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L'Energie_Enjeu de demain

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mardi 8 juillet 2008

Faire face au 3ème choc pétrolier

Face à la brusque augmentation de la demande des pays émergents et à l’insuffisance de la production pétrolière ; le cours du brut ne cesse d’augmenter depuis des années.

La situation peut rappeler les chocs pétroliers des années 70, de part le contexte : de même qu’à l’époque, les faibles prix des matières premières ont entraîné peu d’investissements et les stocks sont faibles. Les contre-mesures sont donc limitées pour réagir face à l’augmentation des prix.

Toutefois, on assiste maintenant à un choc de demande (notamment avec la poussée des pays émergents, la Chine et l’Inde en tête) et non plus un choc d’offre comme en 1973 et 1979. Alors que la demande gonfle et que l’offre reste insuffisante, le prix est le seul à pouvoir varier.

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mercredi 2 juillet 2008

La lutte contre le changement climatique nécessitera une rupture dans l'économie actuelle

Novembre 2006, le rapport de l'ancien économiste de mondiale Nicolas Stern donne un nouvel éclairage sur les conséquences économiques du changement climatique: les conséquences du changement climatique pourraient coûter 5% du PIB mondial chaque année, dès maintenant et indéfiniment, et les dommages collatéraux pourraient même porter ce coût à 20% du PIB mondial, voire plus. Autrement dit, l'inaction face au changement climatique pourrait coûter 5.500 milliards d'euros à l'économie mondiale et constituerait ainsi la plus grande faillite de l'économie de marché que le monde n'ait jamais connue.

La situation actuelle est urgente : pour limiter de 2°C le réchauffement global de la planète, il faut que nos émissions totales de CO2 pour le 21e siècle n'excédent pas 1400 gigatonnes soit 14 Gt par an, or actuellement on en est déjà à 28 Gt par an. C'est la raison pour laquelle il faut réduire de 50% les émissions de CO2 d'ici 2050. C'est quelque chose qui va devoir nous engager dans une transformation de société car on a aucune chance avec les schémas de production, les instruments financiers et les partenariats actuels.

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samedi 31 mai 2008

Pétrole, offre et demande : Le peak oil est-il déjà atteint ?

La consommation explose dans les pays émergents (Inde, Chine, Golfe persique…) alors que le marché mondial se pose des questions quant aux stocks réels d’or noir. Les puits géants d’Arabie Saoudite, de Chine, de Russie et d’Irak réveillent la nostalgie d’une époque qui touche à sa fin. Ces facteurs pèsent actuellement lourd sur le prix du brut qui culmine en ce moment à 130$.

Les prévisions sur la production à venir publiées à l’automne par l’Agence Internationale de l’Energie (AIE) ne vont pas détendre les marchés. Sur la base d’informations recueillies auprès de compagnies pétrolières ou para-pétrolières, d’experts et de pays producteurs, l’organisme de défense des intérêts des pays riches industrialisés (ONG américaine…) est en train de revoir à la baisse la production attendue en 2030. On voit bien la différence entre les domaines où la vision à long terme n’existe pas et le domaine pétrolier où on en est déjà à prévoir la production journalière en 2030…

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lundi 19 mai 2008

Les concentrations en GES actuelles sont sans précédent sur les 800.000 dernières années

Grâce aux travaux du projet EPICA, des chercheurs ont pour la première fois reconstitué l'évolution des teneurs en dioxyde de carbone et en méthane dans l'atmosphère sur 800.000 ans. Résultat, les teneurs actuelles n'ont jamais été aussi élevées.

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jeudi 15 mai 2008

La filière du bois énergie en développement

Souvent associé à une époque révolue ou à une notion d’agrément, le chauffage au bois est de nouveau d’actualité depuis quelques années. Le contexte de hausse durable du prix du pétrole et des énergies associées (fuel, gaz) n’y est pas étranger. Sans oublier l’intérêt écologique puisque le bois est une source d'énergie renouvelable qui est amenée à se développer dans le cadre du respect des engagements européens et français en termes d’émissions de gaz à effet de serre.

