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Energie Positive et Bâtiment BBC

Cette catégorie contient un ensemble d'articles sur la conception des bâtiments à basse consommation d'énergie et à énergie positive

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mardi 11 décembre 2007

Quel Bâtiment en 2020 ?

Pour tenir l'engagement de la loi de 2005 - diviser par quatre les émissions de gaz à effet de serre -, le Grenelle de l'environnement a fixé un triple objectif pour tous les logements d'ici à 2020 : réduire de 20 % ces émissions ; réaliser 20 % d'économies d'énergie ; dépasser le seuil de 20 % d'énergies renouvelables. Plusieurs mesures encore débattues devront être fixées par une loi à venir en janvier 2008.

Depuis 1974, une réglementation thermique (RT) fixant des niveaux maximaux de consommation des bâtiments neufs est imposée aux constructeurs. Depuis 2000, les seuils baissent de 15 % tous les cinq ans. Le dernier texte en vigueur, la "RT 2005", fixe une exigence de consommation maximale de 80 à 250 kWh par mètre carré et par an, soit 105 kWh/m² par an en moyenne.

Le rythme doit s'accélérer, et les nouvelles constructions devront respecter, à partir de 2010, la réglementation "très haute performance énergétique" (THPE), qui impose une consommation inférieure de 20 %. Un tiers d'entre elles devront déjà être à basse consommation (moins de 50 kWh/m2 par an) ou, mieux, passives (moins de 15 kWh/m2 par an), voire à énergie positive (produisant plus d'énergie qu'elles n'en consomment). En 2012, les logements neufs à basse consommation seront la règle ; en 2020, la construction à énergie positive sera la norme.

Pour les professionnels du bâtiment, c'est une révolution. Les techniques pour créer des bâtiments économes en énergie existent, mais beaucoup sont expérimentales, et il faut passer à l'échelle industrielle... Des ossatures bois, acier, béton ou mixtes, et des éléments de cloisons préfabriqués en usine avec isolation extérieure devraient remplacer le béton. Jean-François Gabilla, président de la Fédération française des promoteurs, estime le surcoût à 8 % pour la THPE, de 15 % à 18 % pour la basse consommation.

Pour les logements anciens, la consommation énergétique doit diminuer de 12 % d'ici à 2012 (soit 210 kWh/m2 par an), et de 38 % en 2020 (150 kWh/m2 par an). La mise aux normes accélérée des HLM, en commençant par les 800 000 habitations les moins performantes, sera encore plus draconienne.

samedi 1 décembre 2007

Un bâtiment tertiaire à "énergie positive" à Grenoble ?

La dimension environnementale de la Zac de Bonne, à Grenoble, n’est plus à faire. L’opération, qui permettra d’élargir le centre-ville avec la construction de 850 logements, un espace commercial de 15 000 m2, 2 000 m2 de bureaux auxquels s’ajoutent un parc de cinq hectares et une école. Inscrite dans le cadre du programme européen Concerto, la Zac de Bonne entend diviser par deux les consommations d’énergie par rapport à la RT 2000. Les dépenses devraient plafonner à 50 kWh par m2 et par an dans les logements. Sont utilisées : les énergies renouvelables avec sol thermique pour l’habitat, cogénération pour le chauffage et l’électricité. Auxquels s’ajoutent 1 000 m2 de panneaux photovoltaïques sur le toit de l’espace commercial. Mais l’ambition est d’aller au-delà en implantant un bâtiment tertiaire “à énergie positive”, l’un des tout premiers de France. Cet immeuble de cinq niveaux (1 600 m2) consommera moins d’énergie qu’il n’en produira. Comment ? En tirant partie de l’ensemble des techniques “durables” : une excellente isolation thermique, une pompe à chaleur puisant l’eau du sous-sol pour la production de chauffage et 430 m2 de panneaux solaires photovoltaïques installés sur la toiture pour couvrir les besoins en électricité. Résultat attendu : “Des dépenses de chauffage estimées à 10 kW par m2 et par an, c’est-à-dire divisées par dix en comparaison avec un bâtiment classique, tandis que l’électricité devrait plafonner à 30 kWh par m2 et par an”.

Pour abaisser, intra muros, la consommation d’électricité, la Sem Sages compte aussi sur la collaboration des futurs usagers. Côté bureautique, on préconisera l’utilisation d’écrans plats et d’ordinateurs portables, moins énergivores. Et l’on fera l’impasse sur la climatisation. Avec un bilan des surinvestissements estimé entre 370 et 545 euros/m2 et un coût du bâtiment à 1 400 euros/m2, la Sem insiste pourtant sur la “rentabilité de l’opération”. Compte tenu de la hausse probable du coût de l’énergie...

SOURCE : www.brefonline.com

mercredi 21 novembre 2007

La climatisation, une arme à double tranchant contre la canicule

La climatisation peut avoir des effets désastreux pour l'atmosphère en accélérant le réchauffement climatique, une situation dénoncée par les spécialistes qui prônent une plus grande rigueur dans la profession.

Les climatiseurs fonctionnent avec des fluides frigorigènes à base d'hydrofluorocarbones (HFC) dont le pouvoir de réchauffement est 2.000 fois plus élevé que celui du CO2, le plus connu des gaz à effet de serre responsables du changement climatique, selon l'Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie (ADEME). Ces fluides doivent donc être utilisés dans des circuits parfaitement étanches pour éviter qu'ils ne s'échappent dans l'atmosphère, et recyclés seulement par des spécialistes déclarés.

