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Micro-cogénération

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jeudi 12 juin 2008

22 projets retenus pour l'électricité issue de la biomasse

Le ministère de l’Ecologie a annoncé mercredi la validation de 22 projets de construction de centrales électriques alimentées par la biomasse. 300 MW doivent ainsi être mis en service avant 2010. La commission de régulation de l'énergie a validé 22 projets de construction de centrales électriques alimentées par la biomasse, c’est-à-dire les déchets végétaux. Les dossiers sélectionnés concernent des projets d'unité de production d'énergie à partir de biomasse qui bénéficieront d'un tarif préférentiel de rachat de l'électricité. 300 MW doivent ainsi être mis en service avant 2010. Cela représente un tiers d'un réacteur nucléaire ou 450.000 tonnes équivalent pétrole.

mercredi 3 octobre 2007

Emission sur ARTE d'un HLM passant à la micro-cogénération a bois

Lassés de l'augmentation de leurs factures, les locataires d'un immeuble ont accepté de passer aux énergies renouvelables. Ce projet fera-t-il des émules ?

Face à l'augmentation des prix du chauffage central, du gaz et de l'électricité, les habitants des soixante-quatre appartements d'un immeuble de Karlsruhe n'arrivent plus à suivre. Seule solution pour sortir de cette spirale : trouver une alternative aux énergies traditionnelles. Les locataires ont alors accepté de réaménager leur immeuble pour le convertir aux énergies renouvelables. Ce projet prévoit de remplacer le gaz par des granulés de bois qui alimenteraient une centrale de chauffage à distance, laquelle produit à la fois chaleur et électricité. Si les travaux s'annoncent chers, les économies d'énergie devraient être suffisamment importantes pour couvrir ces dépenses. Les locataires devraient donc largement gagner au change et ne pas voir leur loyer augmenter. Le documentaire suit toutes les étapes de cette transformation dirigée par <la Karlsruher Volkswohnung GmbH, une société nationale de construction d'immeubles. Il s'interroge aussi sur son éventuel impact : pourrait-elle s'étendre à toute l'Allemagne ?

 

Rediffusion mercredi 10 octobre à 05H00 sur ARTE

 

Pour en savoir Plus

mardi 31 juillet 2007

Lancement du label de l'électricité verte : EVE

Parmi les diverses offres d’électricité proposées sur le marché français, plusieurs se disent « vertes ». Pour distinguer les offres vertes de qualité, le CLER et le WWF (à l'origine de la création du LABEL) ont mis en place des critères que doivent respecter ces offres. Un audit indépendant garantit ce respect. Les critères sont organisés autour de 3 axes principaux : Respect de l'environnement, luttre contre l'effet de serre, protection des consommateurs.

Respect de l’environnement

Les sources d’énergie renouvelables ont la caractéristique d’utiliser des flux naturels et non des stocks. Leur impact environnemental est généralement faible mais, en installant des activités industrielles dans des milieux parfois fragiles, elles peuvent générer des nuisances. C’est pour cette raison que des critères environnementaux ont été intégrés au label.

Par exemple les producteurs hydrauliques doivent garantir une bonne gestion environnementale des centrales. Les conditions d’exploitation doivent être en conformité avec la loi. Elles doivent en plus être certifiées selon la norme EMAS ou ISO 14001 (à l’exception des petites centrales).

L’électricité issue de la biomasse doit également répondre à certains critères pour être considérée comme respectueuse de l’environnement. Elle ne doit pas être responsable de la coupe de forêts primaires. De plus, la biomasse dédiée, c’est-à-dire les cultures spécialement destinées à des usages énergétiques, doit prouver qu’elle est issue de forêts bien gérées. La combustion de déchets issus de la biomasse doit garantir l’absence de traitements toxiques. Enfin, l’incinération de déchets non triés est exclue du champ du label.

Lutte contre l’effet de serre

L’électricité verte propose à chaque consommateur de développer les énergies renouvelables. Mais toutes les offres ne le permettent pas réellement ! En effet, parfois, le fournisseur peut vendre de l’électricité renouvelable issue de centrales existantes et rentabilisées. Dans ce cas, l’électricité aurait été produite de toute façon, qu’un consommateur souscrive à l’offre verte ou non.

