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L'Energie_Enjeu de demain

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samedi 22 mars 2008

Le prix du gaz pour les particuliers pourrait augmenter de 1,5 % en juillet

La Commission de régulation de l'énergie (CRE) a proposé une hausse de 5,6 % des tarifs d'utilisation des réseaux de distribution du gaz au  1er juillet 2008, ce qui aurait pour effet d'augmenter les prix réglementés pour les particuliers, fixés par l'Etat, de 1,5 %. En effet, les frais d'utilisation des réseaux de Gaz réseau distribution France (GRDF), filiale de Gaz de France, par les fournisseurs de gaz comme Gaz de France et Poweo, constituent l'une des composantes du tarif réglementé de vente qui s'applique à tous les consommateurs.

La commission de régulation souhaite que la hausse de 5,6 % ne soit pas suivie, durant quatre ans, d'autres augmentations que celles qui seraient calculées chaque 1er juillet en fonction de l'inflation. Dans un courrier adressé en juillet à la CRE, Gaz réseau distribution France avait estimé qu'une hausse de 11,7 % du tarif était nécessaire pour couvrir ses coûts, à partir du 1er janvier 2008.

L'Etat, qui « a engagé une consultation auprès des parties prenantes », doit rendre sa décision « d'ici le 28 avril » sur ce tarif, a précisé vendredi GDF. La proposition de hausse de 5,6 % de la CRE doit s'appliquer si l'Etat ne se prononce pas d'ici cette date.

La dernière hausse des tarifs du gaz pour les particuliers date de janvier. Elle était de 4 %.

jeudi 20 mars 2008

Etat de la planète : l'OCDE appelle à une action urgente !

Suppression des subventions aux énergies fossiles, introduction d'une taxe carbone ou promotion de l'éco-innovation. Voici quelques mesures qui permettraient selon l'OCDE, de répondre aux quatre principaux défis : climat, biodiversité, eau et santé.

Selon des projections économiques et environnementales publiées par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), les émissions mondiales de gaz à effet de serre progresseront de 37 % d'ici à 2030 et de 52 % d'ici à 2050 si les pouvoirs publics n'adoptent pas de mesures nouvelles. Les chiffres mentionnent en outre que les décès prématurés dus à l'ozone troposphérique pourraient avoir quadruplé dans le monde en 2030 et que 4 milliards de personnes vivront dans des zones touchées par un stress hydrique prononcé à la même date. Côté biodiversité, un nombre considérable d'espèces animales et végétales vont probablement disparaître, en grande partie sous l’effet du développement des infrastructures et de l’agriculture, ainsi que du changement climatique. La liste est longue et les projections ne sont pas rassurantes.

Pourtant selon l'OCDE, les actions à mener à l'échelle mondiale pour faire face aux principaux défis environnementaux - changement climatique, appauvrissement de la biodiversité, manque d'eau et risques pour la santé humaine - sont réalisables et d'un coût abordable, notamment si on les met en regard de la croissance économique prévue et des coûts et des conséquences de l'inaction, a estimé Angel Gurría, la Secrétaire général de l'OCDE, à l'occasion de la sortie de la publication « Perspectives de l'environnement de l'OCDE à l'horizon 2030 ».

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lundi 10 mars 2008

Un prix du baril du pétrole destiné à augmenter ?

Avec un environnement économique et politique qui se dégrade, les réserves prouvées l’an dernier ont baissé de 6% et sont tombées à 10,4 milliards de barils (12 ans de production au rythme actuel).

Les investissements – souvent équivalents au bénéfice annuel (16,1 milliards de dollars pour Total en 2007 en progression de 8 %) – ne se traduisent pourtant pas par une hausse de la production tant les contraintes sont fortes. Une partie de ces sommes est absorbée par l'envolée des coûts des projets, comme à Sakhaline (Russie) ou à Kashagan (Kazakhstan). ExxonMobil a augmenté ses investissements de 40 % en trois ans pour voir sa production reculer de 1 % en 2007. En 2007, Total a dû ramener de 5 % à 4 % sa prévision de hausse de la production annuelle moyenne sur la période 2006-2010.

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lundi 25 février 2008

La forêt française se métamorphose sous l’effet du changement climatique

Pour faire face au changement climatique, la forêt de Caillebert de 250 hectares, dans la Sarthe est devenue un laboratoire de l'adaptation aux effets du réchauffement. A cause de la pauvreté de ses sols sableux, des essences réputées résistantes y ont été introduites depuis longtemps.

Le changement climatique agit de façon paradoxale sur les arbres. D'un côté, la teneur plus élevée de CO2 dans l'atmosphère stimule leur croissance, de l'autre, le manque d'eau lié aux fortes chaleurs estivales met en péril leur survie. Pour anticiper les effets du réchauffement, les forestiers s'appuient sur les scénarios du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC), complétés par les travaux menés plus localement par Météo France ou l'Institut national de recherche agronomique (Inra). Selon leurs prévisions, l'avenir des arbres français se jouera après 2050, quand la fréquence des canicules augmentera.

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jeudi 21 février 2008

Plus d'éoliennes, pas moins de CO2 ?

Le développement de l'éolien est incontestablement une bonne affaire pour les communes comme pour les entreprises qui s'y emploient. Bien que l'électricité produite par le vent soit actuellement parmi les plus coûteuses, sa rentabilité est assurée par une taxe prélevée sur les factures de tous les abonnés. L'objectif est précisément d'encourager la croissance de cette énergie renouvelable.

Mais ce qui est bon pour les communes et pour les entreprises l'est-il pour la collectivité ? Les éoliennes sont-elles un moyen efficace de lutter contre le changement climatique ? La réponse semblait évidemment oui. Jusqu'à la publication d'une étude réalisée par la Fédération environnement durable, rassemblant des associations opposées aux éoliennes, qui jette un pavé dans la mare (voir http://environnementdurable.net).

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mardi 5 février 2008

Le réchauffement climatique de la planète entraine une « désertification » croissante des océans

La hausse des températures des eaux de surface empêche la remontée des nutriments qui alimentent le plancton végétal. Or, celui-ci constitue la base de la chaîne alimentaire océanique.