Pourtant, la moitié des fluides frigorigènes mis sur le marché sont destinés à compenser des fuites. Il évoque le cas de la « clim » dans les voitures et les garages qui font de la publicité pour vendre des recharges de gaz : soit le circuit du climatiseur est étanche et il n'y a pas de raison d'y introduire une nouvelle charge de fluide frigorigène; soit il n'est pas étanche et il faut réparer la fuite avant toute chose.

Nouvelles règles du jeu

Afin de limiter les émissions de ces gaz à effet de serre, en application du protocole de Kyoto, de nouvelles règles du jeu, plus contraignantes, vont être imposées à la profession de frigoriste. La mise en place de la nouvelle réglementation, qui a fait l'objet d'un décret du ministère de l'Ecologie paru au Journal officiel du 7 mai 2007, devra être achevée au 4 juillet 2009, à l'issue d'une période de transition. Pour intervenir sur une climatisation ou une réfrigération, chaque intervenant devra disposer d'une « attestation de capacité » délivrée par un organisme agréé, certifiant que son personnel est compétent et qu'il dispose de l'outillage adéquat. De plus, il devra faire chaque année auprès de l'Ademe une déclaration des quantités de fluides mis sur le marché et récupérés afin d'assurer la « traçabilité » de ces produits.

Le gouvernement recommande de son côté de ne pas utiliser la climatisation dans les locaux bénéficiant de tels équipements, tant que la température intérieure ne dépasse pas les 26 degrés, selon un décret entré en vigueur le 1er juillet.

L'Ademe souligne également l'intérêt des « solutions architecturales ou des techniques de construction adaptées » au climat. On peut vivre sans clim si le bâtiment est bien conçu. Le réchauffement de la planète se traduira probablement en France par une multiplication par dix du nombre de canicules à partir de 2070, selon les modèles climatiques utilisés par Météo France pour affiner les projections mondiales.

mardi 6 novembre 2007

Les isolants écologiques en plein succès à Batimat

Le marché des isolants dits écologiques ou bio-sourcés - issus de fibres animales, végétales ou de matériaux renouvelables - est en constante progression.

Objets de curiosité lors de leur apparition, les isolants à base de laine de mouton, plumes de canard, chanvre, coton, paille, lin, ouate de cellulose… suscitent aujourd’hui un véritable engouement dans la construction ou la rénovation de bâtiment à haute qualité environnementale. A cela, deux raisons : leur faible impact environnemental (avec une production et un recyclage peu énergivores) et leur étiquette de matériaux sains, non allergènes. Cependant, certains de ces produits nécessitant quand même des adjuvants ou des traitements (généralement à base de sels de bore et de silicates, minéraux non toxiques, pour les fibres animales et végétales) pour assurer leur durabilité et leur résistance au feu, aux insectes, champignons, rongeurs… il est indispensable qu’ils soient testés et évalués pour mesurer, notamment, leur impact sur la santé…

Les fabricants l'ont bien compris. Pour preuve, le nombre croissant d’Avis techniques (une dizaine à l’heure actuelle) et la sortie imminente des premières fiches de déclaration environnementales et sanitaires (FDES). Côté performance thermique, tous ces matériaux (qui se présentent, selon les produits, en vrac, granulés, rouleaux ou plaques souples ou semi-rigides) ont un coefficient de conductivité proche de celui des autres isolants thermiques : de 0,038 à 0,050 W/m.K environ selon le matériau contre 0,023 à 0,050 W/m.K pour les autres isolants. Mais leur coût peut être jusqu’à 30 % supérieur à celui d’un isolant traditionnel. A terme, cependant, la demande en forte hausse devrait participer à une baisse des prix. A noter enfin que désormais ces isolants sont susceptibles de faire l’objet d’une certification Acermi (Association pour la certification des matériaux isolants).

jeudi 25 octobre 2007

Le bâtiment au coeur du Grenelle de l'Environnement

« Une révolution sur les bâtiments neufs publics, qui devront passer à une norme de 50 kWh/m2/an ou devenir à énergie positive, contre 260 aujourd'hui »: Jean-Louis Borloo, Ministre de l'Ecologie, du Développement et de l'Aménagement durables ne cachait pas sa satisfaction en sortant d'une matinée de travail consacrée à la première table ronde du Grenelle de l'Environnement sur le changement climatique.

Les participants auraient conservé pour le bâtiment neuf des objectifs très ambitieux: 50 kWh/m2 en 2010 pour les bâtiments publics, les bureaux et tertiaire; pour les logements individuels et collectifs neufs la cadence est la suivante: THPE (- 20%) en 2010, BBC (Basse consommation, 50 kWh/m2/an) en 2012 et énergie positive en 2020.

Dans le parc non-résidentiel existant publics, un « objectif de performance adapté » est retenu pour 2015. A cette date, aussi devront être effectués les travaux d'adaptation aux handicapés. « Au total, les bâtiments publics de l'Etat, des régions et des administrations – soit 360 millions de m2 – feront l'objet d'un audit énergétique en 2008 et devront se mettre aux normes entre 3 et 5 ans », s'est félicité Jean-Louis Borloo. Il a cité en exemple son ministère où un programme de travaux de 400 000 euros va être mené par Schneider pour ramener la consommation de 240 kWh/m2 à 50. Pour le logement existant, le gouvernement se donne un peu plus de temps puisque l'objectif retenu serait de 80 kWh/m2 en 2020 selon un participant. Toutefois, le relevé de conclusions ne cite pas de date, sauf pour les logements dits « passoires » (2012) et parle de « mise à l'étude d'une obligation de rénovation, distinguant propriétaires occupants et locataires », avec un objectif de performance de l'ordre de B ou C sur l'échelle des diagnostics de performance énergétique (soit 51 à 150 kWh/m2).

