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L'Energie_Enjeu de demain

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jeudi 2 août 2007

1kg de boeuf consommé, 36 kg de CO2 rejeté

Attention, choix difficile: entre manger un kilogramme (kg) de bœuf et conduire trois heures durant en laissant les lumières allumées chez soi, que choisit le quidam pour contribuer le moins possible au réchauffement climatique?

En fait, le kg de bœuf émettrait plus de gaz à effet de serre (GES) que la promenade en voiture, selon une étude menée par Akifumi Ogino, de l’Institut national de la science des cheptels et des prairies de Tsukuba au Japon, et publiée dans le New Scientist du 18 juillet. La production de ce fameux kg entraînerait une émission de GES équivalent à 36,4 kg de CO2, ainsi que des composés fertilisants équivalents à 340 grammes (g) de dioxyde de soufre et 59 g de phosphate, et consommerait 169 mégajoules. Il s’agit de la quantité de GES émise par une voiture européenne tous les 250 kilomètres, et de suffisamment d’énergie pour faire fonctionner une ampoule de 100 watts durant 20 jours.

L’impact environnemental serait en réalité encore plus grand. En effet, l’étude est basée sur les méthodes industrielles de production de viande japonaises et a pris en compte la gestion de la naissance des veaux, ainsi que la production et le transport de leur nourriture. Mais elle n’incluait pas l’impact de la gestion d’une ferme, ni le transport de la viande.

Selon les auteurs, l’impact pourrait être réduit de 6% avec une meilleure gestion des déchets et un intervalle entre les vêlages plus petit. Une étude suédoise de 2003 suggérait que le bœuf biologique, élevé à l’herbe plutôt qu’à la nourriture industrielle, émettait 40% de GES de moins et consommait 85% d’énergie en moins.

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mardi 31 juillet 2007

L’augmentation du niveau de la mer sera imputable à la fonte des glaciers

Selon une étude* de l'Institut de recherches arctiques et alpines de l'université du Colorado parue la semaine dernière dans Science, l'accélération de la fonte des glaciers liée au réchauffement climatique contribuera davantage à la montée du niveau des océans que la diminution des glaces arctiques et antarctiques. Les glaciers et calottes glacières (hors Arctique et Antarctique) comptent pour environ 60% de l'apport en eau aux océans. Selon l’équipe du professeur Mark Meier, cette contribution s’est accentuée au cours de la dernière décennie au regard de l’accélération de la fonte des glaciers continentaux. Selon l’étude, cette accélération pourrait causer une élévation additionnelle de niveau de la mer de 0,1 à 0,25 mètres d’ici 2100.

*Etude intitulée « Glaciers Dominate Eustatic Sea-Level Rise in the 21st Century » publiée le 19 juillet sur Science express.

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dimanche 29 juillet 2007

Le Canada veut limiter l'énergie consommée par les appareils en mode veille

Gary Lunn, ministre canadien des ressources naturelles, a annoncé le 23 juillet que son gouvernement mettra prochainement en place des normes visant à limiter la quantité d’énergie consommée par les produits en mode de veille tels que téléviseurs, lecteurs CD, ordinateurs ou micro-ondes. On estime que la consommation d'énergie en mode de veille représente jusqu'à 10 % de la consommation d'électricité annuelle du foyer canadien moyen.

La première norme sera mise en place en 2008 au Canada pour réduire la consommation d'énergie des appareils électroniques en mode de veille et une norme « plus rigoureuse » suivra en 2010. Cette réglementation s’inscrit dans une initiative internationale, qui préconise une limite de 1 watt par produit pour sa consommation d’énergie en mode de veille. Cette norme permettrait d’économiser l’équivalent de la consommation électrique de 400.000 foyers canadiens, a indiqué le gouvernement canadien.

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Le réchauffement climatique à l'origine de la disparition d'un lac au CHILI

Les scientifiques expliquent par le réchauffement climatique la disparition soudaine il y deux mois d'un lac glaciaire de 2,5 hectares situé au sud du Chili.

Les garde-forestiers du Parc National Bernardo O'Higgins, 2000 kilomètres au sud de Santiago, ont trouvé en mai dernier un cratère de 30 mètres de profondeur à la place du lac Tempanos, qui était encore présent en mars. Plusieurs gros morceaux de glace, flottant habituellement sur le lac ont été aperçu au fond du cratère.

Après avoir survolé le lac, les scientifiques chiliens attribuent cette disparition au phénomène de débâcle glaciaire : le volume du lac aurait augmenté brutalement à la suite de la fonte des glaciers autour du lac. La pression exercée par l’eau aurait ensuite créé une brèche dans la glace retenant les eaux et provoqué une vidange du lac vers un fjord voisin.

Le glaciologue Andrés Rivera, du Centre d’études scientifiques de Valdivia, accompagné d'un expert de l'Institut Antarctique chilien, a survolé le site, prenant des centaines de photographies.

