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Rénovation Bâtiment

Cette catégorie contient un ensemble d'articles sur la rénovation des bâtiments

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jeudi 19 février 2009

Un label pour les bâtiments rénovés à basse consommation

Le label Effinergie peut être attribuée aux bâtiments résidentiels individuels et collectifs ainsi qu'aux immeubles tertiaires. Plus indulgente que pour le neuf, il fixe une consommation maximale d'énergie primaire de 80 kWh/ m².an dans le logement (50 kWh/m².an en neuf), modulée en fonction de la zone climatique où se situe le bâtiment. Pour le non résidentiel, la consommation conventionnelle d'énergie primaire pour le chauffage, le refroidissement, la ventilation, la production d'eau chaude sanitaire et l'éclairage des locaux doit être inférieure de 40 % à la consommation conventionnelle de référence définie dans la réglementation thermique (Créf - 50 % pour le label BBC-Effinergie dans le neuf).

La production d'énergie du bâtiment (photovoltaïque, micro-éolien...) est déduite des consommations mais il n'est pas question d'attribuer un label à un bâtiment « passoire » qui compenserait sa piètre performance thermique par une production massive d'électricité. La production locale n'est donc déduite qu'à concurrence de 12 kWh/m².an en résidentiel et 25 kWh/m².an en tertiaire.

Autre exigence du label : une mesure de perméabilité à l'air est obligatoire pour les logements. Les immeubles tertiaires en sont dispensés car l'impact de la perméabilité à l'air y est jugé plus faible, du fait de la moindre part du chauffage dans la consommation d'énergie. La valeur maximale du débit de fuite traversant l'enveloppe (sous un écart de pression de 4 pascals) a été fixée à 0,8 m3/h.m² en maison individuelle et 1,3 m3/h.m² en logements collectifs. Des limites qui pourraient être révisées en fonction des difficultés à les atteindre. Ainsi, si le résultat des mesures d'étanchéité à l'air dépasse la valeur maximale, un bâtiment pourra tout de même se voir attribuer le label après étude du dossier.

mardi 30 décembre 2008

Rénovation et efficacité énergétique : trop de rendez-vous manqués

L’observatoire permanent de l’amélioration énergétique du logement (OPEN) vient de rendre publique son étude sur l’année 2006. Résultats détaillés.

En 2006, 9 110 000 logements ont fait l’objet de travaux d’entretien et de rénovation et plus de la moitié ont été concernés par des travaux porteurs potentiels d’une amélioration. Une amélioration de la qualité énergétique des bâtiments était donc possible sur quasiment 5 millions de logements. Malheureusement, en répertoriant, selon la nature des travaux, le niveau de performance énergétique des solutions choisis, l’OPEN est contraint de constater que dans une large majorité des cas, ce fut une occasion manquée.

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lundi 11 août 2008

Pourquoi et comment rénover les bâtiments anciens ?

Cet article est un résumé du rapport rédigé par ENERTECH dans le cadre du projet RENAISSANCE : « Rénovation à basse consommation d’énergie des logements en France ». Télécharger le rapport en intégralité.

Au rythme de consommation actuel, dans 50 ans l’ensemble des réserves prouvées sera épuisé. Les conditions de l’équilibre en carbone sur Terre sont simples : 3 milliards de tonnes de carbone sont absorbés par les océans et les forêts, il y a 6 milliards d’habitants sur Terre… On a donc le droit de rejeter 0,5 tonne de carbone /an/personne. Cela signifie pour les pays riches de réduire par un facteur 4 leurs émissions de gaz à effet de serre actuelles et s’attaquer au plus vite à la rénovation des bâtiments avec une réglementation chiffrée.

Afin de répondre aux impératifs environnementaux, il faut atteindre en France une consommation moyenne de chauffage d’environ 50 kWh/m²/an. L’ensemble du parc ancien doit être rénové avant 2050. Notre course contre la montre est lancée et nous avons déjà du retard à rattraper.

Il faudrait rénover 417 000 logements « anciens » chaque année d’ici 2050 pour arriver à l’objectif fixé. Il se vend chaque année 469 000 logements « anciens ». Pour rénover d’ici 2050 l’ensemble du parc de logements anciens à 50 kWh/m²/an, il faut obligatoirement rénover TOUS les logements anciens (d’avant 1975) mis en vente chaque année d’ici 2050.

Pour donner une bonne cohérence, il ne faut pas figer les règles en fonction du savoir faire actuel (énergie nucléaire pour produire de l’électricité par exemple) et des technologies disponibles à un instant donné. Dans tous les dispositifs règlementaires à venir, les consommations de chauffage ne doivent pas être exprimées en énergie finale mais en énergie primaire. Le raisonnement en énergie primaire ne doit en aucun cas être remis en cause.

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