Enfin, un texte de loi va être déposé pour lutter contre l'étalement urbain, a assuré le ministre d'Etat

Selon Jean-Louis Borloo, ce programme se traduirait par un besoin de 180.000 emplois par an dans le bâtiment pendant la période, dont 100.000 jeunes à former. Un groupe de travail sera consacré à la formation compte tenu des besoins « massifs » et « urgents » dans le bâtiment. Un autre groupe de travail sera consacré au financement de ces mesures: prêts bonifiés (dont éventuellement le prêt à 0%) pour que « le remboursement ne dépasse pas l'économie d'énergie induite par les investissements ».

Lors d'une intervention, Christine Boutin s'est inquiété de la compatibilité de ce programme avec la nécessité de construire 500.000 logements. Martin Hirsch, Commissaire aux solidarités actives, s'est inquiété aussi du risque de fracture énergétique et du sort réservé aux ménages les plus pauvres, vivant dans des logements souvent de mauvaise qualité.

www.amoes.com

mercredi 24 octobre 2007

Appel à la mobilisation générale pour rénover durablement

Le Club de l’Amélioration de l’Habitat lance un rendez-vous au lendemain du Grenelle de l’Environnement et invite les professionnels à faire un point sur la rénovation durable des logements, dans le cadre du colloque qu’il organise le mardi 4 décembre 2007, à la Maison de la Chimie à Paris.

Ce colloque, sous le titre "La rénovation durable : une urgence énergétique, un défi de société majeur, un enjeu capital pour le secteur du bâtiment" sera présidé par Nathalie Kosciuscko-Morizet (secrétaire d’Etat à l’Ecologie), introduit par Philippe Pelletier (Président de l’Agence nationale de l’habitat), conclu par Alain Maugard (Président du CSTB) et soutenu par l’ADEME.

Sur le plan de l'efficacité énergétique, les travaux entrepris aujourd’hui ne suffisent pas pour répondre aux objectifs gouvernementaux de diviser par quatre les consommations d'énergie d'ici 2050. Les acteurs de la filière doivent donc se mobiliser d'urgence et agir.

Quatre grands thèmes seront abordés :

  • L'émergence de besoins considérables : mesurer pour mieux anticiper
  • Comment solvabiliser la demande de travaux de qualité au-delà des seuils réglementaires ?
  • Aider les particuliers à faire les bons choix de travaux thermiques au bon moment
  • Vers des performances énergétiques ambitieuses : innovations technologiques et mobilisation générale de l'offre

Pour s'inscrire et en savoir plus :

http://www.cah.fr/

mercredi 17 octobre 2007

Coup de pouce aux bâtiments publics économes en énergie

C'est une première en Europe et ça se passe en France : la Banque européenne d'investissement (BEI) vient d'ouvrir un crédit de 350 millions d'euros pour soutenir le financement des projets de construction et de réhabilitation des bâtiments d'intérêt public respectant les normes HQE, HPE, THPE et BBC (Haute qualité environnementale; Haute performance énergétique, Très haute…, Bâtiment basse consommation).

Un accord vient d'être signé par le ministre de l'Economie, du développement et de l'aménagement durables, Jean-Louis Borloo, Philippe de Fontaine Vive, vice-président de la BEI, Charles Milhaud, président du directoire de la Caisse nationale des Caisses d'Epargne en présence de la présidente de l'ADEME, Michèle Pappalardo. Il s'inscrit en effet dans le programme "Haute qualité énergie environnement", conçu en concertation avec l'ADEME.

Réservé aux meilleurs projets

Les bâtiments concernés sont les collèges, crèches, centre sportifs, salle polyvalentes… L'ADEME estime à 400 le nombre de projets. A chacun, le réseau des Caisses d'Epargne et du Crédit Foncier, proposera des crédits adaptés aux besoins spécifiques, à des conditions financières avantageuses. Pour sa part, la BEI prêtera les 350 millions à la caisse d'Epargne, sur 27 ans au taux de 4,8%. Cette méthode, qui existe déjà dans le logement social, le transport durable et le renouvellement urbain, "permet d'investir plus et plus vite", a expliqué Philippe de Fontaine Vive.

Jean-Louis Borloo a demandé à Michèle Pappalardo que ces prêts soient "réservés aux projets de première ligne, c'est-à-dire à énergie positive ou très très basse consommation". "Que les bâtiments publics montrent l'exemple est la moindre des choses. Il n'y a aucune raison que les 80.000 bâtiments publics ne soient pas aux normes", a-t-il ajouté.

lundi 15 octobre 2007

Grenelle de l'environnement : les premières mesures concerneront le bâtiment

Le gouvernement a fixé le programme du Grenelle de l'environnement ainsi que les premières pistes de propositions avec, en tête, le secteur du bâtiment où le consensus est, semble t-il, plus facile à obtenir.

Selon un document de travail provisoire, la table-ronde pourrait se tenir les 24 et 25 octobre – « ou les 25 et 26 », ajoute prudemment le ministère de l'Ecologie - et serait suivie d'un rendez-vous « de présentation » des programmes le 15 décembre. Les mesures arrêtées lors du Grenelle seraient ensuite traduites dans une « loi d'orientation et de programmation présentée au Parlement au premier semestre 2008 ».

Pour le bâtiment, le document de travail provisoire évoque « les principales orientations en discussion » suivantes.

