie de marché que le monde n'ait jamais connue.

La situation actuelle est urgente : pour limiter de 2°C le réchauffement global de la planète, il faut que nos émissions totales de CO2 pour le 21e siècle n'excédent pas 1400 gigatonnes soit 14 Gt par an, or actuellement on en est déjà à 28 Gt par an. C'est la raison pour laquelle il faut réduire de 50% les émissions de CO2 d'ici 2050. C'est quelque chose qui va devoir nous engager dans une transformation de société car on a aucune chance avec les schémas de production, les instruments financiers et les partenariats actuels.

Lire la suite...

jeudi 12 juin 2008

22 projets retenus pour l'électricité issue de la biomasse

Le ministère de l’Ecologie a annoncé mercredi la validation de 22 projets de construction de centrales électriques alimentées par la biomasse. 300 MW doivent ainsi être mis en service avant 2010. La commission de régulation de l'énergie a validé 22 projets de construction de centrales électriques alimentées par la biomasse, c’est-à-dire les déchets végétaux. Les dossiers sélectionnés concernent des projets d'unité de production d'énergie à partir de biomasse qui bénéficieront d'un tarif préférentiel de rachat de l'électricité. 300 MW doivent ainsi être mis en service avant 2010. Cela représente un tiers d'un réacteur nucléaire ou 450.000 tonnes équivalent pétrole.

mardi 3 juin 2008

EXOSUN, une nouvelle société concentrée sur le Solaire

Exosun, fondée en 2007, conçoit, développe et commercialise des systèmes de suivi et de concentration solaire dédiés à la production d’énergie propre. L’entreprise, convaincue que l’avenir de l’énergie se trouve dans le soleil, crée les solutions les plus complètes qui augmentent le rendement des systèmes de production d’énergie solaire, destinées aux centrales de grande envergure.

C’est dans ce but qu’Exosun a développé et breveté son propre système de suiveur solaire, ainsi que son processus et ses outils d’installation de centrales. Son pôle recherche et développement conçoit actuellement des systèmes de concentration dédiés aux technologies photovoltaïques et thermodynamique.

Sur le site de la technopole de Bordeaux Montesquieu, un site pilote de 100 kWc est en construction. L’expertise de l’entreprise a aussi été sollicitée dans le cadre du projet de relance de la centrale solaire Thémis (projet censol PV), dans les Pyrénées Orientales. Un chantier dédié aux technologies de concentration photovoltaïque démarrera à l’automne 2008. L’entreprise s’apprête à fêter ses 1 an d’existence avec de nombreux projets en cours et à venir.

www.exosun.fr

samedi 31 mai 2008

Pétrole, offre et demande : Le peak oil est-il déjà atteint ?

La consommation explose dans les pays émergents (Inde, Chine, Golfe persique…) alors que le marché mondial se pose des questions quant aux stocks réels d’or noir. Les puits géants d’Arabie Saoudite, de Chine, de Russie et d’Irak réveillent la nostalgie d’une époque qui touche à sa fin. Ces facteurs pèsent actuellement lourd sur le prix du brut qui culmine en ce moment à 130$.

Les prévisions sur la production à venir publiées à l’automne par l’Agence Internationale de l’Energie (AIE) ne vont pas détendre les marchés. Sur la base d’informations recueillies auprès de compagnies pétrolières ou para-pétrolières, d’experts et de pays producteurs, l’organisme de défense des intérêts des pays riches industrialisés (ONG américaine…) est en train de revoir à la baisse la production attendue en 2030. On voit bien la différence entre les domaines où la vision à long terme n’existe pas et le domaine pétrolier où on en est déjà à prévoir la production journalière en 2030…

Lire la suite...

jeudi 22 mai 2008

Un immeuble de Besancon candidat au label BBC Effinergie

Promotelec s’apprête à accorder son premier label BBC-Effinergie à un immeuble de douze logements à Besançon. Le projet, actuellement au stade de consultation des entreprises, a reçu la validation préalable sur dossier pour l’obtention du label Effinergie-BBC. Les mesures en fin de chantier décideront de l’attribution réelle du label.

Lire la suite...

lundi 19 mai 2008

Les concentrations en GES actuelles sont sans précédent sur les 800.000 dernières années

Grâce aux travaux du projet EPICA, des chercheurs ont pour la première fois reconstitué l'évolution des teneurs en dioxyde de carbone et en méthane dans l'atmosphère sur 800.000 ans. Résultat, les teneurs actuelles n'ont jamais été aussi élevées.

Lire la suite...

jeudi 15 mai 2008

La filière du bois énergie en développement

Souvent associé à une époque révolue ou à une notion d’agrément, le chauffage au bois est de nouveau d’actualité depuis quelques années. Le contexte de hausse durable du prix du pétrole et des énergies associées (fuel, gaz) n’y est pas étranger. Sans oublier l’intérêt écologique puisque le bois est une source d'énergie renouvelable qui est amenée à se développer dans le cadre du respect des engagements européens et français en termes d’émissions de gaz à effet de serre.

Quels sont les secteurs propices au développement de ce mode de chauffage? Quels sont les enjeux et les objectifs de cette filière? Elements de réponse...

Lire la suite...

mardi 13 mai 2008

Inquiétante hausse des concentrations de Gaz à Effet de Serre

La National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) a publié fin avril ses mesures des concentrations atmosphériques des principaux gaz à effet de serre (GES) pour l’année 2007. Le bilan est plus grave que prévu, notamment à cause de la fonte du permafrost depuis 4 ans.

