Amoes, l'Energie Positive

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mercredi 13 février 2008

Des logements sociaux chauffés à la paille

La première chaufferie alimentée en granulés de paille dédiée à des logements sociaux en France, a été inaugurée jeudi dans une petite commune du Loir-et-Cher. La chaufferie desservira 38 logements sociaux de Droué qui compte 1.228 habitants. Ce nouveau combustible permettra de réduire de 30% la facture de chauffage et d'éviter le rejet de 90 tonnes de CO2 par an, selon la collectivité.

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mercredi 5 septembre 2007

56 projets de production électrique par biomasse

Les centrales électriques alimentées par la biomasse font recette. En effet, à l'issue de l'ouverture des plis de l’appel d’offres "biomasse 2", lancé en décembre 2006, 56 dossiers ont été déposés pour une puissance cumulée de 700 mégawatts.

C'est deux fois plus que la puissance visée initialement par l’appel d’offres (300 mégawatts). Jean-Louis Borloo, ministre de l'écologie, du développement et de l'aménagement durable, s'est félicité de ce succès : "cet appel d’offres va apporter une contribution significative à l’atteinte de nos objectifs en matière de production d’énergie renouvelable. Il conduira également à une forte structuration des filières d’approvisionnement en biomasse."

Etape suivante : l'examen des offres par la Commission de régulation de l’énergie qui donnera lieu à la désignation des candidats retenus. Ceux-ci pourront alors bénéficier d’un contrat d’achat d’électricité avec EDF ou un distributeur d’électricité, selon le cas.

L'appel d’offres "biomasse 2" avait été lancé le 9 décembre 2006 en application de l'article 8 de la loi n°2000-108 du 10 février 2000. L'objectif est de réaliser l'ensemble des centrales de production d’électricité à partir de biomasse, pour une puissance cumulée de 300 mégawatts, avant le 1er janvier 2010 après avoir reçu les autorisations nécessaires, notamment au titre de la législation relative aux installations classées. Le cahier des charges précise que chaque projet doit produire à la fois de l’électricité et de la chaleur, avec un rendement global supérieur à 50%. Quelle que soit la ressource envisagée, les candidats doivent préciser le plan d’approvisionnement et les filières mises en place afin de ne pas perturber les autres usages de cette ressource.

Pour toutes demandes d’informations complémentaires, n’hésitez pas à nous contacter par mail à contact@amoes.com

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jeudi 3 mai 2007

L'équipe AMOES découvre un climatiseur bois au salon bois-energie d'Orléans

L’équipe d’Amoès est allée faire un tour sur les stands des exposants à Orléans à l’occasion du salon bois-énergie. Ce fut l’occasion pour nous de saluer tous les chaudiéristes et distributeurs que nous connaissions déjà et qui s’y étaient donné rendez-vous, mais aussi de découvrir ceux dont nous avions seulement visité le site internet.

On a pu noter notamment un chaudiériste français qui aurait pu sembler perdu au milieu de tous ces représentants germanophones (Oui, l’essentiel des constructeurs de chaudières bois sont autrichiens ou allemands) mais qui fièrement affiche le renouveau de sa société. Energie 79, chaudiériste des Deux-Sèvres, relance en effet le développement de son activité et le montre avec un stand central et spacieux, entouré des stands Köb et ETA, marques complémentaires à sa gamme qu’il distribue.

Enfin, nous avons également remarqué la présence de YAZAKI, marque japonaise qui fabrique, entre autres, des climatiseurs par absorption et qui vient d’installer son centre européen à Chartres. Leur idée est d’associer une chaudière bois avec un de ces climatiseurs à absorption qui produit du froid à partir de chaleur pour faire de la climatisation bois ! Une belle idée pour une climatisation à faibles émissions de gaz carbonique.

Ce salon nous conforte ainsi dans l’idée que le bois énergie a entamé une évolution qui lui a ouvert de nombreux horizons et que c’est une solution toujours plus intéressante pour des bâtiments à énergie positive.

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lundi 16 avril 2007

Salon Bois Energie, 19-22 Avril 2007, Orléans

Le salon Bois Energie est un salon dédié à la filière complète du bois énergie. Il présente le chauffage au bois, les combustibles bois énergie et l’exploitation forestière aux industriels et collectivités locales (cogénération), aux professionnels et au grand public.

Cet événement spécifique met le bois énergie en action avec des poêles et cheminées en fonctionnement à l’intérieur du salon et avec des démonstrations en extérieur.

Caractéristiques : exposants venus de toute l’ Europe, cycle de conférences, concours de l’innovation …

Du jeudi au dimanche de 9h à 18h

Samedi et dimanche uniquement pour le grand public

Organisateurs

BioEnergie Evénements et Services

tél 0033 (0)3 84 86 89 30

fax 0033 (0)3 84 43 24 03

Pour en savoir plus :

http://www.boisenergie.com/

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jeudi 5 avril 2007

EDF se positionne sur le marché du chauffage à bois

EDF a acquis, via sa nouvelle filiale EDEV EnR Réparties, 66,5% du capital de Supra. SUPRA est une entreprise alsacienne spécialisée notamment dans le chauffage à bois (poêles et climatiseurs Supra et cheminées Richard le Droff).

Le montant payé par EDF devrait être d'environ 21 millions d'euros pour une valorisation de l'entreprise de près de 32 millions d'euros soit un montant de 31,97 € par action.