 

I) Bâti neuf : Renforcement de la réglementation à partir de 2015 et durcissement progressif, en vue de la généralisation des bâtiments à énergie neutre ou positive en 2020;

 

- bâtiments publics ou recevant du public : basse consommation en 2015, énergie neutre ou positive en 2020;

 

- tertiaire idem;

 

- logements individuels ou collectifs: basse consommation (50 kWh par m2) en 2015, énergie passive, énergie neutre ou positive en 2020. Deux incitations fortes (prêts bonifiés, crédits d'impôts) pour le développement des bâtiments BBC à énergie positive dès 2008 afin de démarrer la phase d'apprentissage.

 

II) Bâti existant : programme opérationnel de réduction des consommations

 

- bâtiments accueillant du public: engagement de l'Etat à démarrer immédiatement un programme de mise à niveau minimal – label ou réglementation (80 kWh par m2 et énergie diversifiée) dans un délai de 5 ans. Pour les autres bâtiments accueillant du public, modalités à définir avec les autres acteurs publics concernés. Mise en débat des modes de financement

 

- bâti privé : nécessité d'une incitation financière puissante à la mise à niveau minimal d'un label ou réglementation (80 kWh/m2/an) accélérée du parc.

Mise en débat: proposition Pelletier de mise aux normes obligatoire lors de cessions de biens, étude avec le secteur bancaire de tous les modes de financements innovants pour les investissements de remise aux normes (gagés sur les économies d'énergie futures).

 

- Conventions avec les opérateurs du parc HLM en vue d'une mise aux normes accélérées de l'intégralité du parc, en commençant par les 800.000 logements les plus dégradés.

Mise en débat: délais de réalisation (3 ou 5 ans?), négociation des financements bonifiés qu'il sera nécessaire de mobiliser

 

- Programme ANRU réalisés en appliquant par anticipation les niveaux réglementaires futurs (80 kWh), principe d'un financement bonifié.

 

Question communes en débat: filière de formation (...), rôle de l'économique solidaire, structure de suivi des programmes – agence ou comité unique de pilotage...

 

Source : Le Moniteur

lundi 10 septembre 2007

Grenelle de l'Environnement : les professionnels ambitieux pour les logements existants

Le Grenelle de l'Environnement avance en coulisse : fin juillet, Jean-Louis Borloo a demandé aux professionnels de se mettre au travail pour lui faire des propositions sur les logements existants, neufs et l'immobilier tertiaire. Ses collaborateurs ont reçu cette semaine les pré-rapports de deux au moins des trois groupes crées à cet effet.

Dans ces documents, les professionnels se montrent assez ambitieux, privilégiant une action vigoureuse à une démarche par étapes. C'est en particulier le cas pour le parc existant, qui se trouve au cœur du problème du développement durable puisqu'il concerne en France la bagatelle de 30 millions de logements (patrimoines privé et social confondus).

Entre un scénario de progression et un autre de rupture, les professionnels privilégient le second, tout en précisant d'une part qu'il ne peut être mis en œuvre "qu'à la condition que des moyens financiers et humains adaptés soient engagés", d'autre part que c'est au gouvernement de trancher. Il prévoit deux grandes choses :

  • traiter en priorité les logements "passoires" à l'horizon 2012 en leur faisant atteindre au minimum la classe F du DPE (diagnostic de performance énergétique) qui va aujourd'hui jusqu'à G.
  • Porter à 150 kWhep/m2/an (ep pour énergie primaire) en 2020 la consommation énergétique moyenne de l'ensemble du parc existant.

Le groupe de travail (dans lequel ont retrouve plusieurs fédérations du secteur, le CSTB, l'ADEME, la DGUHC…) propose en fin de diminuer la consommation de tous les logements d'au moins 30% tous les 10 ans, ce qui la porterait à 100 kWh en 2030, 70 en 2040 et 50 en 2050.

Au-delà des besoins de la planète, les enjeux économiques sont énormes: l'idée prévaut que le chiffre d'affaires de la partie isolation des travaux d'amélioration de l'habitat passerait de 7 à 8 milliards à 20 milliards en 2020. Et l'ADEME estime à 100 000 au minimum le nombre d'emplois nouveaux rendus nécessaires par l'accélération de la demande en rénovation thermique.

Le parc privé cœur de cible

Restent les moyens mis en face de ces objectifs. Car, comme l'écrivent les auteurs du pré-rapport, le logement privé, qui représente 84% du parc total, constitue quantitativement le cœur de cible de l'amélioration des performances énergétiques du logement en France. On imagine la complexité de l'équation, sachant que 50% des 13,6 millions de logements en collectif sont soumis au statut de la copropriété et que les bailleurs privés et sociaux représentent 47% des logements.

Parmi les 28 propositions faites, on peut noter:

  • Conditionner toute aide publique à la réhabilitation à un niveau minimum de performance et d'émission de GES et moduler les aides en fonction de la performance atteinte. Un prêt à 0% vert serait crée et l'hypothèque rechargeable serait encouragée.
  • Pour éviter une nouvelle fracture énergétique, développer massivement les aides publiques pour les ménages les plus modestes vivant dans des logements passoires
  • Inciter fortement "voire contraindre à partir de 2012, l'intégration des énergies renouvelables dans les travaux d'amélioration énergétique"
  • Imposer aux immeubles collectifs la réalisation d'un DPE bâtiments collectifs à partir de 2012
  • Créer un carnet d'entretien spécifique aux maisons individuelles et enrichir celui du collectif
  • doubler le budget du Prebat consacré au logement existant
  • Réfléchir sur les charges locatives pour prendre en compte les efforts en matière d'économie d'énergie
  • Lever des freins juridiques dans les copropriétés, adapter la distinction entre parties communes/privatives lors de travaux d'amélioration énergétique
  • Indexer la taxe d'habitation sur la performance énergétique du logement

Côté professionnels, un plan massif de formation est prévu : ceux qui s'engageraient dans cette démarche seraient labellisés ; leur regroupement en pôles de compétences transversaux seraient facilités. Des bouquets de travaux seraient crées avec les organisations professionnels afin d'offrir aux ménages des solutions clefs en main. L'assistance à maîtrise d'ouvrage orientée vers le développement durable serait encouragée.