« Sur un côté du glacier Bernardo, on peut voir un grand trou, c'est par ce passage que l'eau s’est écoulé", a déclaré Andres Rivera.

« Ceci confirme que les glaciers de la région reculent et deviennent plus minces », a t-il ajouté. Ce phénoméne ne se serait pas produit si les températures n’avaient pas augmenté.

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samedi 21 juillet 2007

Une bonification du coefficient d'occupation du sol avec l'installation d'EnR et la THPE

Le respect de la très haute performance énergétique et l'installation d'équipements utilisant des ENR vont désormais pouvoir ouvrir droit à un dépassement du COS, aussi bien dans les constructions neuves que dans le cadre d'une rénovation.

Pris en application de la loi du 13 juillet 2005 fixant les orientations de la politique énergétique, deux arrêtés relatifs aux conditions à remplir pour bénéficier du dépassement de coefficient d'occupation des sols (COS) et favorisant le développement des EnR et la très haute performance énergétique (THPE) dans le bâtiment ont été signés le 3 mai. Ils paraîtront donc sous peu au Journal officiel.

Rappelons que selon le premier alinéa de l'article R 123-9 du Code de l'urbanisme, le coefficient d'occupation du sol qui détermine la densité de construction admise est le rapport exprimant le nombre de mètres carrés de plancher hors oeuvre nette ou le nombre de mètres cubes susceptibles d'être construits par mètre carré de sol.

Ces deux arrêtés vont donc permettre aux communes, par simple décision du conseil municipal, d'autoriser un dépassement du COS dans la limite de 20 %, c'est-à-dire d'autoriser à construire 20 % de surface supplémentaire que ce que prévoit le Plan Local d'Urbanisme (PLU).

Ils précisent que pourront être éligibles à la bonification du COS, les constructions à très haute performance énergétique et/ou comportant des équipements de production d'énergies renouvelables tels que solaire thermique ou photovoltaïque, pompes à chaleur, biomasse...

Cette incitation concerne les constructions neuves, quel qu'en soit l'usage, mais également les rénovations dans l'habitat. Ainsi, par exemple, dans les communes qui utiliseront cet outil, une famille limitée par le COS et désireuse d'agrandir son habitation, le pourra en isolant les combles de sa maison et en installant 3 m2 de panneaux solaires thermiques ou une surface de panneaux photovoltaïques égale à 10 % de la surface hors oeuvre net (SHON) de la maison.

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jeudi 12 juillet 2007

Energie, une ouverture du marché difficile

Au 1er juillet, les particuliers ont pu choisir leurs fournisseurs de gaz et d'électricité, beaucoup se demande comment va fonctionner le marché libre? Quel impact sur les tarifs?

Aujourd'hui 28 millions de particuliers clients d'EDF et 11 millions d'abonnés de GDF peuvent choisir un autre fournisseur. POWEO convoite 4 à 5 % du marché de l'électricité et autant de celui du gaz d’ici à 2010. DIRECT ENERGIE, filiale du puissant groupe de trading LOUIS-DREYFUS, veut séduire 1 million de clients dans les trois à venir. ENERCOOP, spécialistes de l’électricité produit via des énergies renouvelables, ALTERGAZ, et autres distributeurs implantés dans les régions espèrent une désertion massive des clients EDF ou de GDF. Cependant, les précédents ouvertures appellent à la modestie, entre 2005 et 2006, EDF a perdu seulement 2% de ses clients et ces derniers ont vite été refroidis par l’augmentation de leurs factures « libres » (soit hors régime des contrats encadrés par les pouvoirs publics) de 75,6% entre 2001 et 2006 et 48% au cours de la seule année dernière. Or si, depuis 2006, les patrons ont la possibilité de s’offrir un ticket retour, autrement dit, revenir chez EDF et GDF, les particuliers, eux ne pourront pas bénéficier de cette clause.

Quelle solution pour ces nouveaux entrants ? Pour faire face à la croissance de la demande en gaz et en électricité, les entreprises énergétiques européennes vont devoir investir massivement, 1.200 milliards d’euros d’ici 2030 d’après l’agence internationale de l’énergie. En outre, les prix sont condamnés à la hausse pour ne pas freiner les investissements des entreprises et bloquer le développement d’une réelle politique de maîtrise de l’énergie. L’énergie doit être considérée comme une valeur rare et donc chère afin de respecter les engagements pris dans le cadre du protocole de Kyoto. Les expériences étrangères ont montré que les simples fournisseurs, privés de capacité de production ont eu du mal à survivre. En grande Bretagne, les tarifs ont augmenté de 80,7% entre 2001 et 2006 (ouverture du marché en 1999), + 40% au pays-bas (ouverture du marché en 2001) et + 77 % en suède (ouverture du marché en 1999). Alors, préparons-nous à diminuer nos consommations énergétiques et poussons les entreprises à investir dans des capacités de production décentralisée pour désengorger un réseau électrique déjà saturé.

