Amoes, l'Energie Positive

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vendredi 12 juin 2009

Simulation thermique dynamique et Calcul Réglementaire thermique…

Un bâtiment à très faible consommation d'énergie ne se comporte pas comme les bâtiments traditionnels. Une modélisation fine de son comportement est nécessaire pour optimiser sa conception au regard des besoins de chauffage et du confort d'été.

En effet, des phénomènes auparavant négligeables dans les bâtiments à 200 kWh/m².an de besoins de chauffage deviennent de première importance dans les BBC (de l'ordre de 20 à 25 kWh/m².an de besoins de chauffage) : le traitement des ponts thermiques, la gestion des apports solaires et internes, l'étanchéité du bâtiment...

De plus, un bâtiment très isolé est davantage sujet aux surchauffes estivales de par un effet « Thermos ». Il est alors essentiel de minimiser les apports solaires et internes, de maximiser l'inertie et de mettre en place une stratégie de rafraîchissement naturel efficace.

Il devient donc nécessaire de quantifier à l'avance les impacts de la conception architecturale sur les besoins de chauffage et le confort d'été. C'est là l'intérêt de la simulation thermique dynamique (STD). Qu’en est-il du calcul Réglementaire thermique ?

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mardi 5 mai 2009

60% d'économie d'énergie dans le bâtiment d'ici 2015?

Un rapport international sur l’efficacité énergétique des bâtiments a établi une feuille de route pour transformer le secteur du bâtiment, afin de réduire de 60% sa consommation énergétique d’ici 2050

130 milliards de mètres carrés. C’est la surface totale étudiée par les membres du WBCSD, le World Business Council for Sustainable Development (ou Conseil mondial des entreprises pour le développement durable en français), dans le cadre de leur nouveau rapport intitulé «Transformer le marché: efficacité énergétique des bâtiments». Cela représente 900.000 structures, dont 800.000 résidentielles et 100.000 commerciales, situées en Europe, aux Etats-Unis, en Chine, en Inde, au Brésil et au Japon.

Après avoir enregistré des millions de données (tenant compte notamment du climat des régions et de l’architecture des bâtiments), la principale conclusion est :

Avec 40% de la consommation énergétique et des émissions de CO2 au niveau mondial dues aux bâtiments, le secteur représente un gisement d’économies très important, qu’il est essentiel d’exploiter.

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vendredi 13 mars 2009

L'enjeu majeur du confort d'été dans les bâtiments passifs

Alors que les concepteurs cherchent actuellement à maintenir le confort thermique d’été par des moyens passifs, est-il possible que dans un bâtiment très isolé, il n’y ait quasiment plus besoin de chauffage, mais que, paradoxalement, le risque d’inconfort en été soit important ?

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jeudi 19 février 2009

Un label pour les bâtiments rénovés à basse consommation

Le label Effinergie peut être attribuée aux bâtiments résidentiels individuels et collectifs ainsi qu'aux immeubles tertiaires. Plus indulgente que pour le neuf, il fixe une consommation maximale d'énergie primaire de 80 kWh/ m².an dans le logement (50 kWh/m².an en neuf), modulée en fonction de la zone climatique où se situe le bâtiment. Pour le non résidentiel, la consommation conventionnelle d'énergie primaire pour le chauffage, le refroidissement, la ventilation, la production d'eau chaude sanitaire et l'éclairage des locaux doit être inférieure de 40 % à la consommation conventionnelle de référence définie dans la réglementation thermique (Créf - 50 % pour le label BBC-Effinergie dans le neuf).

La production d'énergie du bâtiment (photovoltaïque, micro-éolien...) est déduite des consommations mais il n'est pas question d'attribuer un label à un bâtiment « passoire » qui compenserait sa piètre performance thermique par une production massive d'électricité. La production locale n'est donc déduite qu'à concurrence de 12 kWh/m².an en résidentiel et 25 kWh/m².an en tertiaire.