L'Agence nationale pour l'habitat (ANAH), dont le président Philippe Pelletier présidait le groupe de travail, se propose de piloter ce grand plan en faveur du parc existant. Elle organise d'ailleurs le 11 septembre à Paris toute une journée sur le thème de la Réhabilitation durable.

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vendredi 24 août 2007

Pas si chers les bâtiments verts !

Une étude publiée par le Conseil mondial des entreprises pour le développement durable (WBCSD) révèle que les professionnels de la construction surestiment largement les surcoûts liés à la construction de bâtiments respectueux de l'environnement.

Selon l'étude réalisée dans le cadre du projet « Efficacité énergétique des bâtiments » dirigé par Lafarge et United Technologies, la méconnaissance des coûts et bénéfices réels des « bâtiments verts » est un frein majeur à la construction de bâtiments à faible consommation énergétique.

Ainsi, les 1400 professionnels qui ont participé à l'étude évaluent à 17 % les coûts supplémentaires d'un bâtiment à hautes performances énergétiques, soit plus de trois fois le surcoût réel qui n'est que d'environ 5 %. De même, ils estiment que les bâtiments sont responsables de 19 % des émissions de gaz à effet de serre au niveau mondial, alors que ce taux atteint 40 %, soit plus du double.

L'étude révèle également que moins d'une personne interrogée sur sept a participé directement à un projet de construction durable. Le taux le plus élevé est atteint en Allemagne avec 45 %, alors que seulement 5 % des professionnels indiens sont concernés par la construction durable. Parmi les architectes, ingénieurs et prescripteurs, 20 % ont été impliqués dans un projet de construction durable. Enfin, 9 % des utilisateurs (propriétaires et locataires) disent avoir eu affaire au sujet.

Ces chiffres sont issus du rapport « Energy efficiency in buildings : business realities ans opportunities » (Efficacité énergétique des bâtiments : réalités et opportunités), qui rend compte de la première phase du projet lancé sous l'égide du WBCSD.

Basé à Genève, le WBCSD rassemble environ 200 entreprises autour d'un engagement commun pour le développement durable au travers des principes de croissance économique, de respect de l'environnement et de progrès social. Ses membres proviennent de 35 pays et de 20 grands secteurs industriels.

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mardi 31 juillet 2007

Former les architectes et artisans au développement durable pour préparer l’architecture de demain

Construire durable, en maîtrisant les aspects techniques et environnementaux des bâtiments, mais aussi les aspects économiques, sociaux et culturels, est une nécessité qui ne pourra se faire jour que si les bâtisseurs de demain possèdent cette maîtrise. La formation est donc un élément essentiel de la politique de développement durable que doit mener notre pays.

Les architectes prennet conscience de cette donnée. Ainsi l’Ordre des architectes a-t-il annoncé que la formation continue des professionnels deviendrait obligatoire dès 2008 et a pris l’engagement d’accompagner la formation des jeunes architectes, lors de leur période d’habilitation à l’exercice de la maîtrise d’oeuvre.

Mais afin de franchir une étape supplémentaire, il faut faire un effort renforcé dans le cursus proposé par les écoles d’architecture formant les futurs diplômés. L’urgence qu’il y a à approfondir l’apprentissage au développement durable des futurs professionnels en est une justification supplémentaire et incontournable. Le constat est identique pour les métiers de l’artisanat liés au bâtiment.

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mercredi 27 juin 2007

Un bâtiment à Energie positive à Dijon

L'agence d'architecture Arte Charpentier devrait livrer fin 2008 sur la ZAC Clemenceau de Dijon le siège social d'Elithis, société d'ingénierie climatique et électrique de 60 salariés. Objectif commun : faire de cet immeuble de bureaux de dix niveaux 5.000 m2 le bâtiment tertiaire à énergie positive le plus performant de France.

Pour permettre à l'édifice de produire plus d'énergie qu'il n'en consomme, plusieurs dispositifs sont mis en place. Tout d'abord ceux qui limitent les consommations : l'éclairage des bureaux par des luminaires de types tubes fluorescents, dont le rendement et la durée de vie sont dix fois supérieurs aux lampes incandescentes ; ou encore le rafraîchissement des locaux par un système de "free-cooling", c'est-à-dire l'utilisation d'air ambiant ou d'eau pour refroidir un produit dans un échangeur sans devoir employer une machine thermodynamique.

Du côté des dispositifs producteurs d'énergie, citons : les panneaux photovoltaïques intégrés à la couverture plane du bâtiment, qui assurent une grande partie des besoins électriques (74.000 KW/an) ; ou encore la chaudière bois à granulés qui apporte une source de chaleur de manière renouvelable. Facteur complémentaire important : le type de menuiserie extérieur est composé d'un double vitrage argon à isolation thermique renforcé avec un faible facteur solaire. A noter enfin que pour sensibiliser l’ensemble des usagers du bâtiment, une charte environnementale sera signée afin de les encourager à respecter les recommandations environnementales et les objectifs de consommation.

