Amoes, l'Energie Positive

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mardi 30 décembre 2008

Rénovation et efficacité énergétique : trop de rendez-vous manqués

L’observatoire permanent de l’amélioration énergétique du logement (OPEN) vient de rendre publique son étude sur l’année 2006. Résultats détaillés.

En 2006, 9 110 000 logements ont fait l’objet de travaux d’entretien et de rénovation et plus de la moitié ont été concernés par des travaux porteurs potentiels d’une amélioration. Une amélioration de la qualité énergétique des bâtiments était donc possible sur quasiment 5 millions de logements. Malheureusement, en répertoriant, selon la nature des travaux, le niveau de performance énergétique des solutions choisis, l’OPEN est contraint de constater que dans une large majorité des cas, ce fut une occasion manquée.

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mardi 23 décembre 2008

La fonte des plus grands glaciers mondiaux se poursuit inexorablement

Selon les données de l'institut du PNUE basées sur l'observation de près de 30 glaciers de référence situés dans neufs massifs montagneux distincts, le taux moyen de fonte et d'amincissement a plus que doublé entre les années 2005 et 2006. Les bilans estimatifs pour l'année 2006 indiquent que la fonte des glaciers a été plus importante et atteint en moyenne 1,5 mètre contre un 0,5 mètre en 2005. La fonte la plus élevée a été subie par le glacier norvégien du Breidalblikkbrea qui a perdu près de 3,1 mètres d'épaisseur durant la seule année 2006 contre 0,3 mètre l'année précédente.

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samedi 13 décembre 2008

L'AIE présente une situation alarmante des perspectives énergétiques mondiales

À la demande des chefs d'Etat et de gouvernement des huit pays les plus industrialisés (G8), l'Agence Internationale de l'Energie (AIE) publie chaque année son rapport intitulé World Energy Outlook. Cette étude compare ce que sera la situation énergétique d'ici 2030, si rien n’est fait, à un scénario alternatif basé sur une demande d'énergie réduite et sur l'utilisation de sources d'énergie autres que fossiles.

L’édition 2008 dévoilée hier n’est pas plus rassurante que les éditions précédentes et le contexte de crise économique et financière n’arrange rien. Ainsi, d’après le scénario de référence, la demande mondiale en énergie primaire augmentera d’1,6% par an en moyenne d’ici à 2030 tirées par la Chine et l’Inde. Cette hausse se traduira par une demande accrue en pétrole : 106 millions de barils par jour en 2030 contre 85 millions aujourd’hui. Mais c’est surtout le charbon qui verra son utilisation s’accroître et comptera pour un tiers de la hausse de la demande en énergie. Toutefois, l’AIE estime que les énergies renouvelables se développeront rapidement et deviendront la deuxième plus grande source d'électricité peu après 2010. Côté émissions de CO2, l’AIE prévoit une augmentation de 45% entre 2006 et 2030, atteignant 41 gigatonnes.

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mardi 18 novembre 2008

Le changement climatique pourrait faire doubler le nombre de migrants dans le monde

Les effets de la crise économique commencent à se faire sentir sur les phénomènes migratoires. Par exemple, la crise aux Etats–Unis à provoqué, depuis un an, le retour de 200 000 migrants vers le Mexique.

Lors de la conférence sur les migrations liée à l’environnement, qui à eu lieu à Bonn, le samedi 11 octobre. Le contexte économique y était dans les esprits. La récession économique va ralentir la croissance et peut être éloigné nos esprits de questions moins immédiates, comme le changement climatique.

Les bouleversements écologiques en cour n’en continuent pas moins, et les chercheurs présents à Bonn ont souligné le caractère inéluctable de nouvelles migrations dues à la dégradation environnementale. Le biologiste Norman Myers évalue 200 millions de réfugiés climatique en 2050.

L’aggravation de la crise écologique devrait renforcer le poids des facteurs environnementaux dans les décisions de migrer, comme par exemple le Bangladesh, comment ce pays va pouvoir faire face à une montée du niveau de la mer d’un mètre ?

De plus les migrations seront le plus souvent internes aux pays comme nous montrent des études de réactions à des inondations ou à des sécheresses au Mozambique ou au Ghana, pour les spécialistes, l’image des habitants des pays du Sud se déversant dans les pays du Nord a peu de chance de prendre corps.