Autre exigence du label : une mesure de perméabilité à l'air est obligatoire pour les logements. Les immeubles tertiaires en sont dispensés car l'impact de la perméabilité à l'air y est jugé plus faible, du fait de la moindre part du chauffage dans la consommation d'énergie. La valeur maximale du débit de fuite traversant l'enveloppe (sous un écart de pression de 4 pascals) a été fixée à 0,8 m3/h.m² en maison individuelle et 1,3 m3/h.m² en logements collectifs. Des limites qui pourraient être révisées en fonction des difficultés à les atteindre. Ainsi, si le résultat des mesures d'étanchéité à l'air dépasse la valeur maximale, un bâtiment pourra tout de même se voir attribuer le label après étude du dossier.

dimanche 8 février 2009

Face au changement climatique, l'Europe doit prendre ses responsabilités

Le temps du déni est révolu et l’équation du salut désormais connue : la hausse des températures doit être enrayée, sous peine d’un emballement du climat aux effets inconnus mais potentiellement dangereux pour la vie sur Terre. L'Union européenne occupe une position unique pour faire face aux conséquences des changements climatiques pour la sécurité internationale, compte tenu du rôle de premier plan qu'elle joue dans le domaine du développement et la politique climatique à l'échelle mondiale et du large éventail d'instruments dont elle dispose. Stabiliser la hausse des températures à 2°C d’ici à 2050 suppose une réduction drastique des émissions : - 25% au minimum en 2020, - 75% en 2050 pour les pays industrialisés. Reste à savoir comment. Cette urgence en rencontre une autre : celle de boucler le contenu des futures négociations climatiques, inhérentes à la deuxième période du Protocole de Kyoto, qui s’ouvrira en 2012, et pour laquelle la communauté internationale doit rapidement s’accorder sur les futurs objectifs de réductions d’émissions de gaz à effet de serre.

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lundi 2 février 2009

Des subventions en Région Ile de France pour les projets BBC

L'objectif de l’appel à projets est de disposer d'un échantillon significatif de bâtiments neufs et réhabilités très performants et d'apprécier les conditions techniques, architecturales, organisationnelles et économiques de leur réalisation. Le premier rendu des dossiers est pour le 30 avril 2009 et le deuxième le 30 octobre 2009.

L’appel à projets entend promouvoir tout à la fois :

  • la modernisation durable des bâtiments existants,
  • un référentiel exigeant de prescriptions techniques et architecturales pour les nouvelles constructions,
  • l’essor des bâtiments à énergie positive

Pour en savoir plus

 

mercredi 28 janvier 2009

Grenelle de l'environnement : les 50 kwh/m²/an en énergie primaire encore remis en cause ?

L’article 4 du projet de loi propose fixe à 50 kilowattheures d'énergie primaire par an et par mètre carré (kWhep/m²/an), modulable en fonction de la localisation, des caractéristiques et de l'usage des bâtiments, le seuil maximum de consommation pour tous les usages (chauffage, refroidissement, production d'eau chaude sanitaire, éclairage et ventilation) de toutes les constructions neuves faisant l'objet d'une demande de permis de construire déposée à compter de la fin 2012.

Lors du passage à l'Assemblée nationale, le projet de loi avait déjà été modifié par un amendement, dit Ollier, avec une modulation du seuil « pour les énergies qui présentent un bilan avantageux en terme d'émissions de gaz à effet de serre ». Sachant que l’amendement proposait initialement de passer à une consommation maximum de 50kWh, comptabilisée en énergie finale et non en énergie primaire.

Au sénat, un nouvel amendement tente à nouveau de revoir les objectifs à la baisse. En proposant d'insérer les mots « pour le chauffage » après les mots : d'énergie primaire, dans la première phrase du troisième alinéa (a) de l'article 4, il s'agit d'une remise en cause profonde du consensus issu des discussions du Grenelle.