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jeudi 5 juillet 2007

Un réseau électrique à moderniser pour viser l'interactivité

Plusieurs programmes dans le monde cherchent à adapter les réseaux de distribution à la connexion des énergies renouvelables. Les technologies utilisées dans les réseaux électriques n’ont pas loin d'un siècle. Aux Etats-Unis, la fréquence des pannes de courant devient intolérable pour la population et l'industrie. En Europe, ce thème a pris de l'ampleur depuis la panne électrique continentale du 4 novembre 2006 et ce risque ne fera que croître dans le futur.

D'autres défis techniques et économiques à plus long terme justifient une modernisation de fond. La nouvelle économie de l'énergie libéralisée va exiger de plus en plus de souplesse dans la gestion des injections. Les producteurs et les « tuyauteurs » comme RTE en France étaient en monopole et en petit nombre. Ils seront de plus en plus en concurrence et nombreux.

Le développement inéluctable des énergies renouvelables bouleverse aussi les réseaux. L'explosion de la production d'électricité éolienne pendant l'hiver 2004-2005 au Danemark et en Allemagne a créé une sacrée friture sur les lignes belges et néerlandaises. L'exploitation du fort potentiel éolien de l'Ecosse est freinée par la vétusté des circuits. Ce n'est qu'un début, les sources photovoltaïques, micro-hydrauliques, les centrales de micro-cogénération ou les piles à combustible devraient se multiplier sur tous les territoires.

Les réseaux actuels et leur gestion ne sont plus adaptés. Ils sont conçus pour transférer le courant dans un seul sens d'usines de production de grosse taille. Elles injectent leur courant dans des lignes très hautes tensions qui répartissent l'énergie à l'échelle d'une région. Les grands transformateurs font alors l'interface avec les réseaux moyenne tension qui fournissent les industriels ou les grands clients comme les municipalités. A l'échelle locale, d'autres transformateurs réduisent la tension à 220 volts vers le particulier.

La multiplication des points d'injection et le transport dans les deux sens vont compliquer le respect déjà complexe de la sacro-sainte loi électrique de l'égalité instantanée entre la production et la consommation d'électricité, à la fréquence de 50 hertz. EDF et RTE gèrent depuis longtemps la qualité de la sinusoïde sur les réseaux haute tension grâce à des circuits intelligents. Ils utilisent pour cela un réseau de télécommunications spécialisé de dizaines de milliers de kilomètres mais Les réseaux moyenne et basse tension ne disposent justement pas de cette intelligence. Il n'est pas question d'étendre les systèmes de gestion du réseau haute tension à ses ramifications, ce serait très cher. Les industriels et les chercheurs misent sur deux domaines technologiques pour moderniser les réseaux locaux. Les nouvelles technologies de l'information connecteront les utilisateurs et les producteurs. L'élégante solution des courants porteurs en ligne pour transmettre les données est bien placée.

Ce système utilise la sinusoïde électrique pour porter un signal de plus forte fréquence, mais d'intensité plus faible. EDF envoie tous les jours deux signaux CPL à 175 Hz pour déclencher les contacteurs heures creuses de nos tableaux électriques. D'autres liaisons sont possibles : par Internet, par radio (GSM)... L'une des premières applications de ce principe touchera les compteurs électriques. Enel installe actuellement des millions de compteurs intelligents en Italie. EDF prévoit de le faire avant 2010. On peut imaginer autour d'eux de nouveaux services touchant essentiellement à la bonne gestion de l'énergie pour diminuer les pics de consommation qui portent aussi un enjeu environnemental : ces conditions de production sont les plus émettrices de carbone.

Mieux informés, les réseaux et les opérateurs pourront mieux optimiser leurs niveaux de charge. Aujourd'hui, ils ne peuvent que se fonder sur les prévisions météo, sur les historiques de consommation et sur l'activité économique. En hiver, une variation d'un degré sur l'ensemble du territoire entraîne une augmentation de la consommation équivalente à la production d'une centrale nucléaire. La nébulosité à elle seule modifie l'utilisation de l'éclairage, donc de l'électricité. La mi-temps d'un match de foot important suffit à déséquilibrer l'équilibre national : celle de la finale du Mondial de football 1998 a généré un surcroît de consommation équivalente à celle d'une ville de 1,5 million d'habitants.