En ce qui concerne l’Europe elle doit s’attendre à une augmentation substantielle des pressions migratoires mais il est peu probable que de grande masses de gens émigrent vers l’Europe, car Voyager à travers le monde est facile pour nous, mais beaucoup plus difficile quand on gagne moins d’un dollar par jour. Il faut donc renverser la question : jusqu'à quel point voulons-nous aider les pauvres du monde à faire face ? Se sont les pauvres qui seront les plus vulnérables « ils sont coincés, ils ne peuvent pas migrer ». Alors l’enjeu revient au fond au problème lancinant de la solidarité internationale.

jeudi 6 novembre 2008

Mesure de la consommation des usages domestiques de l'informatique

Deux événements majeurs se sont produits ces dernières années au niveau de la consommation dans les usages domestiques : La transformation profonde du secteur audio visuel avec l’arrivée de nouvelles technologies, mais sans qu’il y ait véritablement de nouveautés dans le service rendu, ou alors à la marge.

L’arrivée de la bureautique domestique qui constitue, elle, une véritable rupture avec l’arrivée de services nouveaux et bien sûr des technologies qui les accompagnent.

A elles deux, ces « nouveautés » viennent donc de rajouter 635 kWh/an au logement français qui en est équipé ! C’est sensiblement ce que l’on a gagné sur les secteurs du froid ménager, de l’éclairage et du lavage depuis 10 ans ! Bilan nul. Par ailleurs, il serait inutile de faire des logements à 50 kwh/m²/an et d'exploser le bilan global du logement en ne s'attaquant pas sérieusement au consommation électrique spécifique.

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vendredi 31 octobre 2008

Mesure de la consommation des usages domestiques de l'audiovisuel

Cette campagne a pour but de fournir les niveaux de consommation des nouveaux appareils ménagers, sur le marché depuis moins de 10 ans. La finalité de toutes ces mesures est unique : mieux savoir comment conduire les grandes politiques de Maitrise de la Demande d’Electricité en Europe en sachant comment réglementer, comment inciter, comment mieux construire les futurs appareils de demain.

La campagne de mesures a fait l’objet de 9 séries d’instrumentation regroupant 11 logements mobilisant en moyenne 184 mesureurs. 1521 appareils ont été suivis pas des enregistreurs de consommation pendant une durée moyenne de 43 jours.

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mercredi 29 octobre 2008

Les émissions de CO2 excèdent largement les prévisions

L’intense activité diplomatique déployée ces dernières années n’a eu, jusqu'à présent aucun impact sur le front climatique, c’est ce qu’il ressort de la publication du 26 septembre 2008 par le Globam Carbon Project. La combustion des ressources fossiles (pétrole, charbon, gaz) ont émis en  8.5 milliard de tonne(Gt) de carbone en 2007. Puis les activités liées à la déforestation  ont été responsable de l’émission de CO2 dans l'atmosphère environ de 1.5 Gt de carbone.

Ce niveau d’émission est au-dessus des scénarios de développement les plus pessimistes que le  GIEC (Groupe Intergouvernemental d’Expert sur l’évolution du Climat) a utilisé pour prévoir le changement climatique à la fin du siècle.

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jeudi 2 octobre 2008

Grenelle de l'environnement : des contradictions majeures

Un an après le compromis du Grenelle qui s'est dégagé entre les acteurs réunis aux tables rondes d'octobre 2007, la bataille d'amendements sur le projet de loi de programmation du Grenelle de l'environnement a commencé à l'Assemblée nationale.

Pourtant si, la lutte contre le changement climatique reste une priorité, elle est affaiblie par l'absence d'une réforme claire et globale de la fiscalité écologique, et par son retard sur les constats du dernier rapport du GIEC, qui énonce la nécessité de diviser par 20 plutôt que par quatre les émissions de gaz à effet de serre des pays industrialisés d'ici à 2050.

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mercredi 17 septembre 2008

L'efficacité énergétique : un enjeu prioritaire pour la France et l'Europe

L’efficacité énergétique au niveau mondial augmente de 1,6 % par an depuis 1990 (1,3 % sans la Chine), poussée notamment depuis 2000 par l’augmentation du prix du pétrole. Sans cette amélioration continue, on consommerait aujourd’hui autour de 40 % de plus d’énergie par an pour satisfaire les mêmes besoins. Cette tendance à l’amélioration de l’efficacité énergétique devra se confirmer dans le futur proche.

Il subsiste de fortes disparités entre pays et régions du monde dans les niveaux de performance de l’efficacité énergétique. L’Europe a la meilleure intensité énergétique du monde et continue de progresser de 0,8 % par an depuis 1990. Ainsi, par unité de produit intérieur brut, l’Europe consomme 30 % d’énergie en moins que les Etats-Unis et 40 % que la Chine. Son intensité énergétique est également plus faible que celle des pays émergents et des pays en voie de développement de manière générale.