Source :

LE MONITEUR

mardi 8 mai 2007

Le potentiel d'économie d'énergie du secteur du bâtiment confirme par un rapport du PNUE (Programme des Nations Unies pour l'environnement)

Dans un récent rapport du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) intitulé « Bâtiments et Changement Climatique : Etat des lieux, Enjeux et Opportunités », l'organisation internationale démontre qu'une combinaison appropriée de réglementations gouvernementales associée à un plus grand usage des technologies de réduction de la consommation d'énergie et à des changements de comportements peuvent considérablement réduire les émissions de dioxyde de carbone (CO2) du secteur du bâtiment et les impacts du réchauffement climatique.

Pour convaincre, le rapport se base sur la situation de l'Europe. Le rapport soutient que plus de 20% de la consommation d'énergie et plus de 45 millions de tonnes de CO2 par an pourraient être évitées d'ici 2010 par la mise en œuvre de normes plus ambitieuses pour les bâtiments existants et neufs.

Au niveau mondial, le rapport estime, avec prudence, que le secteur de la construction pourrait éviter l'émission de 2 milliards de tonnes de CO2 grâce à une politique d'efficacité énergétique plus agressive soit près de trois fois le volume de réduction prévu par le Protocole de Kyoto.

Au cours du cycle de vie d'un bâtiment, la majorité de l'énergie est consommée durant la phase d'utilisation. Autrement dit, lorsque l'énergie est utilisée pour chauffer, climatiser, éclairer, cuisiner, ventiler,... Alors utilisons de façon accrue l'amélioration de l'isolation de l'enveloppe du bâtiment, l'isolation thermique, l'énergie solaire, l'orientation solaire, la ventilation naturelle, les matériaux de construction recyclables, les équipements électriques plus efficaces sans oublier de sensibiliser les habitants.

Dans les pays développés, le principal défi consiste à réduire les émissions essentiellement des bâtiments existants alors qu'en Chine ou près de 2 milliards de mètres carrés sont construits chaque année, le défi consiste à passer directement à l'utilisation de solutions de construction plus efficaces en énergie.

En France, rappelons que le secteur de la rénovation bénéficie d'une toute nouvelle réglementation thermique spécifique à son secteur à travers le décret n° 2007-363 du 19 mars 2007. Ainsi, à compter du 1er novembre prochain, tous les travaux de rénovation devront aboutir au respect d'un seuil d'exigence qui sera fixé prochainement. Cette disposition concernera l'enveloppe du bâtiment, le chauffage, la production d'eau chaude sanitaire, le refroidissement, les équipements d'énergie renouvelable, la ventilation et d'éclairage des locaux.

Dans le cas de la rénovation d'un bâtiment d'une surface supérieure à 1.000 m2* et dont le coût des travaux est supérieur à 25% de sa valeur, le maître d'ouvrage devra améliorer sa performance énergétique en réalisant une étude de faisabilité technique et économique des diverses solutions d'approvisionnement en énergie pour le chauffage, la ventilation, le refroidissement, la production d'eau chaude sanitaire et l'éclairage des locaux. Cette étude devra examiner par exemple le recours à l'énergie solaire et aux autres énergies renouvelables ou encore le raccordement à un réseau de chauffage ou de refroidissement collectif ou urbain. L'étude devra présenter tous les avantages et les inconvénients de chacune des solutions et justifier le choix effectué par le maître d'ouvrage. Cette obligation sera en vigueur à compter du 1er avril 2008.

Par ailleurs, pour tout permis de construire déposé à compter du 1er janvier 2008 dans le cadre d'une construction de bâtiment nouveau ou de partie nouvelle de bâtiment dont la superficie est supérieure à 1.000 m²*, le maître d'ouvrage devra également réaliser l'étude de faisabilité.

Les modalités d'application de ces nouvelles exigences thermiques et énergétiques seront précisées prochainement dans plusieurs arrêtés.

Pour en savoir plus :

www.energiepositive.info

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lundi 7 mai 2007

Geoxia va lancer une offre de maison à basse consommation d'énergie

C'est un signe fort que vient d'adresser au marché le numéro un français de la maison individuelle. En juin, Geoxia dévoilera le premier modèle d'une maison à basse consommation d'énergie. Labellisé Effinergie, ce prototype sera ensuite produit de façon industrielle en filière sèche acier-béton et commercialisé sous la marque Maison Phénix.

Conformément au label français, cette maison devrait consommer au maximum 50 kWh/m2.an (à moduler selon les zones climatiques d'un facteur 0,9 à 1,3).

Le surcoût de cette maison sera d'environ 15%. Outre les économiques quotidiennes réalisées, l'obtention du label Effinergie apportera des avantages tels que la réduction de taxes foncières, l'extension de coefficient d'occupation des sols...

Pour atteindre cet objectif « basse consommation », le constructeur a rassemblé un ensemble d'éléments constructifs innovants ou existants : isolation très performante, réduction des ponts thermiques, ventilation mécanique et équipements de chauffage et de régulation performants, énergies renouvelables.

Cette maison sera également conforme à la marque NF-Maison individuelle et s'inscrira dans une démarche HQE®. Geoxia met déjà la disposition de ses clients des « packs options HQE® » qui intègrent des récupérateurs d'eau de pluie, des plafonds rayonnant chauffant, des panneaux solaires intégrés dans la toiture ou encore des dalles de béton fibré bois qui les rendent à la fois plus légères et plus isolantes.

Geoxia compte beaucoup sur l'industrialisation pour réduire les coûts de ces équipements.