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mardi 12 juin 2007

Le changement climatique risque de provoquer le déplacement de plus d'un milliard de personnes

L'association Christian Aid tire aujourd'hui la sonnette d'alarme sur les conséquences sociales désastreuses que risque de provoquer le changement climatique. Dans son rapport intitulé « Marée humaine : la véritable crise migratoire », publié à l'occasion de sa cinquantième collecte annuelle de fonds au Royaume-Uni, l'association estime que plus d'un milliard de personnes vont être contraints de quitter leur habitat actuel d'ici 2050. Ces futurs migrants gonfleront les rangs des 155 millions de personnes déjà déplacées pour cause de conflit, de désastre et de grands projets de développement.

Le changement climatique met en péril la capacité des populations pauvres à cultiver leur nourriture, à trouver de l'eau et de bénéficier de lieux sûrs pour vivre, explique le rapport. Une grande majorité de ces populations proviendra donc des pays les plus pauvres du monde. Une action pressante de la communauté internationale est donc nécessaire pour éviter les effets les plus inquiétants de cette crise. La migration forcée est à l'heure actuelle la menace la plus pressante à laquelle doivent faire face les populations pauvres des pays en voie de développement, complète dans un communiqué John Davison, auteur du rapport.

Ce document vient donc appuyer les positions du deuxième groupe de travail du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC) qui, dans son rapport de synthèse, dresse la longue liste des impacts économiques et sociaux que les événements météorologiques extrêmes tels que canicules, inondations, sécheresses, élévation du niveau de la mer pourraient avoir dans la seconde moitié du 21ème siècle. Outre les forts coûts engendrés par le réchauffement climatique, celui-ci modifiera largement la répartition des ressources : modification de la productivité des céréales, manque d'eau ou au contraire risques accrus d'inondations… ? À ce titre, le nombre de victimes d'inondations pourrait augmenter de deux à sept millions de personnes chaque année tandis qu'à l'horizon 2080, les sécheresses, la dégradation et la salinisation des sols pourraient conduire 3,2 milliards d'hommes à manquer d'eau et 600 millions à souffrir de la faim.

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vendredi 18 mai 2007

Le changement climatique réduit l'absorption de CO2 par l'océan Austral

Le réchauffement du climat a réduit la capacité de l'océan Austral à absorber le dioxyde de carbone (CO2) atmosphérique, une situation jugée très préoccupante par les auteurs d'une étude publiée jeudi dans la revue américaine Science.

« C'est la première fois que nous pouvons dire que le changement climatique en lui-même est responsable de la saturation des capacités de l'océan antarctique à absorber le CO2, ce qui est sérieux », explique Corinne Le Quéré, de l'université britannique East Anglia, principal auteur de ces travaux conduits par une équipe internationale pendant quatre ans.

« Tous les modèles informatiques d'évolution du climat montrent que ce phénomène va persister et s'intensifier au cours de ce siècle », souligne-t-elle.

Cette étude a montré que l'intensifisation des vents dans l'Antarctique provoquée par l'accumulation des gaz à effet de serre et la diminution de l'ozone, a libéré dans l'atmosphère du CO2 stocké dans l'eau, saturant ses capacités d'absorption.

Les océans, mers, lacs et forêts de la planète absorbent environ la moitié des émissions de CO2 produites par les activités humaines, dont 15% par les eaux australes seules.

Avec l'océan Antarctique atteignant un point de saturation, il y aura davantage de CO2 qui restera dans l'atmosphère, intensifiant l'effet de serre atmosphérique et le réchauffement.

Cette nouvelle recherche laisse penser que la stabilisation du volume de CO2 dans l'atmosphère est encore plus difficile à réaliser qu'on ne le pensait jusqu'alors. De dangereux niveaux d'acidification de l'océan Antarctique devraient être atteint avant 2050, date anticipée auparavant.

« Depuis le début de la révolution industrielle au 19e siècle, les océans ont absorbé environ le quart des 500 milliards de tonnes de carbone émis dans l'atmosphère par les activités humaines », relève Chris Rapley, directeur du British Antarctic Survey, qui a aussi participé à ces travaux.

« La possibilité que dans un monde plus chaud, la capacité de l'océan australe à absorber le CO2 atmosphérique diminue est préoccupante car ces eaux sont la plus grande éponge de CO2 sur la Terre », déplore-t-il.

La saturation de l'océan Austral a été mise en évidence en analysant les observations du CO2 atmosphérique faites par 40 stations autour du globe.

L'absorption de CO2 de cet océan a arrêté d'augmenter en 2001 tandis que les émissions de CO2 dans l'atmosphère ont progressé depuis de 40%. Alors agissons au plus vite, c'est-à-dire dès maintenant !!!!

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dimanche 13 mai 2007

Lancement d'une centrale photovoltaïque hors normes en Allemagne

Le groupe allemand Juwi vient d’obtenir le permis de construire pour la centrale photovoltaïque Waldpolenz, qui devrait être « la plus grande au monde ». Située à l'est de Leipzig, à Brandis (Allemagne), elle produira 40 MWh par an. Actuellement, la capacité maximum de production est de 12 MWh. La centrale s'étendra sur une surface correspondant à l'équivalent de 200 terrains de football.