Des océanographes menés par Jeffrey Polovina (National Oceanic and Atmospheric Administration, NOAA) ont dressé la carte des grands déserts océaniques et, surtout, sont parvenus à en déterminer l'évolution depuis une décennie.

Leurs travaux montrent une progression rapide de ces zones biologiquement peu actives. Depuis 1998, ces « déserts » ont gagné environ 6,6 millions de km2, soit douze fois la superficie de la France métropolitaine. Sous l'influence du changement climatique en cours, l'accroissement des zones stériles de l'océan est prévu par la théorie. Mais la cadence observée est « considérablement supérieure aux prévisions des modèles récents », écrivent les chercheurs.

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jeudi 10 janvier 2008

La Terre est entrée dans une nouvelle ère géologique

La Terre est entrée dans une nouvelle ère géologique : l'anthropocène. Ce néologisme a été proposé par le Néerlandais Paul Crutzen, Prix Nobel de chimie (1995), pour décrire l'impact croissant de l'humanité sur la biosphère. Cet âge a, selon lui, débuté autour de 1800, avec l'avènement de la société industrielle, caractérisé par l'utilisation massive des hydrocarbures. Depuis, la concentration atmosphérique en dioxyde de carbone produit par leur combustion n'a cessé d'augmenter. L'accumulation de ce gaz à effet de serre contribue au réchauffement de la planète.

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vendredi 4 janvier 2008

Un objectif de 11 millions d'appareils de chauffage performants au bois en 2020 sans augmenter le prélèvement sur la ressource ?

Les 27 l'Union Européenne ont pris l'engagement collectif de faire passer la part des énergies renouvelables dans la consommation totale d'énergie (dite énergie primaire) de 8 à 20% d'ici à 2020. Toutefois sous l’impulsion de la France, pays le plus nucléarisé d’Europe, cet objectif global se fera avec une approche différenciée par pays pour tenir compte de certaines spécificités nationales : une répartition des charges sera négociée de manière séparée.

D’après le Syndicat des Energies Renouvelables (SER), pour atteindre cet objectif cela suppose une croissance accélérée et nécessite de tripler la capacité de production pour parvenir à l'objectif européen. À cette fin, il conviendra selon lui de développer l'éolien, reconsidérer l'hydraulique à la hausse et développer le solaire photovoltaïque et la chaleur collective - eau chaude et chauffage - d'origine forestière et de la biomasse en général.

S'agissant de chauffage domestique au bois, le SER estime que la France peut passer de 5,6 millions d’appareils de chauffage performants au bois en 2006 à 11 millions d’appareils en 2020 sans augmenter le prélèvement sur la ressource.

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mardi 27 novembre 2007

Energie renouvelable: des objectifs nationaux fonctions du PIB

Les pays riches de l’UE pourraient être obligés de fournir plus d’efforts que les autres pour atteindre 20% de production d’énergie d’origine renouvelable d’ici 2020. Lors de l’adoption de cet objectif, en mars 2007, certains pays avaient rechigné devant l’effort à fournir pour l’atteindre. Actuellement, la part du renouvelable dans la production énergétique est de 8,5% pour l’UE à 27. Comment répartir l’effort en ne froissant personne? La Commission européenne souhaite deux hausses de la part du renouvelable dans la production énergétique, chacune de 5,75%. La première hausse sera exigée de tous les Etats membres, quelles que soient leurs capacités de production. Quant à la seconde hausse, elle sera répartie entre les pays membres selon leur PIB. Ensemble, ces deux hausses égalent 11,5%, ce qui correspond à la part de renouvelable manquante pour atteindre l’objectif de 2020.

Le but de cette stratégie est d’atteindre l’objectif de 20%, tout en tenant compte des capacités financières limitées des pays de l’ex-bloc soviétique. Mais quid de pays déjà performants en matière d’énergies renouvelables, telle la Suède, qui en produit 40% sur son territoire ? La Commission envisage d’établir un marché de quotas d’énergie renouvelable calqué sur le système européen d’échange de quotas de CO2. Ainsi, des pays comme  le Luxembourg, riche mais produisant peu d’énergie d’origine renouvelable, pourrait acheter des quotas virtuels d’énergie propre, produits et consommés dans leur pays d’origine et garantis renouvelables.

Le projet de directive, présenté en même temps que le paquet de mesures législatives dites «climat et énergie», le 23 janvier prochain, instaurera aussi sans doute un plan pour augmenter la part des énergies renouvelables secteur par secteur.

jeudi 22 novembre 2007

Le 4e rapport de synthèse du GIEC résonne comme un avertissement !

En publiant son 4e rapport, le GIEC lance un avertissement sévère aux gouvernements tandis que se profile la conférence des Nations unies sur les changements climatiques qui doit poser les premiers jalons de la deuxième phase du protocole de Kyoto.

Pour la quatrième fois depuis sa création et après six années de travail auxquelles ont participé plus de 2 500 scientifiques internationaux, le Rapport de Synthèse du Rapport du GIEC (Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat) vient d'être validé et rendu public lors d'une réunion à Valence en Espagne, le 17 novembre. Il fait suite à la publication durant l'année 2007 des rapports intermédiaires des trois groupes de travail du GIEC et de chacun des Résumés publiés à l'attention des Décideurs.

Comme l'on pouvait s'y attendre, le rapport de synthèse résonne tel un véritable avertissement. Le GIEC prévoit notamment une hausse de température moyenne de 1,8 à 4 degrés, pouvant aller jusqu'à 6,4 degrés en 2100 par rapport à 1990. Selon ces conclusions, les conséquences de ces changements risquent d'être « soudaines ou irréversibles ». Notons d'ailleurs que du fait de tout ce qu'elle implique, cette phrase a fait l'objet d'intenses discussions. Le GIEC fait également valoir que les impacts du réchauffement sont déjà bien visibles, comme le retrait des glaciers, la fonte de la banquise en Arctique ou celle du permafrost.