Cependant, l’Europe a encore beaucoup de progrès à faire en terme de performance énergétique pour atteindre les objectifs qu’elle s’est fixés, notamment les 8 % de réduction des émissions de gaz à effet de serre dans le protocole de Kyoto ou, plus récemment, l’amélioration de 20 % de sa performance énergétique d’ici 2020 adoptée par le conseil en mars 2007. Ce dernier objectif ne pourra être atteint au rythme actuel, même si les progrès réalisés ces dernières années ont permis de réaliser dans l’Europe entière des économies d’énergie importantes.

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lundi 25 août 2008

Les inégalités entre les ménages français ne cessent de progresser avec le coût de l'énergie

Selon l’analyse des résultats de l’enquête 2006 INSEE « budget des ménages » réalisée par l’Ademe dans sa lettre Stratégie et Etude, la part des dépenses d’énergie dans le budget varie de façon importante et structurelle. En 2006, les ménages les plus pauvres ont consacré 15% de leur revenu aux dépenses énergétiques contre seulement 6% pour les plus riches. Dans le cas des ménages les plus défavorisés 9% des revenus servent à payer les dépenses en combustibles fossiles (gaz, pétrole) et 6% l’électricité. En revanche, les ménages les plus aisés ne consacrent que 4% de leurs revenus aux produits pétroliers et 2% à l’électricité.

Ces inégalités structurelles ont tendance à s’intensifier avec la hausse constante des prix de l’énergie. L’Ademe rappelle ainsi qu’entre 1996 et 2006, l’indice du prix des combustibles fossiles en euros constants a augmenté de 4,2 % en moyenne annuelle : le prix du gaz domestique a par exemple augmenté de 2,1 % par an, le prix du fioul domestique de 5,2 %, le super sans plomb de 1,7 % et le gazole de 3,6 %. Et cette tendance ne risque pas de ralentir puisque l’Ademe mise sur une demande d’énergie en augmentation de 3,4% chaque année et une production de pétrole ralentissant : si l’on considère une relative stagnation de la production de brut jusqu’en 2020 suivie d’une décroissance, il est possible que le prix relatif des combustibles fossiles s’accroisse au même rythme que la demande dans les 15 prochaines années, pour ensuite progresser de façon exponentielle.

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lundi 11 août 2008

Pourquoi et comment rénover les bâtiments anciens ?

Cet article est un résumé du rapport rédigé par ENERTECH dans le cadre du projet RENAISSANCE : « Rénovation à basse consommation d’énergie des logements en France ». Télécharger le rapport en intégralité.

Au rythme de consommation actuel, dans 50 ans l’ensemble des réserves prouvées sera épuisé. Les conditions de l’équilibre en carbone sur Terre sont simples : 3 milliards de tonnes de carbone sont absorbés par les océans et les forêts, il y a 6 milliards d’habitants sur Terre… On a donc le droit de rejeter 0,5 tonne de carbone /an/personne. Cela signifie pour les pays riches de réduire par un facteur 4 leurs émissions de gaz à effet de serre actuelles et s’attaquer au plus vite à la rénovation des bâtiments avec une réglementation chiffrée.

Afin de répondre aux impératifs environnementaux, il faut atteindre en France une consommation moyenne de chauffage d’environ 50 kWh/m²/an. L’ensemble du parc ancien doit être rénové avant 2050. Notre course contre la montre est lancée et nous avons déjà du retard à rattraper.

Il faudrait rénover 417 000 logements « anciens » chaque année d’ici 2050 pour arriver à l’objectif fixé. Il se vend chaque année 469 000 logements « anciens ». Pour rénover d’ici 2050 l’ensemble du parc de logements anciens à 50 kWh/m²/an, il faut obligatoirement rénover TOUS les logements anciens (d’avant 1975) mis en vente chaque année d’ici 2050.

Pour donner une bonne cohérence, il ne faut pas figer les règles en fonction du savoir faire actuel (énergie nucléaire pour produire de l’électricité par exemple) et des technologies disponibles à un instant donné. Dans tous les dispositifs règlementaires à venir, les consommations de chauffage ne doivent pas être exprimées en énergie finale mais en énergie primaire. Le raisonnement en énergie primaire ne doit en aucun cas être remis en cause.