Quels sont les secteurs propices au développement de ce mode de chauffage? Quels sont les enjeux et les objectifs de cette filière? Elements de réponse...

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lundi 5 mai 2008

Toutes les ambitions du Grenelle dans un projet de loi

Le ministre de l’Ecologie, Jean-Louis Borloo, vient d’achever son projet de loi du Grenelle de l’environnement qui va être soumis au parlement avant l’été. Les grands axes concernent la réduction de la consommation énergétique des bâtiments existants de 38% d’ici 2020 et le développement des transports en communs. Découvrez dans le détail les principales mesures.

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mardi 29 avril 2008

Quelles énergies, émissions de CO2 et tensions possibles dans le futur ?

Chacun a sa propre approche des questions énergétiques : le consommateur final veut une énergie disponible et peu coûteuse, le citoyen veut des énergies accessibles au plus grand nombre, qui ne dégradent pas l’environnement et laissent une situation viable aux générations futures, et chaque individu, comme d’ailleurs chaque décideur politique, compose au mieux entre ces deux positions. EDF R&D a construit un modèle (« Mescalito ») qui évalue la soutenabilité physique des évolutions possibles du monde énergétique. Ce modèle rapproche des scénarii mondiaux de demande  énergétique, et des politiques d’offre réalistes. Il calcule les quantités physiques de chaque énergie primaire nécessaires année après année et les confronte aux raretés éventuelles. Le modèle gère alors les éventuelles substitutions entre énergies et évalue les dates des possibles tensions, ainsi que les émissions de CO2.

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lundi 14 avril 2008

La décennie a venir sera cruciale pour stabiliser le climat

Stabiliser le climat sera beaucoup plus ardu que prévu, et les initiatives de réduction des émissions de gaz à effet de serre prises dans la décennie à venir seront cruciales. Elles détermineront s’il est possible ou non d’éviter une « interférence humaine dangereuse » avec la machine climatique, c'est-à-dire s’il est possible de maintenir une teneur atmosphérique en dioxyde de carbone inférieure à 550 ppm (contre 280 avant l’ère industrielle et 380 aujourd’hui). Or nous ne sommes pas partis pour ce scénario. Les émissions anthropiques mondiales de CO2, ont ainsi crû, entre 2000 et 2006, à un rythme annuel d’environ 3%. Or, cette tendance va lourdement s’accentuer dans les prochaines années. Que faire ?

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jeudi 10 avril 2008

La France loin d'atteindre ses objectifs energetiques ?

Dans une étude prévisionnelle, la Direction générale de l'énergie et des matières premières (DGEMP) indique qu’à l’échéance 2030 la France ne devrait pas remplir les objectifs de sa politique énergétique. En particulier, les importations de gaz devraient pratiquement doubler en 2030.

Publié par la DGEMP, ce scénario de référence, que la France élabore tous les quatre ans pour l'Agence internationale de l'énergie, a pour objectif de représenter ce que deviendrait la situation énergétique de la France si aucune politique ou mesure nouvelle, autre que celles déjà en place ou décidées au 1er janvier 2008 (donc, en particulier, avant mesures issues du « Grenelle de l’environnement »), n’était prise affectant cette situation (ni pour l’améliorer, ni pour la dégrader).

« Par plusieurs aspects (sécurité d’approvisionnement, émissions de CO2, efficacité énergétique, etc.), il est clair que le scénario de référence proposé dans le présent exercice n’est pas celui qui permettrait de satisfaire les objectifs de la politique énergétique française », commente la DGEMP dans son rapport.