Ce 4e état des lieux scientifique est publié alors que s'engagera à partir du 3 décembre à Bali en Indonésie, la 13ème Conférence des Parties durant laquelle les gouvernements négocieront des suites à donner au protocole de Kyoto, dont la première phase d'engagements expire en 2012.

Rappelons que la conférence de Bali de la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) poursuivra les négociations officielles sur la réduction des gaz à effet de serre pour l'après 2012, c'est-à-dire pour la deuxième phase du protocole de Kyoto (2013-2017). Les participants chercheront une nouvelle fois à obtenir un consensus entre les 35 pays industrialisés qui se sont engagés à respecter le protocole de Kyoto et ceux, comme la Chine et les États-Unis, qui n'ont pas souhaité le ratifier. Pour contenir l'ampleur du réchauffement, un nouveau protocole devra être fixé au terme de ces discussions, plus large et plus ambitieux, et destiné à succéder au protocole de 1997 au sein duquel trente-six pays industrialisés se sont engagés à réduire, entre 2008 et 2012, leurs émissions de gaz à effet de serre d'au moins 5 % par rapport au niveau de 1990. Au total, cent soixante-quinze pays ont maintenant ratifié le traité, qui est entré en vigueur le 16 février 2005. Le sort de l'après-Kyoto et l'urgence d'établir un accord avec l'ensemble des pays et notamment les États-Unis seront donc au cœur de cette conférence. Pourtant, même si les rapports dénonçant le risque climatique s'accumulent, les négociations post 2012 de Bali promettent d'être délicates car le Président américain George W. Bush continue de refuser le système des quotas et du commerce de CO2 prévus par le protocole de Kyoto, préférant orienter les débats vers des objectifs non contraignants de réductions substantielles d'émissions de GES. La résistance continue des Etats-Unis à un accord contraignant de réduction des émissions de gaz à effet de serre constitue donc un obstacle majeur.

SOURCE : ACTU-ENVIRONNEMENT

mardi 13 novembre 2007

Changement climatique : le Giec au rapport

Les membres du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec) se sont retrouvés lundi à Valence (Espagne) pour valider leur quatrième rapport sur le changement climatique. Leurs conclusions sont attendues le 17 novembre.

Pour le Giec, l’objet de cette rencontre est d’approuver la synthèse des trois chapitres rendus publics depuis janvier - évaluation scientifique du phénomène du réchauffement, conséquences et solutions possibles - et d'en publier un «résumé à l'intention des décideurs» .

Il serait «criminel et irresponsable» de ne rien faire contre le réchauffement climatique, a lancé lundi Yvo de Boer, secrétaire exécutif de la Convention climat de l'Onu, à l'ouverture des travaux du Giec. Le changement climatique est en cours et il va «frapper le plus durement les pays les plus pauvres et les plus vulnérables» , a-t-il averti.

 

Le rapport de synthèse du groupe, qui sera présenté samedi prochain en présence du Secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, devra résumer les quelque 2.500 pages des trois chapitres publiés en un document de 25 pages.

 

Dans ses travaux, le Giec a notamment prévu une augmentation de la température mondiale de +1,1 à 6,4°C par rapport à 1980-1999 d'ici 2100, avec une valeur moyenne plus sûrement comprise entre +1,8 et +4°C.

Toujours selon le groupe d’experts, l'activité humaine émettrice de gaz à effet de serre est clairement responsable des augmentations de température déjà constatées.

 

L'objectif de ce quatrième rapport est d'éclairer les décisions de la communauté internationale dans sa lutte contre le dérèglement du climat. Ainsi, il jouera un rôle important lors de la conférence des Nations unies en décembre à Bali qui devra décider des suites à donner au Protocole de Kyoto, dont la première phase expire en 2012.

samedi 10 novembre 2007

Quelle est l'influence du mode de vie des ménages sur l'environnement ?

Malgré une sensibilité croissante de la population française à l'écologie et aux changements climatiques, une étude réalisée par l'Institut français de l'environnement montre que l'impact des ménages sur l'environnement continue de s'accroître. Plusieurs aspects ont été étudiés : l'espace occupé par l'habitat, la consommation domestique, les déplacements quotidiens et l'impact des vacances.

L'étude précise par ailleurs que la demande moyenne énergétique des ménages depuis 30 ans correspond au tiers de la consommation totale d'énergie en France. Elle a donc des incidences majeures sur l'environnement : émissions dans l'air de gaz polluants ou à effet de serre et autres impacts liés au mode de production de l'énergie… L'électricité qui constitue la seconde source d'énergie domestique a vu sa consommation annuelle doubler entre 1982 et 2005 pour atteindre 273 TWh.

Outre la pénétration de l'électricité comme source de chauffage, le développement de l'équipement électrique des foyers est une des raisons de cet accroissement : entre 1973 et 1998 la consommation d'électricité de l'électroménager a été multipliée par 29, celle de l'audiovisuel par 18, mentionne l'étude. Notons que les impacts environnementaux de la consommation d'électricité sont indirects car ils dépendent de la façon dont elle est produite. La production électronucléaire génère des déchets radioactifs : en 2003, la consommation par le secteur résidentiel (134,6 M KWh) a été à l'origine de 121 tonnes de déchets radioactifs à vie longue (durée de vie supérieure à 10.000 ans). Les centrales électronucléaires ou hydrauliques perturbent aussi le fonctionnement des cours d'eau (rejets d'eau plus chaude, barrages…). Les centrales thermiques classiques qui fonctionnent au gaz, au fioul ou au charbon sont une source d'émission de carbone. Par ailleurs, en fin de vie, les appareils électroménagers deviennent des déchets spécifiques difficiles à recycler. L'IFEN précise en plus à ce sujet, que l'acquisition d'équipements électroménagers avec une étiquette énergie A+, l'emploi de programmes froids pour le lavage du linge permettent de réduire de 20% à 40% la consommation d'électricité de ces équipements.

dimanche 21 octobre 2007

Premier Rapport du GIEC : Quelles sont les estimations futures du changement climatique ?