Le développement de l'industrialisation va également permettre à Géoxia de faire face aux problèmes de pénurie de personnel dans le secteur traditionnel du bâtiment. L'industrialisation des systèmes constructifs répondra aussi à de nouveaux marchés comme celui de la maison à ossature bois.

Le constructeur va ainsi lancer à la rentrée prochaine une offre de maison bois industrialisée avec sa marque haut de gamme Maison Catherine Mamet.

Pour en savoir plus :

http://www.maisonsphenix.com/

Pour toutes demandes d’informations complémentaires, n’hésitez pas à nous contacter par mail à contact@amoes.com

www.amoes.com

jeudi 19 avril 2007

www.energiepositive.info, Amoes lance son site sur les bâtiments à énergie positive

Ce site est consacré à la diffusion des connaissances sur les procédés et technologies mises en oeuvre dans le domaine des bâtiments à énergie positive. Il a pour vocation la promotion de ces bâtiments.
Un bâtiment à énergie positive est un bâtiment qui produit plus d'énergie qu'il n'en consomme. Concevoir un tel bâtiment se fait en deux temps. Il convient tout d'abord de réduire les besoins de chaleur, de froid et d'électricité : pourquoi ?, comment ? Puis il s'agit de subvenir aux besoins restants par des énergies renouvelables locales.

Pour en savoir plus :

www.energiepositive.info

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www.amoes.com


jeudi 5 avril 2007

Le label Effinergie est officiellement lancé

À l'occasion de la 3e édition des Rencontres énergivie et du 1er salon du Bâtiment Econome en Energie, qui se sont tenus à Mulhouse du 27 au 30 mars, le label Effinergie a été lancé, par l'association éponyme. Regroupant des collectivités locales, des banques et des acteurs de la filière du bâtiment, l'association à but non lucratif Effinergie a pour objectif la promotion des constructions à basse énergie, soit des bâtiments consommant 50% d'énergie en moins par rapport à des constructions conventionnelles.

L'enjeu est donc de taille. Actuellement, la consommation d'énergie en France pour le chauffage atteint en moyenne 180 à 200 kWh/m2/an. La nouvelle réglementation thermique 2005 fixe à environ 85 kWh/m2/an la consommation maximum de chauffage des logements neufs. Mais l'association Effinergie veut aller plus loin avec ce label « bâtiment basse consommation ». En effet, ce dernier certifiera des bâtiments consommant moins de 50 kWh/m2 par an pour les nouvelles constructions et moins de 80 kWh/m2 par an pour les rénovations et réhabilitations. Il est prévu que ces exigences soient déclinées et différenciées entre les types de bâtiment d'une part, et selon les zones climatiques d'autre part pour tenir compte des spécificités régionales. Le label se basera sur le référentiel développé par l'association Effinergie dans le cadre du Programme de recherche et d'expérimentation sur l'énergie dans les bâtiments (PREBAT).

Ce label veut être l'équivalent des labels allemands et suisses PassivHaus et Minergie. Mais de nombreux points doivent encore être précisés notamment sur l'articulation de ce label français avec les labels HPE et THPE et avec ses homologues allemands et suisses : les bâtiments construits selon les labels voisins seront-ils systématiquement reconnus par le label Effinergie et inversement ? La question est d'autant plus importante qu'il serait envisagé de faire bénéficier les propriétaires de bâtiments économes d'une exonération de taxes foncières. Ces questions et bien d'autres devraient trouver réponses dans un arrêté à paraître courant 2007.

Pour en savoir plus sur les bâtiments à Energie Positive :

http://www.energiepositive.info

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mardi 3 avril 2007

Une Tour à Energie Positive à Paris La Défense ?

Comme nous le savons le secteur du bâtiment, est responsable d’environ 42 % de la consommation d’énergie en France et de 20 % des émissions de gaz à effet de serre... Trop, à l’heure où la France s’est engagée à diviser par 4 ses émissions d’ici à 2050.

Une mouvance s’est lancée sur les exemples allemands ou suisse de bâtiments à faible consommation d’énergie et les immeubles à énergie positive (ils produisent plus d’énergie qu’ils n’en consomment). Les organismes de certification Habitat et Environnement fleurissent : Certivea, Cequami, Cerqual... Déjà, Bouygues Immobilier a décidé de faire viser toutes ses constructions.

Paris-la Défense est en train de préparer une rafale de tours de grande hauteur particulièrement séduisantes. Citons pour les plus folles, la Tour Phare signée du californien Thom Mayne (cf image ci-dessus). En 2012, avec 300 m de haut, ce sera la tour la plus haute de France. Commanditée par Unibail-Morphosis, sa conception est très environnementale. Des éoliennes situées au sommet fourniront même une partie de l’électricité nécessaire aux 130 000 m2 de bureaux. En 2010, l’agence Valode et Pistre, devrait faire sortir de terre la Tour T1, mais aussi la Tour Generali, frisant les 300 m de haut. Des panneaux voltaïques et panneaux régulateurs de chaleur fourniront l’eau chaude aux 90 000 M2 de bureaux. Le cône cachera de grandes turbines productrices d’électricité.

Lançons l’idée, pourquoi ne pas faire demain une Tour à Energie positive à la Defense ?

Pour en savoir plus :

http://www.energiepositive.info

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mercredi 28 mars 2007

Quelle maison individuelle demain ?

Chaque année, plus de deux cent mille familles posent leur première pierre. Sur le plan technique, les maisons d'aujourd'hui ont divisé par deux en un peu plus de trente ans leurs niveaux de consommation énergétique. En moyenne, le budget énergie d'une maison conforme à la nouvelle réglementation thermique, la RT 2005, atteint le millier d'euros par an, soit deux fois moins que pour une maison bâtie en 1974. La plupart des constructeurs proposent aujourd'hui des modèles dont les performances sont nettement supérieures à celles imposées par la RT 2005.