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samedi 22 mars 2008

Le prix du gaz pour les particuliers pourrait augmenter de 1,5 % en juillet

La Commission de régulation de l'énergie (CRE) a proposé une hausse de 5,6 % des tarifs d'utilisation des réseaux de distribution du gaz au  1er juillet 2008, ce qui aurait pour effet d'augmenter les prix réglementés pour les particuliers, fixés par l'Etat, de 1,5 %. En effet, les frais d'utilisation des réseaux de Gaz réseau distribution France (GRDF), filiale de Gaz de France, par les fournisseurs de gaz comme Gaz de France et Poweo, constituent l'une des composantes du tarif réglementé de vente qui s'applique à tous les consommateurs.

La commission de régulation souhaite que la hausse de 5,6 % ne soit pas suivie, durant quatre ans, d'autres augmentations que celles qui seraient calculées chaque 1er juillet en fonction de l'inflation. Dans un courrier adressé en juillet à la CRE, Gaz réseau distribution France avait estimé qu'une hausse de 11,7 % du tarif était nécessaire pour couvrir ses coûts, à partir du 1er janvier 2008.

L'Etat, qui « a engagé une consultation auprès des parties prenantes », doit rendre sa décision « d'ici le 28 avril » sur ce tarif, a précisé vendredi GDF. La proposition de hausse de 5,6 % de la CRE doit s'appliquer si l'Etat ne se prononce pas d'ici cette date.

La dernière hausse des tarifs du gaz pour les particuliers date de janvier. Elle était de 4 %.

jeudi 20 mars 2008

Etat de la planète : l'OCDE appelle à une action urgente !

Suppression des subventions aux énergies fossiles, introduction d'une taxe carbone ou promotion de l'éco-innovation. Voici quelques mesures qui permettraient selon l'OCDE, de répondre aux quatre principaux défis : climat, biodiversité, eau et santé.

Selon des projections économiques et environnementales publiées par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), les émissions mondiales de gaz à effet de serre progresseront de 37 % d'ici à 2030 et de 52 % d'ici à 2050 si les pouvoirs publics n'adoptent pas de mesures nouvelles. Les chiffres mentionnent en outre que les décès prématurés dus à l'ozone troposphérique pourraient avoir quadruplé dans le monde en 2030 et que 4 milliards de personnes vivront dans des zones touchées par un stress hydrique prononcé à la même date. Côté biodiversité, un nombre considérable d'espèces animales et végétales vont probablement disparaître, en grande partie sous l’effet du développement des infrastructures et de l’agriculture, ainsi que du changement climatique. La liste est longue et les projections ne sont pas rassurantes.

Pourtant selon l'OCDE, les actions à mener à l'échelle mondiale pour faire face aux principaux défis environnementaux - changement climatique, appauvrissement de la biodiversité, manque d'eau et risques pour la santé humaine - sont réalisables et d'un coût abordable, notamment si on les met en regard de la croissance économique prévue et des coûts et des conséquences de l'inaction, a estimé Angel Gurría, la Secrétaire général de l'OCDE, à l'occasion de la sortie de la publication « Perspectives de l'environnement de l'OCDE à l'horizon 2030 ».

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lundi 10 mars 2008

Un prix du baril du pétrole destiné à augmenter ?

Avec un environnement économique et politique qui se dégrade, les réserves prouvées l’an dernier ont baissé de 6% et sont tombées à 10,4 milliards de barils (12 ans de production au rythme actuel).

Les investissements – souvent équivalents au bénéfice annuel (16,1 milliards de dollars pour Total en 2007 en progression de 8 %) – ne se traduisent pourtant pas par une hausse de la production tant les contraintes sont fortes. Une partie de ces sommes est absorbée par l'envolée des coûts des projets, comme à Sakhaline (Russie) ou à Kashagan (Kazakhstan). ExxonMobil a augmenté ses investissements de 40 % en trois ans pour voir sa production reculer de 1 % en 2007. En 2007, Total a dû ramener de 5 % à 4 % sa prévision de hausse de la production annuelle moyenne sur la période 2006-2010.