Au niveau du dioxyde de carbone (CO2), c’est sans surprise que les données fournies par la NOAA indiquent une nouvelle hausse des concentrations avec une valeur de 385 ppm (1) soit une hausse de 0,6 % par rapport à 2006. En valeur absolue la hausse pour l’année 2007 est de 2,4 ppm, ce qui confirme la tendance à l’accélération des niveaux de CO2. Entre 1979 et 1995, la hausse annuelle moyenne était de 1,43 ppm puis de 1,65 ppm entre 1996 et 2006. Pour mémoire, au début de l’ère industrielle, en 1850, la concentration de CO2 était de 280 ppm.

Lire la suite...

lundi 5 mai 2008

Toutes les ambitions du Grenelle dans un projet de loi

Le ministre de l’Ecologie, Jean-Louis Borloo, vient d’achever son projet de loi du Grenelle de l’environnement qui va être soumis au parlement avant l’été. Les grands axes concernent la réduction de la consommation énergétique des bâtiments existants de 38% d’ici 2020 et le développement des transports en communs. Découvrez dans le détail les principales mesures.

Lire la suite...

mardi 29 avril 2008

Quelles énergies, émissions de CO2 et tensions possibles dans le futur ?

Chacun a sa propre approche des questions énergétiques : le consommateur final veut une énergie disponible et peu coûteuse, le citoyen veut des énergies accessibles au plus grand nombre, qui ne dégradent pas l’environnement et laissent une situation viable aux générations futures, et chaque individu, comme d’ailleurs chaque décideur politique, compose au mieux entre ces deux positions. EDF R&D a construit un modèle (« Mescalito ») qui évalue la soutenabilité physique des évolutions possibles du monde énergétique. Ce modèle rapproche des scénarii mondiaux de demande  énergétique, et des politiques d’offre réalistes. Il calcule les quantités physiques de chaque énergie primaire nécessaires année après année et les confronte aux raretés éventuelles. Le modèle gère alors les éventuelles substitutions entre énergies et évalue les dates des possibles tensions, ainsi que les émissions de CO2.

Lire la suite...

lundi 21 avril 2008

Les bâtiments a rénover, parents pauvres du Grenelle de l'environnement ?

Quid des bâtiments anciens, de la rénovation urbaine et des logements sociaux dans le projet de rénovation énergétique des bâtiments établi lors du Grenelle de l’environnement?
Dans un communiqué intitulé "Rénovation des bâtiments: vraie rupture ou continuité molle ?" et publié mercredi 16 Avril, les associations négaWatt, Effinergie, Unsfa, Cler, EnviroBAT, L'Alliance pour la planète, Les Amis de la Terre, RAC-F, WWF, Greenpeace, Cohérence, RIAC 29 critiquent sévèrement les rapports du "ComOp 3" (Comité Opérationnel pour la rénovation des bâtiments anciens) et du "ComOp 2" (rénovation urbaine et logement sociaux) chargés de ces questions.
Si la construction des bâtiments neufs peu gourmands en énergie ne les inquiète pas, les associations jugent en revanche le rapport du « ComOp3 » : « très éloigné » du travail initié l’automne dernier lors du « Grenelle ». Pour les associations ce rapport « se résume à un catalogue de mesures disparates, molles et peu lisibles, centré sur une simple amélioration du « diagnostic de performance énergétique » (DPE), structurellement inadapté, et sur un toilettage des mesures fiscales incitatives ». « Les immenses besoins en formation professionnelle sont insuffisamment pris en compte » selon elles. Quant au « ComOp 2 », les associations l'accusent de « se contenter de faire dans la demi-mesure, sans obligations de résultat en termes d’économies d’énergie ».

Lire la suite...

lundi 14 avril 2008

La décennie a venir sera cruciale pour stabiliser le climat

Stabiliser le climat sera beaucoup plus ardu que prévu, et les initiatives de réduction des émissions de gaz à effet de serre prises dans la décennie à venir seront cruciales. Elles détermineront s’il est possible ou non d’éviter une « interférence humaine dangereuse » avec la machine climatique, c'est-à-dire s’il est possible de maintenir une teneur atmosphérique en dioxyde de carbone inférieure à 550 ppm (contre 280 avant l’ère industrielle et 380 aujourd’hui). Or nous ne sommes pas partis pour ce scénario. Les émissions anthropiques mondiales de CO2, ont ainsi crû, entre 2000 et 2006, à un rythme annuel d’environ 3%. Or, cette tendance va lourdement s’accentuer dans les prochaines années. Que faire ?

Lire la suite...

jeudi 10 avril 2008

La France loin d'atteindre ses objectifs energetiques ?

Dans une étude prévisionnelle, la Direction générale de l'énergie et des matières premières (DGEMP) indique qu’à l’échéance 2030 la France ne devrait pas remplir les objectifs de sa politique énergétique. En particulier, les importations de gaz devraient pratiquement doubler en 2030.

Publié par la DGEMP, ce scénario de référence, que la France élabore tous les quatre ans pour l'Agence internationale de l'énergie, a pour objectif de représenter ce que deviendrait la situation énergétique de la France si aucune politique ou mesure nouvelle, autre que celles déjà en place ou décidées au 1er janvier 2008 (donc, en particulier, avant mesures issues du « Grenelle de l’environnement »), n’était prise affectant cette situation (ni pour l’améliorer, ni pour la dégrader).

« Par plusieurs aspects (sécurité d’approvisionnement, émissions de CO2, efficacité énergétique, etc.), il est clair que le scénario de référence proposé dans le présent exercice n’est pas celui qui permettrait de satisfaire les objectifs de la politique énergétique française », commente la DGEMP dans son rapport.

Lire la suite...

- page 1 de 6