Ce premier rapport du GIEC décrit les progrès accomplis dans la compréhension scientifique des causes humaines et naturelles des changements climatiques. Il expose le changement climatique observé, les processus climatiques mis en jeu et leur rôle dans ce changement ainsi que les estimations du changement climatique futur réalisé à partir de simulations.

Les causes humaines et naturelles du changement climatique

Les concentrations mondiales actuelles de dioxyde de carbone, de méthane et d’oxyde d’azote ont significativement augmenté par suite des activités humaines depuis 1750.

La concentration du dioxyde de carbone (430 ppm) en 2005 dépasse de loin les variations naturelles durant les 650 000 dernières années (180 à 300ppm). L’accroissement annuel de la concentration du CO2 a été plus grand pendant les dix dernières années (moyenne pour 1995-2005 : 1,9 ppm par an) qu’il ne l’a été depuis le début des mesures directes continues dans l’atmosphère (moyenne pour 1960-2005 :1,4 ppm par an). La concentration atmosphérique mondiale du méthane en 2005 dépasse de loin les variations naturelles durant les 650 000 dernières années. Il est très vraisemblable que l’accroissement observé de la concentration du méthane est dû aux activités humaines.

Observations directes des changements climatiques récents

A l’échelle des continents, des régions et des bassins océaniques, de nombreux changements à long terme du climat ont été observés. Ils incluent des changements de la quantité de précipitations, de la salinité de l’océan, des structures des vents et des aspects de situations météorologiques extrêmes comme les sècheresses, les fortes précipitations et les vagues de chaleur. Il est désormais incontestable qu’il y a un accroissement des températures moyennes mondiales de l’atmosphère et de l’océan, une fonte généralisée de la neige et de la glace provoquant l’élévation du niveau moyen mondial de la mer.

Les exemples démontrant le changement climatique sont nombreux. On peut ainsi citer que onze des douze dernières années figurent au palmarès des douze années les plus chaudes depuis que l’on dispose d’enregistrements de la température de surface (depuis 1850). La vitesse moyenne du réchauffement climatique au cours des cinquante dernières années (0,13°C par décennie) est environ le double de la pente moyenne pour les cents dernières années. Les observations depuis 1961 montrent que la température moyenne de l’océan mondial a augmenté jusqu’à des profondeurs d’au moins 3000 m et que l’océan a absorbé plus de 80% de la chaleur ajoutée au système climatique. Un tel réchauffement provoque une expansion de l’eau de mer, contribuant à l’augmentation du niveau de la mer. On constate également que les glaciers de montagne et la couverture neigeuse ont décliné en moyenne dans les deux hémisphères. Les décroissances généralisées des glaciers et des calottes glaciaires ont contribuées à l’augmentation du niveau de la mer.

Le niveau moyen de la mer a augmenté à une vitesse de 1,8mm par an de 1961 à 2003. Cette vitesse a été plus rapide de 1993 à 2003, soit environ 3,1 mm par an.

Des précipitations significativement accrues ont été observées à l’est de l’Amérique du Nord et de l’Amérique du Sud, au nord de l’Europe, en Asie du nord et en Asie centrale. Un assèchement a été observé dans le Sahel, en Méditerranée, au sud de l’Afrique et dans certaines parties du sud de l’Asie. Des sècheresses plus sévères et plus longues ont été observées sur ces zones depuis 1970. La fréquence des évènements de fortes précipitations a augmenté sur la plupart des zones terrestres, en cohérence avec le réchauffement.

Les informations paléo climatiques confirment l’interprétation que le réchauffement du dernier demi-siècle est inhabituel sur au moins les 1300 dernières années. La dernière fois que les régions polaires ont été plus chaudes qu’actuellement pendant une longue durée (il y a environ 125 000 ans), la réduction du volume des glaces polaires a conduit à une élévation du niveau des mers de 4 à 6 mètres. On peut ajouter que les températures moyennes de l’hémisphère Nord pendant la seconde moitié du 20èmesiècle étaient très vraisemblablement plus élevées que durant d’autres périodes de cinquante ans pendant les derniers 500 ans et vraisemblablement les plus élevées des derniers 1300 ans au moins.

Comprendre et attribuer le changement climatique

L’essentiel de l’accroissement observé sur la température moyenne globale depuis le milieu du 20ème siècle est dû à l’augmentation observée des gaz à effet de serre anthropiques. Le réchauffement général observé de l’atmosphère et de l’océan, ainsi que la diminution de la masse de glace soutient la conclusion qu’il extrêmement invraisemblable que le changement climatique mondial des cinquante dernières années puisse être expliqué sans apports extérieurs  et très vraisemblable qu’il n’est pas seulement dû à des causes naturelles connues.

Il est vraisemblable qu’il y a eu un réchauffement anthropique significatif au cours des cinquante dernières années sur tous les continents, à l’exception de l’Antarctique.

Projections des changements climatiques futurs

Les simulations des modèles couvrent une série de futurs possibles incluant des hypothèses idéalisées sur les émissions ou les concentrations (SRES).

L’augmentation des concentrations de dioxyde de carbone dans l’atmosphère provoque une augmentation de l’acidité de l’océan. Les simulations basées sur les scénarios du SRES donnent des réductions du PH moyen global de l’océan en surface entre 0,14 et 0,35 unités sur le 21ème siècle. Enfin, des augmentations des quantités de précipitations sont très vraisemblables aux altitudes élevées, alors que des diminutions sont possibles dans la plupart des régions émergées subtropicales (jusqu’à environ 20% en 2100 pour le scénario A1B).

Pour conclure sur ce rapport, le réchauffement et l’élévation du niveau de la mer dus à l’homme continueraient pendant des siècles à cause des échelles de temps associées aux processus climatiques et aux répercussions, même si les concentrations des gaz à effet de serre étaient stabilisées. La poursuite des émissions de gaz à effet de serre au niveau actuel ou au-dessus provoquerait un réchauffement supplémentaire et induirait de nombreux changements dans le système climatique global au long du 21ème siècle, qui seraient plus importants que ce qui a été observé au cours du 20ème siècle.