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lundi 25 février 2008

La forêt française se métamorphose sous l’effet du changement climatique

Pour faire face au changement climatique, la forêt de Caillebert de 250 hectares, dans la Sarthe est devenue un laboratoire de l'adaptation aux effets du réchauffement. A cause de la pauvreté de ses sols sableux, des essences réputées résistantes y ont été introduites depuis longtemps.

Le changement climatique agit de façon paradoxale sur les arbres. D'un côté, la teneur plus élevée de CO2 dans l'atmosphère stimule leur croissance, de l'autre, le manque d'eau lié aux fortes chaleurs estivales met en péril leur survie. Pour anticiper les effets du réchauffement, les forestiers s'appuient sur les scénarios du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC), complétés par les travaux menés plus localement par Météo France ou l'Institut national de recherche agronomique (Inra). Selon leurs prévisions, l'avenir des arbres français se jouera après 2050, quand la fréquence des canicules augmentera.

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jeudi 21 février 2008

Plus d'éoliennes, pas moins de CO2 ?

Le développement de l'éolien est incontestablement une bonne affaire pour les communes comme pour les entreprises qui s'y emploient. Bien que l'électricité produite par le vent soit actuellement parmi les plus coûteuses, sa rentabilité est assurée par une taxe prélevée sur les factures de tous les abonnés. L'objectif est précisément d'encourager la croissance de cette énergie renouvelable.

Mais ce qui est bon pour les communes et pour les entreprises l'est-il pour la collectivité ? Les éoliennes sont-elles un moyen efficace de lutter contre le changement climatique ? La réponse semblait évidemment oui. Jusqu'à la publication d'une étude réalisée par la Fédération environnement durable, rassemblant des associations opposées aux éoliennes, qui jette un pavé dans la mare (voir http://environnementdurable.net).

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mardi 5 février 2008

Le réchauffement climatique de la planète entraine une « désertification » croissante des océans

La hausse des températures des eaux de surface empêche la remontée des nutriments qui alimentent le plancton végétal. Or, celui-ci constitue la base de la chaîne alimentaire océanique.

Des océanographes menés par Jeffrey Polovina (National Oceanic and Atmospheric Administration, NOAA) ont dressé la carte des grands déserts océaniques et, surtout, sont parvenus à en déterminer l'évolution depuis une décennie.

Leurs travaux montrent une progression rapide de ces zones biologiquement peu actives. Depuis 1998, ces « déserts » ont gagné environ 6,6 millions de km2, soit douze fois la superficie de la France métropolitaine. Sous l'influence du changement climatique en cours, l'accroissement des zones stériles de l'océan est prévu par la théorie. Mais la cadence observée est « considérablement supérieure aux prévisions des modèles récents », écrivent les chercheurs.

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jeudi 10 janvier 2008

La Terre est entrée dans une nouvelle ère géologique

La Terre est entrée dans une nouvelle ère géologique : l'anthropocène. Ce néologisme a été proposé par le Néerlandais Paul Crutzen, Prix Nobel de chimie (1995), pour décrire l'impact croissant de l'humanité sur la biosphère. Cet âge a, selon lui, débuté autour de 1800, avec l'avènement de la société industrielle, caractérisé par l'utilisation massive des hydrocarbures. Depuis, la concentration atmosphérique en dioxyde de carbone produit par leur combustion n'a cessé d'augmenter. L'accumulation de ce gaz à effet de serre contribue au réchauffement de la planète.

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vendredi 4 janvier 2008

Un objectif de 11 millions d'appareils de chauffage performants au bois en 2020 sans augmenter le prélèvement sur la ressource ?

Les 27 l'Union Européenne ont pris l'engagement collectif de faire passer la part des énergies renouvelables dans la consommation totale d'énergie (dite énergie primaire) de 8 à 20% d'ici à 2020. Toutefois sous l’impulsion de la France, pays le plus nucléarisé d’Europe, cet objectif global se fera avec une approche différenciée par pays pour tenir compte de certaines spécificités nationales : une répartition des charges sera négociée de manière séparée.