Selon Juwi, cette centrale sera également « la moins chère au monde » : avec un prix spécifique de 3.250 euros par KW, elle se positionne entre 20 et 40 % en dessous du prix du marché. Le projet sera réalisé d’ici à la fin de 2009. L’investissement est de 130 millions d’euros. La centrale permettra d'économiser 25 000 t de dioxyde de carbone par an.

La philosophie poursuivie par le groupe juwi est de produire aussi rapidement que possible de l'électricité solaire à des prix compétitifs et en total affranchissement des subventions.

Alors prêt à avoir demain de l'électricité solaire produite par des systèmes installés sur votre toit à un coût inférieur à celui proposée par les énergéticiens. Selon les prévisions de juwi, cela devrait se produire dans huit à dix ans.

Juwi a réalisé près de 120 millions d'euros en 2006 et est présent en France avec 14 MW de puissance installée sur un parc éolien de Plouguin en Bretagne.

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jeudi 19 avril 2007

La facture énergétique Française s'alourdit encore à 46,2 milliards d'euros en 2006

La facture énergétique 2006 s'alourdit encore à 46,2 milliards d'euros, en raison notamment des prix élevés de l'énergie, le bilan énergétique 2006 confirme les tendances antérieures : amélioration de l'intensité énergétique et développement des EnR.

Les chiffres du ministère indiquent que la facture énergétique de 2006 aprogressé de 18,5% pour atteindre 46,2 milliards d'euros, notamment du fait du niveau élevé des prix de l'énergie. La facture s'est donc encore alourdie sans atteindre toutefois les 37,3% de hausse en 2005 et les 24,1 % en 2004. Globalement la facture énergétique représente 2,6% du PIB, un niveau qui n'avait pas été atteint depuis 1985 (3,7%), selon le document ministériel.

Corrigée du climat, la consommation totale d'énergie primaire s'élève à 275,3 Mtep, en baisse de 0,3% (après une faible hausse, de +0,2%, en 2005), donc en net retrait par rapport au PIB (+2,0%). En données réelles, elle baisse de 1,0%, à 273,2 Mtep.

La consommation d'énergie finale renoue par contre avec la hausse, avec +0,6%, à 177,1 Mtep, après -0,3% en 2005 et +0,9% en 2004 et dans tous les secteurs (+1,1% dans le résidentiel-tertiaire, +1,0% pour les transports), sauf l'industrie (-0,7%). Ce décalage entre primaire et final, inversé par rapport à l'année précédente, provient principalement de la baisse de consommation de charbon pour produire de l'électricité, grâce à la relative bonne tenue de l'hydraulique, note le rapport. La consommation finale énergétique évolue de façon contrastée par énergie : +4,1% pour le charbon (grâce à la sidérurgie), +3,6% pour les énergies renouvelables thermiques, +1,5% pour l'électricité, quasi-stabilité à la fois pour le pétrole (-0,1%) et le gaz (-0,3%).

Selon les chiffres du ministère de l'économie et des finances, l'intensité énergétique de la France baisse de nouveau sensiblement, de -1,3% pour l'énergie finale (directement achetée par le consommateur), après -1,5% en 2005.

Enfin, la consommation primaire totale d'énergies renouvelables est celle qui croît le plus rapidement : + 5%, à 17,2 Mtep. En particulier les biocarburants croissent fortement, de 63%, après +15% en 2005. Le regain de l'hydraulique(+8%) grâce à une meilleure pluviosité qu'en 2005, allié avec un fort développement de l'éolien, permet une nette diminution de l'appel aux centrales thermiques classiques (-9,3%). En conséquence de ces évolutions et à partir des bilans de l'énergie, les émissions de CO2 dues à l'énergie ont baissé sensiblement, de 1,3% après deux années de quasi stabilité (+0,1%) et une tendance à la hausse limitée à 0,1% par an depuis 1990, selon le rapport de la Direction Générale de l'Énergie et des Matières Premières.

Ce sont les transports qui sont à l'origine de la plus forte hausse des émissions, avec +0,5%, alors que celles des centrales électriques thermiques classiques alimentées par des combustibles fossiles chutent de -12% (mais après +20% en 2005), du fait d'un rétablissement partiel de l'hydraulique qui permet d'économiser notamment du charbon. Les émissions du résidentiel-tertiaire baissent de -0,2%, tandis que celles de l'industrie croissent de 0,1% (du fait de l'utilisation accrue de charbon pour la sidérurgie). Le rapport note que si l'on ne tenait pas compte des « puits de carbone », ni des autres gaz à effet de serre, le niveau des émissions de la France en 2006 serait d'environ 2% au-dessus de celui de 1990.