Pour en savoir Plus :

Lien vers le rapport du GIEC

www.energiepositive.info

dimanche 7 octobre 2007

Le Réchauffement climatique freinera la croissance et accéléra l'inflation d'après une étude de la Banque Morgan Stanley

Le changement climatique, « conséquence de l'activité humaine aux effets les plus dévastateurs jamais connus sur l'économie », devrait ralentir la croissance mondiale et accélérer l'inflation, avertit la banque MORGAN TANLEY dans une étude publiée le jeudi 4 octobre. Si aucune décision décisive n'est prise pour limiter le réchauffement climatique rapidement, l'environnement économique sera propice à une « stagflation », c'est à dire une stagnation de la croissance combinée à de l'inflation, estime la banque.

La hausse des prix concernera d'abord l'alimentation, l'eau et les impôts liés au carbone. Le caractère aléatoire des évènements climatiques accentuera les incertitudes et se traduira par une hausse des primes de risque qui nuira aux investissements.

Les pays seront diversement affectés par le changement climatique, en fonction des secteurs qui dominent leurs économies, les plus vulnérables étant « l’agriculture, le tourisme, les loisirs, le foncier, et tous les secteurs qui utilisent beaucoup de main-d’œuvre », juge MORGAN STANLEY. Les grands pays sont moins sensibles aux retombées économiques du réchauffement car ils disposent d’une plus grande diversité géologique et écologique que les plus petits pays.

Le rôle des politiques publiques est donc crucial pour mettre fin aux utilisations énergétiques inefficaces, selon la banque. « Inventer de nouvelles technologies qui réduisent les émissions de CO² et développer les technologies existantes sont au cœur des efforts pour contenir le réchauffement climatiques », souligne MORGAN STANLEY.

Pour la banque, des crédits recherches doivent être accordés aux petites entreprises innovantes qui développent des énergies alternatives. A l’avenir, celles-ci devraient bénéficier aussi d’économies d’échelles et de l’augmentation des prix des biens dont le bilan carbone est mauvais.

dimanche 30 septembre 2007

La vision du GIEC sur les impacts du changement climatique

Ce résumé du deuxième groupe de travail du GIEC concerne la compréhension scientifique actuelle des impacts des changements climatiques sur les systèmes naturels et l’adaptabilité de ceux-ci.

 

Connaissances actuelles sur les impacts sur l’environnement naturel et humain

 

Suite aux observations réalisées sur tous les continents et dans la plupart des océans, on constate actuellement que de nombreux systèmes naturels sont touchés par les changements climatiques régionaux. Différents systèmes naturels sont affectés :

  • les montagnes et les glaciers avec le changement des neiges, des glaces et des sols gelés avec notamment une augmentation du nombre de lacs glaciers, des avalanches de roches et des changements dans certains systèmes arctiques et antarctiques
  • les systèmes hydrologiques avec un débit accru et des crues de printemps plus nombreuses ainsi que le réchauffement des lacs et des rivières (impact sur la qualité de l’eau).
  • les systèmes biologiques terrestres avec des événements printaniers précoces, tel que la migration des oiseaux, et des déplacements de répartition d’espèces animales et végétales vers les pôles et les altitudes supérieures (ex : verdissement précoce de la végétation).
  • les systèmes maritimes avec l’abondance des algues, de zooplanctons et de poissons dans les lacs de haute altitude ainsi que des migrations précoces de poissons dues aux changements associés à la couverture de glace, de la salinité, des taux d’oxygène et de la circulation.
  • les zones côtières avec des pertes de zones humides côtières ainsi que des dommages croissants à cause des inondations côtières dues à l’élévation du niveau de la mer et au développement humain.

D’autres conséquences des changements climatiques régionaux sur l’environnement naturel et humain apparaissent. Il peut cependant être plus difficiles de les détecter suite à une adaptation des humains.Des effets consécutifs à l’augmentation de température ont été répertoriés :

  • des effets sur la gestion agricole et sylvicole dans l’hémisphère nord, comme la plantation précoce des cultures au printemps
  • certains aspects de la santé humaine, telle que la mortalité liée à la chaleur en Europe, la présence de maladies infectieuses dans certaines régions ainsi que des pollens allergéniques dans l’hémisphère nord
  • des effets sur l’activité humaine en Arctique (chasse, transport) et dans les zones alpines de faible altitude (sports de montagne).

Connaissances actuelles sur les impacts futurs

 

Elles sont fondées sur une sélection des résultats principaux des projections du GIEC en matière d’impacts.

Ressources en eau et leur gestion

Sécheresse étendue; Fréquence de fortes précipitations en hausse -> risques d’inondation ; Déclin des ressources en eau pour 1/6 de la population mondiale

Ecosystèmes

Capacité atteinte de régénération de beaucoup d’écosystèmes, due à des perturbations associées (inondation, acidification des océans) et d’autres facteurs de changement mondial (pollution, surexploitation des ressources)

Produits forestiers et alimentaires

Dans les régions ayant des saisons sèches et dans les régions tropicales, rendements agricoles décroissants-> augmentation des risques de famine ; Effets négatifs sur l’aquaculture et la pêche

Systèmes côtiers

Risques d’érosion ; Dans les années 2080 probabilité que de très nombreux millions de personnes seront inondées chaque année, suite à l’élévation du niveau de la mer

Industrie et habitat

Les plus vulnérables sont localisées dans les zones côtières et les plaines inondables

Santé

Santé de millions de personnes affectées (malnutrition, maladies diarrhéiques, maladies cardiorespiratoires, maladies infectieuses)

Des impacts très importants dus aux changements de fréquence et d’intensité des événements météorologiques extrêmes, climatiques et liés au niveau de la mer sont très susceptibles d’augmenter.

 

Connaissances actuelles sur la réponse aux changements climatiques

 

L’adaptation sera nécessaire pour répondre aux impacts résultant du réchauffement déjà inévitable en raison des émissions passées.

Une adaptation aux changements observés et projetés pour le futur se produit déjà, mais de façon limitée. Les changements climatiques ont été pris en compte dans la conception de projets d’infrastructure tels que la protection des côtes aux Maldives et aux Pays bas, ou le pont de la confédération au Canada. D’autres exemples comprennent la prévention des inondations par épanchement d’un lac glaciaire au Népal, et des politiques et des stratégies telles que la gestion de l’eau en Australie et de la réponse des gouvernements aux vagues de chaleur, par exemple dans certains pays européens.