Le label exige des offres vertes qui permettent un développement des énergies renouvelables. Elles doivent investir dans le développement de nouvelles centrales utilisant les énergies renouvelables, s’approvisionner directement auprès de centrales non subventionnées ou investir dans l’efficacité énergétique.

Le label EVE apporte donc une garantie que l’offre d’électricité verte entraîne un réel développement des énergies renouvelables et que l’acte de consommation fait une différence.

Protection des consommateurs

La plupart des offres vertes coûtent plus chères que les offres standards. Le consommateur doit alors se demander à quoi sert ce surcoût. Idéalement, il permet de développer les énergies renouvelables par des investissements dans de nouvelles centrales. Il est également possible que ce surcoût serve à s’approvisionner en électricité verte non subventionnée et donc plus chère. Mais dans certains cas, il ne sert qu’à financer la traçabilité de l’électricité, mais ne développe en rien le marché des énergies renouvelables. Il est essentiel, lorsque les offres d’électricité verte affichent un surcoût, d’en connaître l’utilisation.

Et lorsqu’il n’y a pas de surcoût ? On peut alors se demander si l’offre d’électricité verte a un quelconque impact sur le développement des énergies renouvelables. Elles ne peuvent en fait en avoir qu’à partir du moment où la demande volontaire est supérieure à l’offre. C’est-à-dire les consommateurs demandent une telle quantité d’électricité verte que les producteurs sont obligés de construire de nouvelles centrales pour y répondre. Cela ne peut se produire en France à court terme. Dans les pays d’Europe où le marché est ouvert depuis longtemps, un seul a atteint ce niveau : les Pays-bas. En attendant que cela se produise en France, il faut exiger des offres vertes qu’elles présentent une additionnalité c’est-à-dire qu’elle permettent une amélioration de l’existant.

Et en Europe...

Les labels européens de l’électricité verte se sont fédérés au sein du réseau EUGENE (European Green Electricity Network). Les principaux labels sont : Ok Power en Allemagne, Naturemade en Suisse, Bra Miljöval en Suède.

Pour toutes demandes d’informations complémentaires, n’hésitez pas à nous contacter par mail à contact@amoes.com

www.amoes.com

mercredi 18 juillet 2007

Micro-cogénération : un générateur résidentiel à très haut rendement au Danemark

A l'échelle industrielle, la cogénération (ou CHP, pour Combined Heat and Power) est largement utilisée. Celle-ci, comme son nom l'indique, consiste à produire, à partir d'une énergie primaire combustible, deux énergies secondaires utilisables. En pratique, il s'agit le plus souvent de récupérer et valoriser la chaleur dissipée lors de la génération électrique, pour atteindre un rendement total allant jusqu'à 80-90 %. Plus récemment, on a étendu ce concept au niveau résidentiel, en concevant un système abordable et suffisamment silencieux pour un usage domestique : c'est la micro-cogénération. Un nouveau type de générateur résidentiel, produisant à la fois chaleur et électricité, qui permet de réaliser des économies d'énergie. La micro-cogénération est une technologie prometteuse pour réduire nos émissions de gaz carbonique.

Une centrale CHP sur l'île de Masnedø, au Danemark. La chaleur générée est utilisée dans des serres adjacentes.

En utilisant une unité micro-CHP qui fonctionne au gaz naturel ou au bois, le consommateur obtiendra un rendement énergétique bien meilleur que n'importe quelle chaudière classique, sans devoir changer ses habitudes. Un tel système se compose de deux parties : l'une étant le générateur, et l'autre dispensant la chaleur dans toute l'habitation. Ce sont les besoins en chaleur qui régulent le fonctionnement du micro-CHP, l'électricité étant délivrée comme sous-produit.

Malgré un coût initial de plus du double de celui d'une chaudière traditionnelle, les micro-CHP permettent aux utilisateurs d'épargner jusqu'à 700$ sur leur facture annuelle d'électricité. De plus, le haut rendement d'une telle installation aura un impact positif sur notre environnement.