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mardi 5 août 2008

L'énergie grise et le bâtiment

Une étude menée par le CSIRO (organisme de recherche australien) a mis en évidence que le logement moyen contient 1.000GJ (Giga joule) d’énergie grise dans les matériaux utilisés pour sa construction. Pour une maison dont la durée de vie est de 100 ans, ceci représente environ 10% de l‘énergie d’usage utilisée dans sa vie (chauffage, ECS, éclairage…).

Le choix des matériaux et les principes de conception ont une action significative, même si elle n’était préalablement pas évidente, sur l’énergie requise pour construire un bâtiment. Ainsi on peut dire que l’énergie grise est une mesure de l’impact environnemental de la construction et de l’efficacité des filières de recyclage.

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vendredi 1 août 2008

L'importance de l'énergie grise

L’ « énergie grise » se définit comme la somme totale de l’énergie nécessaire à assurer l’élaboration d’un produit. L’importance que revêt l’énergie grise et autres impacts environnementaux ne devient apparente qu’à partir du moment où les matériaux sont considérés dans une « vision » d’Analyse du Cycle de Vie (ACV). Cette dernière examine l’impact environnemental complet d’un matériau ou produit, à chaque étape de sa vie, de l’obtention de matériaux bruts, jusqu’à leur conditionnement, leur transport à leur lieu de destination, et à leur recyclage. Sont également inclues les dépenses énergétiques des matériels et engins ayant contribué à son élaboration. On a constaté qu’en moyenne deux tiers de l’énergie consommée d’un ménage est de l’énergie grise.

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vendredi 18 juillet 2008

« Il nous reste sept ans pour inverser la courbe des émissions de CO2 »

Rajendra Pachauri préside depuis 2002 le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC) dont les rapports ont posé scientifiquement la réalité du changement climatique. A ce titre, cet ingénieur et économiste indien de 67 ans a reçu le prix Nobel de la paix 2007, conjointement avec l'ancien vice-président américain Al Gore. Invité à Saint-Cloud au Conseil informel des ministres de l'environnement et de l'énergie de l'Union européenne, il a appelé les Vingt-Sept, vendredi 4 juillet, à tenir l'engagement de réduire d'au moins 20 % leurs émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2020.

Six mois se sont écoulés depuis la conférence de Bali et un accord international sur l’après-Kyoto est encore loin. L’inertie politique pourrait empêcher une entente sur des mesures ambitieuses et nécessaires pour contenir la hausse des températures en dessous du seuil critique. D'après le GIEC, une hausse au-delà de 2 à 2,4°C nous mettrait gravement en danger ; ce qui nous laisse à peine sept ans pour inverser la courbe mondiale des émissions de gaz à effet de serre.

Dans ce contexte politique, l'Europe a un rôle essentiel à jouer, si elle ne prend pas la décision d'être la première grande région à réduire volontairement ses rejets de dioxyde de carbone, jamais les Etats-Unis ou la Chine ne le feront.

Il convient de noter que les chiffres avancés par le GIEC correspondent à un scénario où le niveau de gaz à effet de serre est à un niveau « en deçà du niveau d'interférence humaine dangereuse avec le climat ». La communauté internationale ne peut pas décider de ce qui est dangereux sur la foi d'une moyenne : il n'y a pas de moyenne dans le danger représenté par le changement climatique, le niveau de danger est même déjà dépassé pour plusieurs régions du monde.

Source : Le Monde

jeudi 10 juillet 2008

Projet de Loi Grenelle : L'art de revenir en arrière ?

Le Grenelle de l’environnement est un signe fort de la classe politique montrant leur compréhension de l’urgence de la situation pour faire face au changement climatique. Une urgence qui ne cesse de s’accélérer avec le temps qui passe, d’après Rajendra PACHAURI, président du Groupe Intergouvernemental d’experts sur le climat (GIEC) : « Il nous reste sept ans pour inverser la courbe des émissions de CO2 pour ne pas se mettre gravement en danger ». Plus nous attendons et plus le coût sera élevé pour l’humanité et nos enfants…

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mardi 8 juillet 2008

Faire face au 3ème choc pétrolier

Face à la brusque augmentation de la demande des pays émergents et à l’insuffisance de la production pétrolière ; le cours du brut ne cesse d’augmenter depuis des années.

La situation peut rappeler les chocs pétroliers des années 70, de part le contexte : de même qu’à l’époque, les faibles prix des matières premières ont entraîné peu d’investissements et les stocks sont faibles. Les contre-mesures sont donc limitées pour réagir face à l’augmentation des prix.