Seraient donc exclues les consommations d'électricité pour la lumière, la production d'eau chaude, le refroidissement et la ventilation, ce qui pourrait facilement doubler le seuil des consommations prévu initialement. Quand on sait qu’un des enjeux principaux dans les logements est l’eau chaude sanitaire et la maîtrise de la demande en électricité, cet amendement condamne le principe du bâtiment à basse consommation d’énergie et l’idée d’avoir avant tout une enveloppe la plus étanche possible.

Pour atteindre le facteur 4 d’ici 2050, le bâtiment est un enjeu majeur et une formidable occasion de créer quelque chose de nouveau et positif, le Grenelle a été une belle prise de conscience du monde politique alors ne reculons pas !

mardi 30 décembre 2008

Rénovation et efficacité énergétique : trop de rendez-vous manqués

L’observatoire permanent de l’amélioration énergétique du logement (OPEN) vient de rendre publique son étude sur l’année 2006. Résultats détaillés.

En 2006, 9 110 000 logements ont fait l’objet de travaux d’entretien et de rénovation et plus de la moitié ont été concernés par des travaux porteurs potentiels d’une amélioration. Une amélioration de la qualité énergétique des bâtiments était donc possible sur quasiment 5 millions de logements. Malheureusement, en répertoriant, selon la nature des travaux, le niveau de performance énergétique des solutions choisis, l’OPEN est contraint de constater que dans une large majorité des cas, ce fut une occasion manquée.

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mardi 23 décembre 2008

La fonte des plus grands glaciers mondiaux se poursuit inexorablement

Selon les données de l'institut du PNUE basées sur l'observation de près de 30 glaciers de référence situés dans neufs massifs montagneux distincts, le taux moyen de fonte et d'amincissement a plus que doublé entre les années 2005 et 2006. Les bilans estimatifs pour l'année 2006 indiquent que la fonte des glaciers a été plus importante et atteint en moyenne 1,5 mètre contre un 0,5 mètre en 2005. La fonte la plus élevée a été subie par le glacier norvégien du Breidalblikkbrea qui a perdu près de 3,1 mètres d'épaisseur durant la seule année 2006 contre 0,3 mètre l'année précédente.

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samedi 13 décembre 2008

L'AIE présente une situation alarmante des perspectives énergétiques mondiales

À la demande des chefs d'Etat et de gouvernement des huit pays les plus industrialisés (G8), l'Agence Internationale de l'Energie (AIE) publie chaque année son rapport intitulé World Energy Outlook. Cette étude compare ce que sera la situation énergétique d'ici 2030, si rien n’est fait, à un scénario alternatif basé sur une demande d'énergie réduite et sur l'utilisation de sources d'énergie autres que fossiles.

L’édition 2008 dévoilée hier n’est pas plus rassurante que les éditions précédentes et le contexte de crise économique et financière n’arrange rien. Ainsi, d’après le scénario de référence, la demande mondiale en énergie primaire augmentera d’1,6% par an en moyenne d’ici à 2030 tirées par la Chine et l’Inde. Cette hausse se traduira par une demande accrue en pétrole : 106 millions de barils par jour en 2030 contre 85 millions aujourd’hui. Mais c’est surtout le charbon qui verra son utilisation s’accroître et comptera pour un tiers de la hausse de la demande en énergie. Toutefois, l’AIE estime que les énergies renouvelables se développeront rapidement et deviendront la deuxième plus grande source d'électricité peu après 2010. Côté émissions de CO2, l’AIE prévoit une augmentation de 45% entre 2006 et 2030, atteignant 41 gigatonnes.

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mardi 18 novembre 2008

Le changement climatique pourrait faire doubler le nombre de migrants dans le monde

Les effets de la crise économique commencent à se faire sentir sur les phénomènes migratoires. Par exemple, la crise aux Etats–Unis à provoqué, depuis un an, le retour de 200 000 migrants vers le Mexique.