Principe du micro-CHP : au lieu de brûler le carburant pour simplement chauffer la maison ou de l'eau, une partie de l'énergie est convertie en électricité. Celle-ci est soit utilisée au sein de l'habitation, soit revendue au réseau de distribution.

 

En Grande-Bretagne, plus d'un millier de foyers sont déjà équipés d'un système micro-CHP. Au Japon, ce ne sont pas loin de 30 000 habitations qui sont concernées. Avec l'envolée du prix des énergies fossiles, on peut supposer que la cogénération prendra plus d'importance en Europe dans les années à venir.

Pour en savoir plus :

http://www.amoes.com/fr/energie/micro-cogeneration.html

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Un exemple à suivre : les compteurs pourront tourner à l'envers pour les petits producteurs d'électricité verte en Wallonie

Le Gouvernement wallon a adopté fin mai 2007 une mesure importante pour le développement des petits projets de production d'électricité de sources renouvelables. Un nouveau règlement technique imposera en effet aux gestionnaires de réseau le "principe de compensation" pour les puissances égales ou inférieures à 10 kVA (= 10 kW). Un petit producteur qui injectera son électricité sur le réseau verra son compteur tourner à l'envers, évitant ainsi de prélever du courant (payant) sur le réseau. Cette mesure est particulièrement importante pour les particuliers qui souhaitent placer chez eux une installation photovoltaïque ou pour les porteurs de projets de micro-cogénération de qualité.

Pour en savoir plus :

Portail de l'Énergie en Région wallonne

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lundi 28 mai 2007

Un nouveau tarif d'achat biomasse en perspective, pourquoi ne pas aller encore plus loin ?

Suite à une réunion de travail le 23 avril 2007 réunissant l’ensemble des partenaires, une nouvelle proposition pour le tarif d’achat de l’électricité produit à partir de biomasse a été rédigée et proposée le 29 avril 2007  par le Ministère de l’économie, des finances et de l’industrie et le ministre délégué à l’industrie.

Première mesure le tarif de référence en France Métropolitaine est abaissé à 4,5 c€/kWh. Première Surprise ?

Une prime d’approvisionnement de 3,8 c€/kWh est applicable aux installations dont la puissance maximale installée est inférieure ou égale à 5 MW électrique lorsque la biomasse utilisée est issue pour au moins 90% en pouvoir calorifique inférieur (PCI) de la quantité totale de combustible de :

Catégorie 1

  • Plaquettes forestières
  • Pailles
  • Cultures, bénéficiant de l’aide aux cultures énergétiques et cultures réalisées sur des terres mises en jachères pour la production de matières premières

Catégorie 2

  • Connexes et sous-produits de l’industrie du bois ne pouvant faire l’objet d’une utilisation matière (écorces, chutes)
  • Déchets et résidus végétaux provenant de l’industrie agroalimentaire
  • Résidus des cultures agricoles

Toutefois, pour bénéficier de la prime d’approvisionnement A, les quantités de biomasse issue de la catégorie 1 doivent excéder en PCI 50% de l’approvisionnement total.

A cela s’ajoute, une prime à l’efficacité énergétique ,applicable aux installations dont la puissance maximale installée est inférieure ou égale à 5 MW électrique et dont une partie de l’énergie thermique produite est valorisée autrement que par la production d’électricité ou l’autoconsommation de chaleur, c’est le cas de la cogénération.

Le niveau de cette prime dépend d’un facteur V = (énergie thermique vendue + énergie électrique vendue ou autoconsommée)/(énergie primaire en entrée de chaudière

Rendement V

Prime Energétique

inférieur à 25%,

0

entre 25 et 50 %

1,5 c€/kWh

strictement supérieur à 50%

3 c€/kWh

Enfin, une prime est donnée à la gazéification pour les installations inférieures à 5 MW électrique, elle est fixée à 2,5c€/kwh

En conclusion, le tarif d’achat de la micro-cogénération à bois sera au maximum de 11,3 c€/kWh si on utilise le combustible plaquettes forestières et sinon de 8,3 c€/kWh.