Toutefois, on assiste maintenant à un choc de demande (notamment avec la poussée des pays émergents, la Chine et l’Inde en tête) et non plus un choc d’offre comme en 1973 et 1979. Alors que la demande gonfle et que l’offre reste insuffisante, le prix est le seul à pouvoir varier.

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mercredi 2 juillet 2008

La lutte contre le changement climatique nécessitera une rupture dans l'économie actuelle

Novembre 2006, le rapport de l'ancien économiste de mondiale Nicolas Stern donne un nouvel éclairage sur les conséquences économiques du changement climatique: les conséquences du changement climatique pourraient coûter 5% du PIB mondial chaque année, dès maintenant et indéfiniment, et les dommages collatéraux pourraient même porter ce coût à 20% du PIB mondial, voire plus. Autrement dit, l'inaction face au changement climatique pourrait coûter 5.500 milliards d'euros à l'économie mondiale et constituerait ainsi la plus grande faillite de l'économie de marché que le monde n'ait jamais connue.

La situation actuelle est urgente : pour limiter de 2°C le réchauffement global de la planète, il faut que nos émissions totales de CO2 pour le 21e siècle n'excédent pas 1400 gigatonnes soit 14 Gt par an, or actuellement on en est déjà à 28 Gt par an. C'est la raison pour laquelle il faut réduire de 50% les émissions de CO2 d'ici 2050. C'est quelque chose qui va devoir nous engager dans une transformation de société car on a aucune chance avec les schémas de production, les instruments financiers et les partenariats actuels.

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jeudi 12 juin 2008

22 projets retenus pour l'électricité issue de la biomasse

Le ministère de l’Ecologie a annoncé mercredi la validation de 22 projets de construction de centrales électriques alimentées par la biomasse. 300 MW doivent ainsi être mis en service avant 2010. La commission de régulation de l'énergie a validé 22 projets de construction de centrales électriques alimentées par la biomasse, c’est-à-dire les déchets végétaux. Les dossiers sélectionnés concernent des projets d'unité de production d'énergie à partir de biomasse qui bénéficieront d'un tarif préférentiel de rachat de l'électricité. 300 MW doivent ainsi être mis en service avant 2010. Cela représente un tiers d'un réacteur nucléaire ou 450.000 tonnes équivalent pétrole.

mardi 3 juin 2008

EXOSUN, une nouvelle société concentrée sur le Solaire

Exosun, fondée en 2007, conçoit, développe et commercialise des systèmes de suivi et de concentration solaire dédiés à la production d’énergie propre. L’entreprise, convaincue que l’avenir de l’énergie se trouve dans le soleil, crée les solutions les plus complètes qui augmentent le rendement des systèmes de production d’énergie solaire, destinées aux centrales de grande envergure.

C’est dans ce but qu’Exosun a développé et breveté son propre système de suiveur solaire, ainsi que son processus et ses outils d’installation de centrales. Son pôle recherche et développement conçoit actuellement des systèmes de concentration dédiés aux technologies photovoltaïques et thermodynamique.

Sur le site de la technopole de Bordeaux Montesquieu, un site pilote de 100 kWc est en construction. L’expertise de l’entreprise a aussi été sollicitée dans le cadre du projet de relance de la centrale solaire Thémis (projet censol PV), dans les Pyrénées Orientales. Un chantier dédié aux technologies de concentration photovoltaïque démarrera à l’automne 2008. L’entreprise s’apprête à fêter ses 1 an d’existence avec de nombreux projets en cours et à venir.

www.exosun.fr

samedi 31 mai 2008

Pétrole, offre et demande : Le peak oil est-il déjà atteint ?

La consommation explose dans les pays émergents (Inde, Chine, Golfe persique…) alors que le marché mondial se pose des questions quant aux stocks réels d’or noir. Les puits géants d’Arabie Saoudite, de Chine, de Russie et d’Irak réveillent la nostalgie d’une époque qui touche à sa fin. Ces facteurs pèsent actuellement lourd sur le prix du brut qui culmine en ce moment à 130$.

Les prévisions sur la production à venir publiées à l’automne par l’Agence Internationale de l’Energie (AIE) ne vont pas détendre les marchés. Sur la base d’informations recueillies auprès de compagnies pétrolières ou para-pétrolières, d’experts et de pays producteurs, l’organisme de défense des intérêts des pays riches industrialisés (ONG américaine…) est en train de revoir à la baisse la production attendue en 2030. On voit bien la différence entre les domaines où la vision à long terme n’existe pas et le domaine pétrolier où on en est déjà à prévoir la production journalière en 2030…

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