Lors de la conférence sur les migrations liée à l’environnement, qui à eu lieu à Bonn, le samedi 11 octobre. Le contexte économique y était dans les esprits. La récession économique va ralentir la croissance et peut être éloigné nos esprits de questions moins immédiates, comme le changement climatique.

Les bouleversements écologiques en cour n’en continuent pas moins, et les chercheurs présents à Bonn ont souligné le caractère inéluctable de nouvelles migrations dues à la dégradation environnementale. Le biologiste Norman Myers évalue 200 millions de réfugiés climatique en 2050.

L’aggravation de la crise écologique devrait renforcer le poids des facteurs environnementaux dans les décisions de migrer, comme par exemple le Bangladesh, comment ce pays va pouvoir faire face à une montée du niveau de la mer d’un mètre ?

De plus les migrations seront le plus souvent internes aux pays comme nous montrent des études de réactions à des inondations ou à des sécheresses au Mozambique ou au Ghana, pour les spécialistes, l’image des habitants des pays du Sud se déversant dans les pays du Nord a peu de chance de prendre corps.

En ce qui concerne l’Europe elle doit s’attendre à une augmentation substantielle des pressions migratoires mais il est peu probable que de grande masses de gens émigrent vers l’Europe, car Voyager à travers le monde est facile pour nous, mais beaucoup plus difficile quand on gagne moins d’un dollar par jour. Il faut donc renverser la question : jusqu'à quel point voulons-nous aider les pauvres du monde à faire face ? Se sont les pauvres qui seront les plus vulnérables « ils sont coincés, ils ne peuvent pas migrer ». Alors l’enjeu revient au fond au problème lancinant de la solidarité internationale.

jeudi 6 novembre 2008

Mesure de la consommation des usages domestiques de l'informatique

Deux événements majeurs se sont produits ces dernières années au niveau de la consommation dans les usages domestiques : La transformation profonde du secteur audio visuel avec l’arrivée de nouvelles technologies, mais sans qu’il y ait véritablement de nouveautés dans le service rendu, ou alors à la marge.

L’arrivée de la bureautique domestique qui constitue, elle, une véritable rupture avec l’arrivée de services nouveaux et bien sûr des technologies qui les accompagnent.

A elles deux, ces « nouveautés » viennent donc de rajouter 635 kWh/an au logement français qui en est équipé ! C’est sensiblement ce que l’on a gagné sur les secteurs du froid ménager, de l’éclairage et du lavage depuis 10 ans ! Bilan nul. Par ailleurs, il serait inutile de faire des logements à 50 kwh/m²/an et d'exploser le bilan global du logement en ne s'attaquant pas sérieusement au consommation électrique spécifique.

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vendredi 31 octobre 2008

Mesure de la consommation des usages domestiques de l'audiovisuel

Cette campagne a pour but de fournir les niveaux de consommation des nouveaux appareils ménagers, sur le marché depuis moins de 10 ans. La finalité de toutes ces mesures est unique : mieux savoir comment conduire les grandes politiques de Maitrise de la Demande d’Electricité en Europe en sachant comment réglementer, comment inciter, comment mieux construire les futurs appareils de demain.

La campagne de mesures a fait l’objet de 9 séries d’instrumentation regroupant 11 logements mobilisant en moyenne 184 mesureurs. 1521 appareils ont été suivis pas des enregistreurs de consommation pendant une durée moyenne de 43 jours.

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mercredi 29 octobre 2008

Les émissions de CO2 excèdent largement les prévisions

L’intense activité diplomatique déployée ces dernières années n’a eu, jusqu'à présent aucun impact sur le front climatique, c’est ce qu’il ressort de la publication du 26 septembre 2008 par le Globam Carbon Project. La combustion des ressources fossiles (pétrole, charbon, gaz) ont émis en  8.5 milliard de tonne(Gt) de carbone en 2007. Puis les activités liées à la déforestation  ont été responsable de l’émission de CO2 dans l'atmosphère environ de 1.5 Gt de carbone.