Pour en savoir Plus :

http://www.industrie.gouv.fr/energie/statisti/pdf/bilan2006.pdf

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mardi 10 avril 2007

Quelles stratégies énergétiques pour demain ?

A l’approche des élections présidentielles, une question centrale doit être posée : quelles stratégies énergétiques doivent être choisies ?

Car face à l’accroissement de la demande en matière d’énergie et aux risques qui se multiplient, nous devons aujourd’hui faire un choix.

La demande mondiale de l’énergie croît à raison de 2% par an de manière stable sur les 35 dernières années. En outre, nous étions 3 milliards en 1960, 6 milliards aujourd’hui et serons 9 milliards en 2050 et aujourd’hui près de 2 milliards d’individus n’ont pas accès à l’énergie. Un arrêt brutal de la croissance est irréaliste avec l’explosion de la demande énergétique en Asie même si les pays industrialisés réduisent drastiquement leurs consommations énergétiques. Pour exemple, la Chine et l’Inde représentent à elles deux environ la moitié de la hausse de consommation d’énergie et on envisage à l’horizon 2050 plus qu’un doublement de la demande (+ 110%).

Ces pays utilisant la ressource charbon, les émissions de gaz à effet de serre augmentent encore plus vite (+ 137%).

Enfin, comme le montre l’étude du GIEC (Groupe Intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat) publiée le 1er février 2007, la terre ne peut connaître une élévation de température supérieure à 2°C sous peine de conséquences dramatiques. Les concentrations admissibles de gaz à effet de serre ne doivent pas excéder un surcroît de 18 % par rapport aux concentrations actuelles. Pour atteindre ce résultat, il faut diminuer drastiquement les émissions en cours du 21ème siècle et pour ce, nous devons en termes d’émissions au niveau global, atteindre un pic d’ici 2020 puis les diviser nettement d’ici 2050.

Une autre variable pourrait être ajoutée à cette équation, quid de la question des réserves. Si le pic pétrolier est annoncé pour 2020, le pic gaz pour 2030, le pic charbon lui apparaît plutôt en 2050. Mais, ce n’est pas la limitation des ressources fossiles qui permettra de résoudre le problème du climat. En effet, les niveaux liés à l’usage de toutes les ressources fossiles sont près de 6 fois supérieurs à ce que la planète peut accepter pour ne pas dépasser un réchauffement de 2°C. Il faut donc traiter la question du climat indépendamment de la question de la taille des ressources et surtout plus rigoureusement.

L’équation est difficile à résoudre mais inéluctable : Comment continuer à se développer tout en réduisant les émissions de gaz à effet de Serre ?

Première solution, innover dans de nombreux secteurs notamment ceux du bâtiment, du transport, de l’urbanisme, de l’aménagement durable du territoire ainsi que l’agriculture et l’agroalimentaire.

Les technologies doivent être mobilisées aussi bien du côté de l’offre avec notamment le nucléaire, les énergies renouvelables, le captage et stockage de CO2, que du côté de la demande avec les véhicules moins émetteurs de CO2 et les bâtiments à énergie positive.

Beaucoup de ces technologies concernées n’ont pas atteint leurs performances optimales en terme de coût et de fiabilité. La mise en place de cadre incitatif pour les nouvelles technologies de l’énergie puissent progresser rapidement et devenir compétitives est donc indispensable.

Un second axe de développement est l’aide à leur déploiement dans un contexte de marché ouvert où certaines de ces technologies présentent inéluctablement un surcoût pour les utilisateurs. Dans ce cas, dans la mesure de leur contributivité au règlement du problème du changement climatique, elles doivent être imposées. C’est tout l’enjeu notamment dans le parc de bâtiment existant. L’innovation n’est pas seulement nécessaire dans le domaine technologique mais aussi au niveau des modes d’organisation. Il s’agit de mettre en place un cadre différent qui incite les acteurs à changer de comportements, ce qui devrait modifier les modes de production et de consommation.

Alors légiférons pour imposer un financement du surcoût à l’investissement des bâtiments à énergie positive. Imposons des tarifs d’achats d’électricité suffisant pour créer une diversité au niveau des énergies renouvelables (biomasse, biogaz,…)…

Pour en savoir plus :

www.energiepositive.info

Les cahiers de la compétitivité du MONDE daté du 21 mars 2007

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lundi 19 mars 2007

Un crack du marché de la tonne du dioxyde de carbone (CO2)

Le prix du quota de CO2 ne vaut presque plus rien sur le marché Powernext Carbon, l’une des principales plateformes européennes d’échanges de permis d’émission de gaz à effet de serre avec un prix à 0,88 euros fin février 2007. Pour mémoire, il valait entre 8 et 10 euros début 2005 au lancement du marché européen des quotas et atteint un pic à 30 euros au printemps 2006. Powernext® Carbon est un marché au continu et au comptant de CO2 (Quotas). Ce modèle de marché est le fruit d’une collaboration entre Powernext, la Caisse des Dépôts et Euronext. Powernext® Carbon compte 67 membres.