Quand on voit l’impact que pourrait avoir la micro-cogénération à bois sur l’effet de serre, pourquoi ne pas aller loin en prenant exemple sur la micro-cogénération bois en Allemagne avec un tarif de 16 à 20 c€/kWh selon les Lands.

Qu’en pensez-vous ?

Pour en savoir plus :

www.amoes.com/microcogeneration

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vendredi 4 mai 2007

Une nouvelle initiative de micro-cogénération à Berlin

Gasag, le leader du chauffage à Berlin, vient de lancer une initiative de micro-cogénération dans le secteur du bâtiment.

Dans une première phase de test, 20 systèmes de micro-cogénération (production simultanée de chaleur et d'électricité) seront installés. Ces installations, fabriquées par l'entreprise WhisperGen, ont un excellent rendement dépassant les 92% car la chaleur dissipée est réutilisée pour faire fonctionner un générateur électrique.

Jusqu'à 40% de la consommation électrique de l'habitat peut être ainsi couverte par l'installation de cogénération, ce qui permet d'éviter l'émission de 1 tonne de CO2 chaque année, par rapport à une chaudière moderne.

L'installation, de la taille d'une machine à laver, atteint une puissance électrique de 1000 W et une puissance thermique de 7,5-12 kW. La production en série des installations débutera en 2008. Cette initiative est soutenue par le sénat de Berlin.

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jeudi 5 avril 2007

AMOES rédacteur de la UNE d’Environnement&Technique avec l'article "la Micro-cogénération au bois sort de l'ombre"

Cet article dans Environnement&Technique porte sur le contexte énergétique actuel, favorable aux énergies renouvelables qui amène un regain d’intérêt pour le bois-énergie, comme en témoigne le succès des chaudières bois de dernière génération. De nouveaux systèmes à cogénération sont sur le point d’arriver sur le marché français et laissent présager un avenir prometteur pour la microcogénération à bois...(pour lire la suite Télécharger l'article en intégralité)

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vendredi 9 février 2007

Quel tarif d’achat de l’électricité biomasse pour demain ?

AMOES a présenté le 9 février 2007 son rapport de l’impact de la micro-cogénération à bois (MCHP bois) sur l’effet de serre commandité par la MIES (Mission Interministérielle de l’Effet de Serre).

Ce rapport est basé sur une évaluation multicritères et axé sur les bâtiments allant de la maison individuelle au petit collectif et tertiaire, pouvant accueillir des unités d’une puissance électrique de 1 à 36 kW.

Dans ces conditions, il ressort de cette étude que :
  • Un bâtiment équipé d’une unité de MCHP bois est automatiquement de classe A par rapport à l’étiquette CO2, et dans certains cas il absorbe du CO2.
  • La MCHP bois en France permettrait d’éviter 700 000 tCO2/an.
  • Le tarif de rachat de l’électricité biomasse actuel est insuffisant. Pour inciter le développement de la MCHP bois dans les maisons individuelles, les bâtiments résidentiels et tertiaires, un tarif d’achat de l’électricité biomasse produite de 20 c€/kWh est nécessaire. (cf les autres pays européens). Un tarif d’achat de l’électricité autour de 12 c€/kWh électrique assure un TRI de 12% et permet de convertir les usagers d’énergies fossiles à la MCHP bois dans les situations très favorables (bâtiment avec un fonctionnement de 5000 heures par an).
  • Les autres enjeux économiques et environnementaux de la micro-cogénération à bois sont les suivants :

Réduction de la consommation d’énergie primaire.

o Seule technologie semi-base et décentralisée parmi le bouquet énergétique renouvelable.

Amortissement de la pointe de la demande en électricité.

o Utilisation une ressource sous-exploitée : le bois plaquettes.

o Création d’emplois dans les zones rurales et péri-urbaines.   

o Enjeu pédagogique : les habitants d’un bâtiment qui produit lui-même de l’électricité verte sont plus enclins à maîtriser leur consommation d’énergie.

Si vous souhaitez lire ce rapport, n’hésitez pas à nous contacter par mail à contact@amoes.com

Cette présentation a été réalisée auprès de membres de :

www.amoes.com