Le bois, première énergie renouvelable dans le bâti, permet au groupe EDF de renforcer ses positions dans les énergies renouvelables.

Cette acquisition "permettra également au groupe EDF de tenir ses engagements en matière d'acquisition de certificats d'économie d'énergie", souligne encore l'électricien.

Supra fabrique des cheminées, des foyers et des poêles à bois et commercialise des appareils de traitement de l'air pour l'habitat individuel. Il a réalisé en 2006 un chiffre d'affaires de 73 millions d'euros. Après le rachat de Farenheit en juin 2006, 3e entreprise française de maintenance des chaudières avec la marque Chaleur Maintenance, l’électricien historique se positionne sur les marchés qui s’ouvriront à lui mi-juillet 2007 et jusqu’alors absents de son portefeuille d’offre : gaz et bois. A quand un investissement dans une société de micro-cogénération à bois ?

Pour en savoir plus :

http://www.edf.com/100034i/Accueil-fr/EDF-presse/communiques-et-dossiers-de-presse.html

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jeudi 8 mars 2007

Les réseaux de chaleur séduits par le bois énergie

Par définition un réseau de chaleur est constitué d'une ou plusieurs chaufferies qui alimentent en chaleur, grâce à un caloporteur et un réseau de tuyauterie, des bâtiments industriels, tertiaires ou d'habitations. Ces réseaux peuvent être soit de type communal de petites tailles avec une puissance inférieure à 1 MW, soit de type urbain de grande taille (550 MW) capable de chauffer des villes entières. Ces installations présentent l'avantage de libérer l'utilisateur final des contraintes d'entretien et d'approvisionnement en combustible.

La France compte actuellement environ 450 réseaux de chaleur. 33% d'entre eux ont une puissance inférieure à 500kW, 27% entre 500kW et 1500 kW, 16% entre 1500 kW et 3000 kW et 24% une puissance supérieure à 3000 kW. Ces réseaux de chaleur desservent en majorité des résidences. Ils sont le plus souvent alimentés par plusieurs énergies comme le gaz, le fioul, les déchets urbains, le bois ou le charbon et la vapeur est le principal fluide caloporteur utilisé.

Mais confrontés à des énergies fossiles de plus en plus chères et à des obligations en termes de réduction d'émissions de CO2 dans le cadre du Plan National d'Allocations des Quotas, les réseaux de chaleur sont de plus en plus enclins à utiliser le bois-énergie. Rappelons que la loi de programme et d'orientation sur l'énergie a fixé un objectif d'augmentation de 50% de la contribution des énergies renouvelables à la production de chaleur en France d'ici 2010. Concrètement, cela signifie que cette contribution doit passer de 9,7 millions de tep en 2005 à 14,5 millions de tep en 2010.

À cet effet, une série de mesures incitatives ont été progressivement mises en place. La TVA sur les abonnements aux réseaux de chaleur quels qu'ils soient a été abaissée de 19,6% à 5,5 %, comme pour les abonnements aux réseaux de gaz et d'électricité. De plus, pour les réseaux approvisionnés majoritairement aux énergies renouvelables, la TVA sur la vente de chaleur a également été abaissée à 5,5 %.

Ainsi, les réseaux de chaleur représentent désormais une filière de développement prometteuse pour le bois-énergie. Actuellement 75 réseaux de chaleur sont alimentés au bois et couvrent entre 70 et 80% des besoins annuels des bâtiments qui leur sont raccordés. Les motivations des gestionnaires pour choisir ce combustible sont nombreuses : prix moins sensibles au cours du pétrole, développement d'une économie locale, contribution à la réduction des émissions de CO2 et économies pour les usagers.

Cependant, les réseaux de chaleur au bois ont encore quelques difficultés à surmonter. À l'heure actuelle, le coût d'installation d'une chaufferie bois reste 3 à 4 fois supérieur à celui d'une chaufferie au gaz ou au fioul. Les économies réalisées sur l'achat du combustible ne suffisent pas à équilibrer le surcoût d'investissement. Avec un prix de vente approchant les 49€HT/MWh, le gaz naturel est en effet un concurrent sérieux pour le bois dont le MWh restitué oscille entre 42 et 56 €HT selon les réseaux de chaleur. Une aide à l'investissement est donc encore nécessaire et peut représenter entre 30 et 80% du coût total de l'installation.

Du côté de l'approvisionnement en bois, la demande est encore légère par rapport au potentiel, estimé à 50 millions de mètres cubes par an, mais il manque encore une certaine organisation. La filière s'est améliorée : avec plus de 60 sociétés organisant et livrant du bois combustible, plus de 300 organisations institutionnelles et professionnelles intervenant sur ce marché, la filière Bois Energie est devenue une véritable filière structurée, profitable et industrialisée. Mais l'approvisionnement se fait encore au cas par cas, il faut désormais des structures régionales pour faciliter la mise en relation.

On peut craindre également que la ressource en bois ne soit pas utilisée à bon escient. En France, on a une réflexion d'électricien et non d'énergéticien. On ne doit pas systématiquement faire de l'électricité avec de l'énergie renouvelable, c'est l'usage qui compte. Autrement dit, faire de l'électricité à partir de bois pour ensuite brancher des radiateurs électriques dans des appartements est une aberration énergétique. Même avec la cogénération, il convient d'abord de penser chaleur car elle représente les deux tiers de l'énergie produite.

Pour en savoir plus :

http://www.actu-environnement.com/ae/news/reseaux_chaleur_bois_2311.php4

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