Ce niveau d’émission est au-dessus des scénarios de développement les plus pessimistes que le  GIEC (Groupe Intergouvernemental d’Expert sur l’évolution du Climat) a utilisé pour prévoir le changement climatique à la fin du siècle.

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jeudi 2 octobre 2008

Grenelle de l'environnement : des contradictions majeures

Un an après le compromis du Grenelle qui s'est dégagé entre les acteurs réunis aux tables rondes d'octobre 2007, la bataille d'amendements sur le projet de loi de programmation du Grenelle de l'environnement a commencé à l'Assemblée nationale.

Pourtant si, la lutte contre le changement climatique reste une priorité, elle est affaiblie par l'absence d'une réforme claire et globale de la fiscalité écologique, et par son retard sur les constats du dernier rapport du GIEC, qui énonce la nécessité de diviser par 20 plutôt que par quatre les émissions de gaz à effet de serre des pays industrialisés d'ici à 2050.

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mercredi 17 septembre 2008

L'efficacité énergétique : un enjeu prioritaire pour la France et l'Europe

L’efficacité énergétique au niveau mondial augmente de 1,6 % par an depuis 1990 (1,3 % sans la Chine), poussée notamment depuis 2000 par l’augmentation du prix du pétrole. Sans cette amélioration continue, on consommerait aujourd’hui autour de 40 % de plus d’énergie par an pour satisfaire les mêmes besoins. Cette tendance à l’amélioration de l’efficacité énergétique devra se confirmer dans le futur proche.

Il subsiste de fortes disparités entre pays et régions du monde dans les niveaux de performance de l’efficacité énergétique. L’Europe a la meilleure intensité énergétique du monde et continue de progresser de 0,8 % par an depuis 1990. Ainsi, par unité de produit intérieur brut, l’Europe consomme 30 % d’énergie en moins que les Etats-Unis et 40 % que la Chine. Son intensité énergétique est également plus faible que celle des pays émergents et des pays en voie de développement de manière générale.

Cependant, l’Europe a encore beaucoup de progrès à faire en terme de performance énergétique pour atteindre les objectifs qu’elle s’est fixés, notamment les 8 % de réduction des émissions de gaz à effet de serre dans le protocole de Kyoto ou, plus récemment, l’amélioration de 20 % de sa performance énergétique d’ici 2020 adoptée par le conseil en mars 2007. Ce dernier objectif ne pourra être atteint au rythme actuel, même si les progrès réalisés ces dernières années ont permis de réaliser dans l’Europe entière des économies d’énergie importantes.

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lundi 25 août 2008

Les inégalités entre les ménages français ne cessent de progresser avec le coût de l'énergie

Selon l’analyse des résultats de l’enquête 2006 INSEE « budget des ménages » réalisée par l’Ademe dans sa lettre Stratégie et Etude, la part des dépenses d’énergie dans le budget varie de façon importante et structurelle. En 2006, les ménages les plus pauvres ont consacré 15% de leur revenu aux dépenses énergétiques contre seulement 6% pour les plus riches. Dans le cas des ménages les plus défavorisés 9% des revenus servent à payer les dépenses en combustibles fossiles (gaz, pétrole) et 6% l’électricité. En revanche, les ménages les plus aisés ne consacrent que 4% de leurs revenus aux produits pétroliers et 2% à l’électricité.

Ces inégalités structurelles ont tendance à s’intensifier avec la hausse constante des prix de l’énergie. L’Ademe rappelle ainsi qu’entre 1996 et 2006, l’indice du prix des combustibles fossiles en euros constants a augmenté de 4,2 % en moyenne annuelle : le prix du gaz domestique a par exemple augmenté de 2,1 % par an, le prix du fioul domestique de 5,2 %, le super sans plomb de 1,7 % et le gazole de 3,6 %. Et cette tendance ne risque pas de ralentir puisque l’Ademe mise sur une demande d’énergie en augmentation de 3,4% chaque année et une production de pétrole ralentissant : si l’on considère une relative stagnation de la production de brut jusqu’en 2020 suivie d’une décroissance, il est possible que le prix relatif des combustibles fossiles s’accroisse au même rythme que la demande dans les 15 prochaines années, pour ensuite progresser de façon exponentielle.