Pour le constructeur, c'est une question de survie. La maison individuelle, comme tous les autres secteurs du bâtiment, doit en effet relever le défi des économies d'énergie et du développement durable. Les constructeurs n'ont pas d'autre choix que d'anticiper les prochaines réglementations thermiques, qui verront le jour en 2010, 2015 et 2020. Du coup, ils développent de nouvelles façons de construire. La filière sèche, sans ciment, gagne du terrain. De plus en plus de maisons sont bâties avec des briques Monomur, des blocs de pierre ponce ou du béton cellulaire. Et les maisons en ossature bois ou métal sont en pleine expansion.

Reste que le secteur est encore loin des maisons à énergie positive, qui fabriquent plus d'énergie qu'elles n'en consomment. Et pour cause: «Le marché du développement durable doit se généraliser tout en restant accessible au plus grand nombre. C'est pourquoi nous avons souhaité ne pas pousser au maximum les règles de la NF HQE. Quant un avion est trop chargé, il ne décolle pas», explique Alain Maugard, président du Centre scientifique et technique du Bâtiment, l'un des promoteurs de cette certification. Ainsi, les surcoûts apparaissent comme relativement faibles. «Une maison certifiée NF HQE coûte 6000 à 8 000 euros de plus qu'une construction classique de surface et d'architecture semblables», constate Roland Germain, PDG de Geoxia, le premier constructeur français.

Le constructeur jurassien Maisons Moyse s'est distingué par la création d'une maison particulièrement innovante. Ce projet répond au nouveau label Effinergie, mis en place par le gouvernement. Il permet de proposer une maison à très basse consommation : 45kWh/m2/an tout compris, alors que les maisons conformes à la RT 2005 consomment en moyenne 85kWh/m2/an. Le prix : 365 000 euros en version 235 m2 et 60 m2 d'annexes, 250 000 euros en version 160 m2.

Le prix, justement, c'est un sujet qui compte. Le pouvoir d'achat des acquéreurs est mis à mal par l'inflation foncière et l'envolée des coûts de construction. Il faut donc gagner en productivité. Et proposer des maisons spécialement adaptées aux ménages modestes. Les modèles dits d'entrée de gamme, conformes aux dernières normes techniques, démarrent à 70 000 euros hors terrain.

Si la maison individuelle a su relever les défis de la qualité et du développement durable, elle doit faire face à un autre enjeu, au moins aussi important : son intégration dans les paysages. 66% des maisons sont bâties à la campagne et dans les agglomérations de moins de 30 000 habitants. Un mouvement qui va à contre-courant des dernières tendances en matière d'urbanisme. Elus et autres décideurs souhaitent en effet reconstruire la ville sur la ville et privilégier la densification urbaine, pour notamment accroître l'offre de logements et limiter les surcoûts en termes de création et d'extension des réseaux de transports ou de viabilisation des fonciers. Il s'agirait également d'économiser les surfaces et de protéger l'environnement. Au risque de décevoir des Français, très attachés au mode de vie que leur offre la maison individuelle. Une question centrale apparaît alors : à quoi cela servirait-il de vivre dans une maison écolo s'il faut prendre sa voiture pour aller travailler ?

Pour en savoir plus :

http://hebdo.nouvelobs.com/p2211/dossier/a336561.html

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lundi 19 mars 2007

Effinergie : Un nouveau label pour les chantiers ?

 

 

 

 

 

 

 

En France, les bâtiments publics et privés sont, du fait du CO2 qu'ils émettent, la deuxième source de pollution atmosphérique, juste derrière les transports. 30 millions de logements rejettent chaque année dans l'atmosphère 100 millions de tonnes de CO2, en progression de plus de 15% depuis 1990 pour des raisons d'isolation insuffisante ou de chauffage mal adapté. Par conséquent, le secteur du bâtiment est une source de gaspillage énergétique majeure et constitue de ce fait un énorme gisement potentiel d'économies d'énergie.

L'enjeu est de taille. Actuellement, la consommation d'énergie en France pour le chauffage atteint en moyenne 180 à 200 kWh/m2/an. La nouvelle réglementation thermique 2005 fixe à environ 85 kWh/m2/an la consommation de chauffage des logements neufs.

L'association Effinergie veut aller plus loin à l'image des démarches Minergie développée en Suisse et Passivhaus en Allemagne en développant un référentiel français de performance énergétique des bâtiments neufs ou existants. Les seuils de performances à atteindre selon ce standard sont très supérieurs aux labels HPE et THPE ! Plusieurs niveaux de certification sont envisagés, avec un minimum pour y avoir droit qui pourrait se situer pour les logements neufs aux alentours de 50 kwh/m²/an et de 80kwh/m2 pour la rénovation.

Un objectif ambitieux pour Effinergie serait d'atteindre en quelques années 10 à 12 % des constructions neuves, ce qui serait susceptible en outre de créer plus de 100 000 emplois nouveaux durables et non délocalisés, autre enjeu majeur.

Les 10 membres fondateurs d'Effinergie : Région LanguedocRoussillon et le CEFIIM, Région Franche Comté et AJENA, Région Alsace, Rhônalpenergie-Environnement (RAEE), Collectif Isolons la terre contre le CO², Groupe Banque Populaire, Caisse des dépôts et consignations, CSTB.

Pour en savoir plus :

http://www.effinergie.org

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