D’après le Syndicat des Energies Renouvelables (SER), pour atteindre cet objectif cela suppose une croissance accélérée et nécessite de tripler la capacité de production pour parvenir à l'objectif européen. À cette fin, il conviendra selon lui de développer l'éolien, reconsidérer l'hydraulique à la hausse et développer le solaire photovoltaïque et la chaleur collective - eau chaude et chauffage - d'origine forestière et de la biomasse en général.

S'agissant de chauffage domestique au bois, le SER estime que la France peut passer de 5,6 millions d’appareils de chauffage performants au bois en 2006 à 11 millions d’appareils en 2020 sans augmenter le prélèvement sur la ressource.

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mardi 27 novembre 2007

Energie renouvelable: des objectifs nationaux fonctions du PIB

Les pays riches de l’UE pourraient être obligés de fournir plus d’efforts que les autres pour atteindre 20% de production d’énergie d’origine renouvelable d’ici 2020. Lors de l’adoption de cet objectif, en mars 2007, certains pays avaient rechigné devant l’effort à fournir pour l’atteindre. Actuellement, la part du renouvelable dans la production énergétique est de 8,5% pour l’UE à 27. Comment répartir l’effort en ne froissant personne? La Commission européenne souhaite deux hausses de la part du renouvelable dans la production énergétique, chacune de 5,75%. La première hausse sera exigée de tous les Etats membres, quelles que soient leurs capacités de production. Quant à la seconde hausse, elle sera répartie entre les pays membres selon leur PIB. Ensemble, ces deux hausses égalent 11,5%, ce qui correspond à la part de renouvelable manquante pour atteindre l’objectif de 2020.

Le but de cette stratégie est d’atteindre l’objectif de 20%, tout en tenant compte des capacités financières limitées des pays de l’ex-bloc soviétique. Mais quid de pays déjà performants en matière d’énergies renouvelables, telle la Suède, qui en produit 40% sur son territoire ? La Commission envisage d’établir un marché de quotas d’énergie renouvelable calqué sur le système européen d’échange de quotas de CO2. Ainsi, des pays comme  le Luxembourg, riche mais produisant peu d’énergie d’origine renouvelable, pourrait acheter des quotas virtuels d’énergie propre, produits et consommés dans leur pays d’origine et garantis renouvelables.

Le projet de directive, présenté en même temps que le paquet de mesures législatives dites «climat et énergie», le 23 janvier prochain, instaurera aussi sans doute un plan pour augmenter la part des énergies renouvelables secteur par secteur.

jeudi 22 novembre 2007

Le 4e rapport de synthèse du GIEC résonne comme un avertissement !

En publiant son 4e rapport, le GIEC lance un avertissement sévère aux gouvernements tandis que se profile la conférence des Nations unies sur les changements climatiques qui doit poser les premiers jalons de la deuxième phase du protocole de Kyoto.

Pour la quatrième fois depuis sa création et après six années de travail auxquelles ont participé plus de 2 500 scientifiques internationaux, le Rapport de Synthèse du Rapport du GIEC (Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat) vient d'être validé et rendu public lors d'une réunion à Valence en Espagne, le 17 novembre. Il fait suite à la publication durant l'année 2007 des rapports intermédiaires des trois groupes de travail du GIEC et de chacun des Résumés publiés à l'attention des Décideurs.

Comme l'on pouvait s'y attendre, le rapport de synthèse résonne tel un véritable avertissement. Le GIEC prévoit notamment une hausse de température moyenne de 1,8 à 4 degrés, pouvant aller jusqu'à 6,4 degrés en 2100 par rapport à 1990. Selon ces conclusions, les conséquences de ces changements risquent d'être « soudaines ou irréversibles ». Notons d'ailleurs que du fait de tout ce qu'elle implique, cette phrase a fait l'objet d'intenses discussions. Le GIEC fait également valoir que les impacts du réchauffement sont déjà bien visibles, comme le retrait des glaciers, la fonte de la banquise en Arctique ou celle du permafrost.