Des quantités de quotas à ne pas dépasser ont été distribués aux industriels (énergéticiens, cimentiers, sidérurgistes) pour les années 2005, 2006 et 2007. Mais, l’attribution de quotas beaucoup trop laxistes en 2005 auprès des industriels (cimentiers, sidérurgistes) a entraîné une offre bien supérieure à la demande. En outre, la douceur exceptionnelle de cet hiver a grandement participé à l’effondrement du prix de la tonne de CO2.

Pourtant, 31 448 000 tonnes de CO2 ont été échangées en 2006, soit une moyenne quotidienne de 127 320 tonnes, des spéculateurs misant sur un printemps froid et un été caniculaire.

A ce prix, ce mécanisme financier n’a aucun impact sur les industriels européens et les efforts nécessaires pour respecter les engagements pris dans le cadre du protocole de Kyoto ne sont pas réalisés.

La phase 2 du marché du carbone entre début 2008 et fin 2012 va donc avoir toute son importance. Le succès du marché de la tonne du CO2 dépendra de la Commission Européenne à imposer aux Etats des plafonds plus bas pour leurs industriels respectifs.

Réponse dans quelques mois…

Pour en savoir plus :

http://www.powernext.fr/

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vendredi 16 mars 2007

Un projet de loi contre le changement climatique au Royaume-Uni

Le ministre de l’environnement britannique, David Miliband, a présenté, mardi 13 mars, avec le Premier ministre Tony Blair et Gordon Brown, le numéro deux du gouvernement, le texte du projet de loi contre le changement climatique. Le Climate change bill vise à entraîner le Royaume-Uni dans une économie low-carbon.

Le projet de loi sera débattu d’ici juillet prochain au Parlement. A charge pour le Royaume de réduire ses émissions de gaz à effet de serre (GES) de 60% à l’horizon 2050, par rapport à 1990. En outre, il fixe un objectif intermédiaire, et contraignant, compris entre 26 et 32% d’ici 2020.

Est également mis en place un système, lui aussi contraignant, de «carbon budgets» (plafond d’émissions) tous les 5 ans, avec au moins 15 ans de vision, afin de permettre aux entreprises et aux particuliers d’investir dans des technologies propres. Le premier «carbon budget» devrait être présenté au Parlement avant fin décembre 2008.

Un nouvel organisme statutaire, le Committee on climate change, conseillera le gouvernement afin d’optimiser la trajectoire de réduction des émissions de GES outre-Manche. Cela permettra de s’assurer chaque année que l’administration reste bien dans les limites des plafonds prévus par période quinquennale.

De nouvelles mesures sont également prévues pour mettre en œuvre ces choix, notamment en termes d’économies d’énergie. Elles seront explicitées dans l’Energy white paper présenté avant l’été.

Pour en savoir plus :

http://www.journaldelenvironnement.net/fr/document/detail.asp?id=804&idThema=6&idSousThema=33&type=JDE&ctx=259

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jeudi 15 mars 2007

9 ème Colloque du Syndicat des Energies Renouvelables : un engagement sur un objectif de 20% d’énergie Renouvelable en France en 2020 et un nouveau tarif de rachat biomasse dans quelques jours

Mardi 13 mars s’est tenu le 9ème Colloque du Syndicat des Energies Renouvelables. Deux points majeurs sont ressortis :

  • la confirmation de l’engagement des chefs d’Etat et Gouvernemnet de l’Union Européenne a adopté un objectif de 20 % d’énergies renouvelables dans l’Union en 2020. Pour atteindre ces 20%, il faut que tous les grands pays, et donc la France, acceptent également, à titre individuel cet objectif contraignant de 20%. Dans ce cadre, Dominique VOYNET et les représentants de François BAYROU, Ségolène ROYAL et Nicolas SARKOZY ont tous confirmé leur adhésion à cet objectif.
  • A noter également, François LOOS, Ministre délégué à l’Industrie a annoncé dans son allocution d’ouverture que le tarif d’obligation de rachat biomasse allait être modifié dans les prochains jours.

Affaires à suivre…

http://www.enr.fr/dossiers-presse/Communique_colloque_13_mars_2007.pdf

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dimanche 11 mars 2007

L'hiver 2006-2007 est le plus doux en France depuis 1950

L'hiver 2006- >?xml:namespace prefix =" ""st1" /?< 2007 a été le plus doux en France depuis 1950 qui fait état d'une température moyenne supérieure de 2,1 degrés à la normale saisonnière.

Avec une température moyenne supérieure de 2,1°C à la normale saisonnière, l'hiver 2006/2007 (décembre 2006 à février 2007) est le plus chaud observé en France depuis 1950. Il devance ainsi ceux de 1989-1990 et 1974-1975 pour lesquels les températures avaient dépassé de deux degrés la normale saisonnière.