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lundi 11 août 2008

Pourquoi et comment rénover les bâtiments anciens ?

Cet article est un résumé du rapport rédigé par ENERTECH dans le cadre du projet RENAISSANCE : « Rénovation à basse consommation d’énergie des logements en France ». Télécharger le rapport en intégralité.

Au rythme de consommation actuel, dans 50 ans l’ensemble des réserves prouvées sera épuisé. Les conditions de l’équilibre en carbone sur Terre sont simples : 3 milliards de tonnes de carbone sont absorbés par les océans et les forêts, il y a 6 milliards d’habitants sur Terre… On a donc le droit de rejeter 0,5 tonne de carbone /an/personne. Cela signifie pour les pays riches de réduire par un facteur 4 leurs émissions de gaz à effet de serre actuelles et s’attaquer au plus vite à la rénovation des bâtiments avec une réglementation chiffrée.

Afin de répondre aux impératifs environnementaux, il faut atteindre en France une consommation moyenne de chauffage d’environ 50 kWh/m²/an. L’ensemble du parc ancien doit être rénové avant 2050. Notre course contre la montre est lancée et nous avons déjà du retard à rattraper.

Il faudrait rénover 417 000 logements « anciens » chaque année d’ici 2050 pour arriver à l’objectif fixé. Il se vend chaque année 469 000 logements « anciens ». Pour rénover d’ici 2050 l’ensemble du parc de logements anciens à 50 kWh/m²/an, il faut obligatoirement rénover TOUS les logements anciens (d’avant 1975) mis en vente chaque année d’ici 2050.

Pour donner une bonne cohérence, il ne faut pas figer les règles en fonction du savoir faire actuel (énergie nucléaire pour produire de l’électricité par exemple) et des technologies disponibles à un instant donné. Dans tous les dispositifs règlementaires à venir, les consommations de chauffage ne doivent pas être exprimées en énergie finale mais en énergie primaire. Le raisonnement en énergie primaire ne doit en aucun cas être remis en cause.

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mardi 5 août 2008

L'énergie grise et le bâtiment

Une étude menée par le CSIRO (organisme de recherche australien) a mis en évidence que le logement moyen contient 1.000GJ (Giga joule) d’énergie grise dans les matériaux utilisés pour sa construction. Pour une maison dont la durée de vie est de 100 ans, ceci représente environ 10% de l‘énergie d’usage utilisée dans sa vie (chauffage, ECS, éclairage…).

Le choix des matériaux et les principes de conception ont une action significative, même si elle n’était préalablement pas évidente, sur l’énergie requise pour construire un bâtiment. Ainsi on peut dire que l’énergie grise est une mesure de l’impact environnemental de la construction et de l’efficacité des filières de recyclage.

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vendredi 1 août 2008

L'importance de l'énergie grise

L’ « énergie grise » se définit comme la somme totale de l’énergie nécessaire à assurer l’élaboration d’un produit. L’importance que revêt l’énergie grise et autres impacts environnementaux ne devient apparente qu’à partir du moment où les matériaux sont considérés dans une « vision » d’Analyse du Cycle de Vie (ACV). Cette dernière examine l’impact environnemental complet d’un matériau ou produit, à chaque étape de sa vie, de l’obtention de matériaux bruts, jusqu’à leur conditionnement, leur transport à leur lieu de destination, et à leur recyclage. Sont également inclues les dépenses énergétiques des matériels et engins ayant contribué à son élaboration. On a constaté qu’en moyenne deux tiers de l’énergie consommée d’un ménage est de l’énergie grise.

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