La vulnérabilité au changement climatique peut être amplifiée par la présence d’autres pressions. En effet, les mesures d’adaptation sont rarement prises en réponse aux changements climatiques seuls mais peuvent être intégrés par exemple avec la gestion des ressources hydriques, la défense côtière et dans la stratégie de prévention des catastrophes.

On peut ajouter de plus qu’il est très probable que le changement climatique puisse ralentir le rythme du progrès vers le développement durable, soit directement par une exposition accrue aux impacts défavorables soit indirectement par un effritement de la capacité à s’adapter.

Lien vers le deuxième rapport du GIEC

www.amoes.com

jeudi 20 septembre 2007

Le Rapport STERN et les enjeux économiques du réchauffement climatique

Les preuves scientifiques telles que les rapports du GIEC s’accumulent sur le changement climatique et ses risques probables. Le rapport réalisé par Nicholas Stern, ancien vice-Président de la Banque Mondiale, nous explique les enjeux économiques du réchauffement climatique. Les effets, sur les changements futurs du climat, des actions que nous réalisons aujourd’hui se feront sentir à retardement. Ainsi ces actions n’auront qu’un effet limité sur le climat au cours des années à venir. En revanche, ce que nous ferons dans les 20 prochaines années pourrait avoir un effet important sur le climat dans la seconde moitié de ce siècle.

Les arguments scientifiques

Les preuves scientifiques semblent indiquer que toute inaction (« business as usual ») face aux émissions entraînerait des risques croissants d’effets graves et irréversibles dus au changement climatique. En effet, on peut déjà constater que le niveau actuel de gaz à effet de serre dans l’atmosphère a augmenté d’un facteur 1,5 depuis la révolution industrielle (430 ppm CO2 / 280 ppm CO2). Cette augmentation implique une augmentation irréversible de la température à cause du phénomène d’effet de serre. De plus, le changement climatique menace les éléments de base de la vie (l’accès à l’eau, la production de vivres, la santé, l’utilisation des sols, l’environnement pour des millions de personnes).

 

Les prévisions économiques

L’inégalité des conséquences économiques dans le monde

Les effets du changement climatique ne seront pas également répartis. En effet, ce sont les pays et les populations les plus pauvres qui seront les premiers et les plus durement touchés. On peut considérer que le changement climatique est une menace sérieuse pour le monde en développement et un obstacle majeur à la réduction de la pauvreté. Cette menace a plusieurs facteurs. Pour commencer, les régions en développement sont désavantagées d’un point de vue géographique car elles sont plus chaudes que les régions développées et elles subissent de surcroît une forte variabilité du niveau des précipitations. De plus, les pays en développement sont énormément dépendants de l’agriculture.

 

Les conséquences sur l’économie mondiale

Les coûts accrus des dommages dus à des phénomènes climatiques extrêmes (tempêtes violentes, ouragans, typhons, inondations, sècheresses et vagues de chaleur) pourraient atteindre 0,5 à 1% du PIB mondial par an d’ici le milieu du siècle et ils continueront à augmenter si le monde continue à se réchauffer. A des températures plus élevées, les économies des pays industrialisés courent un risque plus grand de chocs de grande envergure avec par exemple les coûts accrus des phénomènes climatiques extrêmes qui pourraient affecter les marchés financiers mondiaux au travers de coûts d’assurance plus élevés et plus volatiles.

On estime que les coûts augmentent considérablement à mesure que les efforts d’atténuation deviennent plus ambitieux ou soudains. Les efforts visant à réduire les émissions rapidement pourraient s’avérer très coûteux. C’est pourquoi on peut estimer que tout retard aura un coût exorbitant. Toute absence d’engagement face au changement climatique rendrait nécessaire d’accepter à la fois un plus grand changement climatique et, à terme, des coûts d’atténuation plus élevés.

 

Les possibilités de croissance

Une croissance continue est possible tout en stabilisant les concentrations de gaz à effet de serre dans l’atmosphère au contraire de ce qui se passe depuis toujours où les émissions ont été poussées par la croissance. Cependant, ce dernier mécanisme sera toujours valable tant que des politiques courageuses ne voient pas le jour. La majeure partie de la hausse des émissions futures viendra des pays en développement en raison de leurs démographies et de la croissance plus rapide de leur PIB ainsi que de la part de plus en plus grande qu’ils occuperont dans les industries demandeuses d’énergie.

Il y a de nouvelles possibilités considérables sur les marchés concernant les énergies. Les marchés pour les produits énergétiques moins carbonés pourraient valoir au moins 500 milliards de dollars US par an d’ici 2050. Au niveau de l’ensemble de l’économie, la politique sur le changement climatique peut être un moyen de pression pour réformer les systèmes énergétiques inefficaces et retirer les subventions énergétiques qui faussent les marchés et pour lesquelles les gouvernements du monde entier dépensent actuellement près de 250 milliards de dollars US par an.

 

Les prévisions politiques

Les politiques mondiales à mettre en place

En choisissant des lignes d’action strictes, il est possible de « décarboniser » les économies développées, tout comme celles en développement. Le secteur de l’électricité dans le monde entier devra être décarbonisé d’au moins 60% pour se stabiliser à 550 ppm éq. CO2 ou en dessous (ce seuil correspond à une augmentation de température de 3°C et il s’agit du pic maximal souhaité). Il faudra être également vigilant sur les émissions non issues de l’énergie, qui représentent un tiers des émissions totales de gaz à effet de serre.  Par exemple, un nombre important d’indices nous permettent de penser qu’une action destinée à enrayer la déforestation serait relativement peu coûteuse.

La politique visant à réduire les émissions devrait reposer sur trois éléments essentiels : la fixation du prix du carbone, les politiques technologiques et la résolution des obstacles au changement de comportement. Ainsi fixer le prix du carbone, au travers de taxes, du commerce ou d’une réglementation, constitue une base essentielle pour toute politique sur le changement climatique. Pour cela il faudra instaurer un prix du carbone similaire dans le monde entier et utiliser les fonds obtenus pour accélérer l’action dans les pays en développement.