Ce 4e état des lieux scientifique est publié alors que s'engagera à partir du 3 décembre à Bali en Indonésie, la 13ème Conférence des Parties durant laquelle les gouvernements négocieront des suites à donner au protocole de Kyoto, dont la première phase d'engagements expire en 2012.

Rappelons que la conférence de Bali de la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) poursuivra les négociations officielles sur la réduction des gaz à effet de serre pour l'après 2012, c'est-à-dire pour la deuxième phase du protocole de Kyoto (2013-2017). Les participants chercheront une nouvelle fois à obtenir un consensus entre les 35 pays industrialisés qui se sont engagés à respecter le protocole de Kyoto et ceux, comme la Chine et les États-Unis, qui n'ont pas souhaité le ratifier. Pour contenir l'ampleur du réchauffement, un nouveau protocole devra être fixé au terme de ces discussions, plus large et plus ambitieux, et destiné à succéder au protocole de 1997 au sein duquel trente-six pays industrialisés se sont engagés à réduire, entre 2008 et 2012, leurs émissions de gaz à effet de serre d'au moins 5 % par rapport au niveau de 1990. Au total, cent soixante-quinze pays ont maintenant ratifié le traité, qui est entré en vigueur le 16 février 2005. Le sort de l'après-Kyoto et l'urgence d'établir un accord avec l'ensemble des pays et notamment les États-Unis seront donc au cœur de cette conférence. Pourtant, même si les rapports dénonçant le risque climatique s'accumulent, les négociations post 2012 de Bali promettent d'être délicates car le Président américain George W. Bush continue de refuser le système des quotas et du commerce de CO2 prévus par le protocole de Kyoto, préférant orienter les débats vers des objectifs non contraignants de réductions substantielles d'émissions de GES. La résistance continue des Etats-Unis à un accord contraignant de réduction des émissions de gaz à effet de serre constitue donc un obstacle majeur.

SOURCE : ACTU-ENVIRONNEMENT

mardi 13 novembre 2007

Changement climatique : le Giec au rapport

Les membres du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec) se sont retrouvés lundi à Valence (Espagne) pour valider leur quatrième rapport sur le changement climatique. Leurs conclusions sont attendues le 17 novembre.

Pour le Giec, l’objet de cette rencontre est d’approuver la synthèse des trois chapitres rendus publics depuis janvier - évaluation scientifique du phénomène du réchauffement, conséquences et solutions possibles - et d'en publier un «résumé à l'intention des décideurs» .

Il serait «criminel et irresponsable» de ne rien faire contre le réchauffement climatique, a lancé lundi Yvo de Boer, secrétaire exécutif de la Convention climat de l'Onu, à l'ouverture des travaux du Giec. Le changement climatique est en cours et il va «frapper le plus durement les pays les plus pauvres et les plus vulnérables» , a-t-il averti.

 

Le rapport de synthèse du groupe, qui sera présenté samedi prochain en présence du Secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, devra résumer les quelque 2.500 pages des trois chapitres publiés en un document de 25 pages.

 

Dans ses travaux, le Giec a notamment prévu une augmentation de la température mondiale de +1,1 à 6,4°C par rapport à 1980-1999 d'ici 2100, avec une valeur moyenne plus sûrement comprise entre +1,8 et +4°C.

Toujours selon le groupe d’experts, l'activité humaine émettrice de gaz à effet de serre est clairement responsable des augmentations de température déjà constatées.

 

L'objectif de ce quatrième rapport est d'éclairer les décisions de la communauté internationale dans sa lutte contre le dérèglement du climat. Ainsi, il jouera un rôle important lors de la conférence des Nations unies en décembre à Bali qui devra décider des suites à donner au Protocole de Kyoto, dont la première phase expire en 2012.

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