Cet hiver remarquablement doux fait suite à un automne 2006 exceptionnellement chaud, jamais observé au cours de la période 1950-2006 et sans doute même jamais vécu depuis plusieurs siècles, selon Météo France.

Météo France annonce par ailleurs un printemps plus chaud que la normale saisonnière. Selon les prévisions pour le trimestre mars-avril-mai 2007, les températures moyennes s'annoncent supérieures aux normales saisonnières en France métropolitaine.

Pour en savoir plus :

http://www.actu-environnement.com/ae/news/meteo_france_hiver_2006_2310.php4

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vendredi 9 mars 2007

Un cadre juridique des projets domestiques définit les conditions de délivrance des crédits carbone

Les projets domestiques ont vocation à contribuer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre sur le territoire national et de participer à l'engagement de notre pays de diminuer nos émissions d'un facteur 4 d'ici à 2050.

Le système européen d'échange de quotas de CO2 incite d'ores et déjà les entreprises de certains secteurs industriels à diminuer leurs émissions de CO2. Les entreprises décidant de réduire leurs émissions peuvent en effet bénéficier des revenus résultant de la vente des quotas ainsi libérés.

Cependant, ce système ne couvre que 40 % des émissions européennes de gaz à effet de serre, et moins de 30 % en France. Le mécanisme des projets domestiques CO2 vise à rémunérer financièrement les acteurs non couverts par le système européen d'échange de quotas, lorsqu'ils engagent volontairement des actions de réduction de leurs émissions. Les principaux secteurs concernés sont les transports, l'agriculture, le bâtiment, le traitement des déchets, et les installations industrielles non couvertes par le système des quotas.

Les ministères de l'Economie, des Finances et de l'Industrie et de l'Ecologie et du Développement Durable ont annoncé aujourd'hui dans un communiqué la publication de l'arrêté au Journal Officiel, fixant le cadre juridique de ce nouvel instrument. Cet arrêté définit les modalités d'agrément des projets et les conditions de délivrance des crédits carbone.

Les collectivités pourraient également bénéficier de ce nouvel outil en abandonnant une ressource énergétique fossile pour passer à une énergie renouvelable et ainsi diminuer les émissions associées à leurs bâtiments. Ce type de projet énergétique s'applique à la production de chaleur renouvelable pour des installations de puissance inférieure à 20MW (seuil du PNAQ) : biomasse, géothermie, etc. Pour une chaudière d'une puissance de 1MW, le passage de l'approvisionnement du gaz à la biomasse permet par exemple d'économiser chaque année l'émission d'environ 1 500 tonnes d'équivalent CO2.

Pour en savoir plus :

http://www.ecologie.gouv.fr/Exemples-de-projets-domestiques.html

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samedi 3 mars 2007

Le CEREGE met en évidence un mécanisme d'amplification du changement climatique

En étudiant l'alternance des périodes chaudes et froides du passé, des chercheurs ont mis en évidence un mécanisme de rétroaction de la circulation océanique sur le climat qui renforce le réchauffement ou le refroidissement.

Au cours des 90.000 dernières années, la Terre a connu une alternance rapide et de grande ampleur de périodes chaudes et de périodes froides. Ces variations climatiques sont archivées par certains indicateurs et notamment au sein des glaces polaires, des sédiments marins ou encore de certaines stalagmites. Plusieurs études de ces archives climatiques ont ainsi démontré une relation étroite entre ces modifications climatiques et la circulation des courants océaniques. Une équipe de chercheur du Centre européen de recherche et d'enseignement des géosciences de l'environnement (CEREGE) vient de compléter ces observations en mettant en évidence un mécanisme de rétroaction de la circulation océanique sur le climat. Les changements de circulation océanique dans l'Atlantique Nord ont une influence à l'échelle planétaire, en affectant en particulier le cycle de l'eau ce qui renforcerait le réchauffement ou le refroidissement dans certaines régions.

Aujourd'hui, le fait que le réchauffement climatique pourrait perturber le cycle de l'eau et induire un ralentissement de la circulation Atlantique Nord est un réel sujet d'inquiétude. Les données océanographiques des 50 dernières années suggèrent que des changements hydrographiques (température et salinité) ainsi qu'une diminution du flux d'eau transporté par certains courants marins, en surface et en profondeur, se sont déjà produits en Atlantique Nord. Les chercheurs dont l'étude a été publiée dans Nature le 22 février dernier estiment que le risque d'une variation encore plus importante de la circulation océanique à l'échelle de la fin du siècle, ou du début du siècle prochain, doit être pris au sérieux et étudié activement

Pour en savoir plus :

http://www.actu-environnement.com/ae/news/cerege_mecanisme_retroaction_climat_2302.php4

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