Cependant certains pays en développement adoptent d’ores et déjà des mesures considérables pour séparer leur croissance économique de la hausse des émissions de gaz à effet de serre. Par exemple, la Chine a adopté des objectifs nationaux très ambitieux pour réduire de 20% dans la période 2006-2010 l’énergie utilisée pour chaque unité de PIB et pour promouvoir l’utilisation de l’énergie renouvelable.

 

La gestion des conflits :

Au niveau des intérêts pour se fournir en eau, l’ampleur du réchauffement climatique pourrait créer de vives tensions et notamment des conflits dans des régions telles que l’Afrique Occidentale, le Bassin du Nil et l’Asie centrale.

 

Pour conclure, le changement climatique est planétaire dans ses causes et dans ses effets. Ainsi une action collective internationale sera cruciale pour encourager une réponse efficace, efficiente et équitable. Cette réponse doit se faire le plus tôt possible afin d’enrayer le réchauffement climatique et de créer une croissance continue. Plus l’initiative de changements des systèmes énergétiques sera prise tard et plus le coût pour l’indemniser et l’atténuer sera conséquent. Enfin si l’on continue à ce rythme la non prise en compte du changement climatique va porter préjudice non seulement à l’environnement mais aussi à la croissance économique.

Lien vers le rapport de Nicholas STERN

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vendredi 7 septembre 2007

Une bonne nouvelle ?

Le ministre de l’Ecologie Jean-Louis Borloo a lié la météo grise de cet été au réchauffement climatique et a déclaré que les pluies du mois d’août renforçaient sa détermination à agir.

« Notre planète est vraiment sens dessus-dessous. Il suffit de regarder l'été pourri que nous avons eu et c'est pour cela qu'il est urgent d'agir », a-t-il dit à la presse lors d'une visite au centre national de Météo France, à Toulouse.

« Il faut agir. Nous n'avons plus le choix et c'est là tout l'objectif du prochain Grenelle de l'environnement », a ajouté le ministre. Il a continué en ajoutant : « Notre planète se réchauffe et elle se réchauffe de plus en plus vite. Nous allons vers des extrêmes météorologiques. Il est donc temps de réagir et de prendre des mesures aux niveaux nationaux, européens et internationaux pour ne plus foncer vers ce mur. C'est tout l'enjeu du Grenelle de l'Environnement ». Comme Nicholas Stern, Jean Louis Borloo estime qu’une absence de décision menacerait l'économie toute entière. « La prévision météorologique n'est plus un luxe, c'est une nécessité économique pour tous », a-t-il dit.

A propos du Grenelle de l'environnement, Jean-Louis Borloo a annoncé des résultats pour début octobre. « C'est possible de remporter ce défi. Cette victoire, ce sera beaucoup de bonheur en plus pour tous, avec c'est vrai un peu plus d’efforts aussi. Nous allons faire cela dans la joie, le bonheur et le confort », a-t-il assuré.

Se refusant à entrer dans le détail des mesures concrètes qu'il envisage, il a précisé que les discussions porteraient sur la bio-diversité, l'habitat – « une véritable passoire énergétique » selon lui - l'énergie ou les transports.

Cependant il n'a pas souhaité donner davantage de détails sur le budget dont il disposerait,

Enfin il a fini en déclarant : « Ce sera à nous, citoyens, d'acheter différemment par exemple. Est-il indispensable d'acheter du jetable en permanence ? Je dis non ».

Pour toutes demandes d’informations complémentaires, n’hésitez pas à nous contacter par mail à contact@amoes.com

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vendredi 10 août 2007

La vision du GIEC pour réduire les émissions de Gaz à Effet de Serre (GES)

Dans le contexte actuel de réchauffement climatique, le GIEC (Groupe Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat) vient de publier en 2007 trois rapports. Celui-ci préconise les options envisageables afin de réduire les Gaz à Effets de Serre (GES) que sont principalement le dioxyde de carbone (CO2), les oxydes d’azote (NOx), la vapeur d’eau (H2O), le méthane (CH4), l’hexafluorure de soufre (SF6) et l’ozone troposphérique (O3).

 

Tendance des émissions des gaz à effets de serre

 

Les gaz à effets de serre ont augmenté de 70% entre 1970 et 2004 (28,7 Gt éq. CO2 à 49 Gt éq. CO2). Les émissions de C02 ont, elles, augmenté de 80% durant cette période, et elles représentent 77% des émissions de GES d’origine anthropique en 2004. Ainsi les fournisseurs d’énergie ont augmenté leurs émissions de GES de 145% entre 1970 et 2004 et il en va de même pour les transports (120%), l’industrie (65%), la sylviculture (40%), l’agriculture (27%) et les bâtiments (26%). Toutefois on constate que, depuis le protocole de Montréal, les émissions d’ozone ont diminué significativement et atteignent désormais 20% de ce qu’elles étaient en 1990.

 

Réduction dans le court et le moyen terme (jusqu’à 2030)

 

Afin de réduire les émissions de GES on peut jouer sur différents facteurs pour obtenir une solution efficace. La première est de taxer le CO2 ou d’avoir un permis permettant d’échanger des actions de CO2 afin de promouvoir les technologies à faible production de carbone en le rendant plus compétitives. La seconde est la nécessité de changer nos modes de vie et nos comportements. En effet l’éducation et les programmes de formation peuvent nous aider à surmonter des barrières pour que le marché accepte les énergies positives. Il faut également mettre à disposition des transports en commun dans les zones urbaines par des politiques d’urbanisation. Une dernière solution est en test actuellement. Elle consiste à stocker les GES dans les sous-sols géologiques.

Les investissements dans les infrastructures les rendant efficaces énergétiquement peuvent dans de nombreux cas créer l’opportunité de réaliser une réduction des émissions des GES. C’est pour cela que les décisions d’investissement dans des infrastructures « propres », qui vont représenter au total plus de 20 mille milliards de dollars entre 2007 et 2030, vont avoir des impacts à long terme sur les émissions de GES. Par exemple en 2030, environ 30% des émissions de GES prévues dans le secteur des bâtiments pourront être évitées. De plus il est nécessaire de promouvoir les énergies positives. De cette façon l’électricité provenant des énergies renouvelables qui fournit aujourd’hui 18% de l’électricité dans le monde pourrait atteindre 35% en 2030 si le prix du carbone vaut 50$US/tCO2-éq (hypothèse plausible).

 

Réduction dans le long terme (après 2030)

 

Catégorie

Stabilisation  de la concentration  de CO2 éq. (ppm)

Montée de la température (°C)

Année du sommet pour les émissions de CO2

Changement dans les émissions de CO2 en 2050 (% émissions 2000)

I

445 – 490

2.0 – 2.4

2000 - 2015

-85 à -50

II

490 – 535

2.4 – 2.8

2000 - 2020

-60 à -30

III

535 – 590

2.8 – 3.2

2010 - 2030

-30 à +5

IV

590 – 710

3.2 – 4.0

2020 - 2060

+10 à +60

V

710 – 855

4.0 – 4.9

2050 - 2080

+25 à +85

VI

855 – 1130

4.9 – 6.1

2060 - 2090

+90 à +140

Tab 1 : Tableau caractéristique des scénarios de stabilisation dans le long terme

 

Afin de stabiliser la concentration des GES dans l’atmosphère, les émissions doivent atteindre un sommet. Plus le niveau de stabilisation sera bas, et plus vite ce sommet sera atteint. La baisse pourra alors commencer. Les efforts d’atténuation sur les prochaines décennies auront donc un large impact sur les possibilités d’atteindre un niveau de stabilisation bas.

Pour en savoir Plus :

www.energiepositive.info, rubrique la vision du GIEC

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mercredi 8 août 2007

Une initiative pour "manger moins bêtes"

Le rendement thermodynamique de l'animal est mauvais : il faut en moyenne 7 calories d'origine végétale pour produire 1 calorie sous forme de viande. En clair, cela signifie que le contenu de notre assiette (en particulier l'alimentation carnée) a un impact sur l'environnement. Par exemple, la production d'un kilo de bœuf nécessite 100 000 L d'eau, un kilo de blé, seulement 900 L.

Un hectare de céréales peut produire 5 fois plus de protéines qu'un hectare réservé à l'élevage (c'est-à-dire à la production de viande). Le soja produit 14 fois plus de protéines que le porc, alors tofu tout flamme !

Remplacer une fois par semaine la viande du repas par des protéines végétales équivaut à réduire son empreinte écologique de 1000m² par an. Pour comparer, passer trois minutes de moins sous la douche tous les jours revient à réduire son empreinte écologique de 400 m² par an et réduire ses petits trajets et rouler 25 km de moins en voiture chaque semaine 500 m² par an.

Face à ces chiffres, une petite idée a germé : proposer des menus alternatifs (sans viande) au Grand Resto. Ce projet est donc un formidable moyen d'économiser de l'énergie et des ressources d'un point de vue global. Finalement, pour être un acteur innovant du développement durable, il vous suffira de choisir de temps en temps ces menus.

Pour en savoir téléchargez le dossier, renseignez-vous par vous-mêmes, et surtout bon appétit :)

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samedi 4 août 2007

Refroidissement radiatif : les économies d'énergie au clair de lune

Associer le refroidissement radiatif et le stockage en chaleur latente : cette idée de l’entreprise Iterraea a déjà permis de construire des entrepôts frais dans des zones désertiques sèches.

Elle peut aussi être exploitée en logistique sous des climats tempérés.

L’entreprise ne sera concrètement créée qu’en janvier 2008, mais Yasmina et Pascal Fayet oeuvrent déjà comme une société de recherche et développement avec leurs concepts et leurs brevets déposés depuis juin 2006. Leurs travaux sur la production de froid sans électricité et sans système thermodynamique les ont amené à réaliser un premier grenier au Burkina Faso dans le cadre de l’opération « Les greniers du Sahel ». Leur initiative est suivie par des organismes aussi prestigieux que l’ONU ou la Banque Mondiale. Ce travail sur le développement du rafraîchissement radiatif repose sur les travaux de Felix Trombes, pionnier des formes de production d’énergie alternatives comme les fours solaires, qui avait mis en évidence son potentiel au début des années 60. Le principe est assez simple à observer : par temps clair, la nuit, la terre reçoit en grande quantité le froid issu de l’espace où règne le 0 absolu, c'est-à-dire 0 K ou -273 °C. Ces froid radiatif sont efficacement transmis par le rayonnement infrarouge court (8-13 µm) par des nuits claires et par temps secs ; ils peuvent alors être absorbés par un corps noir. Un phénomène que l’on observe dans les déserts, à la lune rousse ou lors des quelques nuits de printemps dits des saints de glace… Il fait depuis longtemps l’objet de recherches pour l’exploiter, avec notamment la création d’enveloppes thermiques pour capter ce froid et le restituer.

Le but est par exemple de concevoir pour des pays peu ou non équipés en réseaux d’alimentation en énergie – pays en voie de développement, zones désertiques – des installations de conservation des récoltes et des aliments. Par une température nocturne de 28°C, il est possible d’obtenir une ambiance intérieure entre 10 et 15 °C dans un volume de 100 m3 sur une surface au sol de 130 m2. Soit de 30 à 80 W/m2.

Mais le simple « captage » thermique par chargement des structures ne suffit pas : encore faut-il trouver la solutions pour lisser les pointes de températures quotidiennes ou saisonnières. Et c’est là que Iterrae développe un concept innovant : l’association d’un système exploitant le froid radiatif avec une structure composée de matériaux à changement de phase – aussi appelé le stockage en chaleur – et arriver de cette façon à mettre au point une véritable réserve thermique. En fait, Yasmina et Pascal Fayet se posent en véritables maîtres d’œuvre dans ce domaine.

Pour en savoir plus :

www.iterrae.org

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