Amoes, l'Energie Positive

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vendredi 18 juillet 2008

« Il nous reste sept ans pour inverser la courbe des émissions de CO2 »

Rajendra Pachauri préside depuis 2002 le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC) dont les rapports ont posé scientifiquement la réalité du changement climatique. A ce titre, cet ingénieur et économiste indien de 67 ans a reçu le prix Nobel de la paix 2007, conjointement avec l'ancien vice-président américain Al Gore. Invité à Saint-Cloud au Conseil informel des ministres de l'environnement et de l'énergie de l'Union européenne, il a appelé les Vingt-Sept, vendredi 4 juillet, à tenir l'engagement de réduire d'au moins 20 % leurs émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2020.

Six mois se sont écoulés depuis la conférence de Bali et un accord international sur l’après-Kyoto est encore loin. L’inertie politique pourrait empêcher une entente sur des mesures ambitieuses et nécessaires pour contenir la hausse des températures en dessous du seuil critique. D'après le GIEC, une hausse au-delà de 2 à 2,4°C nous mettrait gravement en danger ; ce qui nous laisse à peine sept ans pour inverser la courbe mondiale des émissions de gaz à effet de serre.

Dans ce contexte politique, l'Europe a un rôle essentiel à jouer, si elle ne prend pas la décision d'être la première grande région à réduire volontairement ses rejets de dioxyde de carbone, jamais les Etats-Unis ou la Chine ne le feront.

Il convient de noter que les chiffres avancés par le GIEC correspondent à un scénario où le niveau de gaz à effet de serre est à un niveau « en deçà du niveau d'interférence humaine dangereuse avec le climat ». La communauté internationale ne peut pas décider de ce qui est dangereux sur la foi d'une moyenne : il n'y a pas de moyenne dans le danger représenté par le changement climatique, le niveau de danger est même déjà dépassé pour plusieurs régions du monde.

Source : Le Monde

jeudi 10 juillet 2008

Projet de Loi Grenelle : L'art de revenir en arrière ?

Le Grenelle de l’environnement est un signe fort de la classe politique montrant leur compréhension de l’urgence de la situation pour faire face au changement climatique. Une urgence qui ne cesse de s’accélérer avec le temps qui passe, d’après Rajendra PACHAURI, président du Groupe Intergouvernemental d’experts sur le climat (GIEC) : « Il nous reste sept ans pour inverser la courbe des émissions de CO2 pour ne pas se mettre gravement en danger ». Plus nous attendons et plus le coût sera élevé pour l’humanité et nos enfants…

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mardi 8 juillet 2008

Faire face au 3ème choc pétrolier

Face à la brusque augmentation de la demande des pays émergents et à l’insuffisance de la production pétrolière ; le cours du brut ne cesse d’augmenter depuis des années.

La situation peut rappeler les chocs pétroliers des années 70, de part le contexte : de même qu’à l’époque, les faibles prix des matières premières ont entraîné peu d’investissements et les stocks sont faibles. Les contre-mesures sont donc limitées pour réagir face à l’augmentation des prix.

Toutefois, on assiste maintenant à un choc de demande (notamment avec la poussée des pays émergents, la Chine et l’Inde en tête) et non plus un choc d’offre comme en 1973 et 1979. Alors que la demande gonfle et que l’offre reste insuffisante, le prix est le seul à pouvoir varier.

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mercredi 2 juillet 2008

La lutte contre le changement climatique nécessitera une rupture dans l'économie actuelle

Novembre 2006, le rapport de l'ancien économiste de mondiale Nicolas Stern donne un nouvel éclairage sur les conséquences économiques du changement climatique: les conséquences du changement climatique pourraient coûter 5% du PIB mondial chaque année, dès maintenant et indéfiniment, et les dommages collatéraux pourraient même porter ce coût à 20% du PIB mondial, voire plus. Autrement dit, l'inaction face au changement climatique pourrait coûter 5.500 milliards d'euros à l'économie mondiale et constituerait ainsi la plus grande faillite de l'économie de marché que le monde n'ait jamais connue.

La situation actuelle est urgente : pour limiter de 2°C le réchauffement global de la planète, il faut que nos émissions totales de CO2 pour le 21e siècle n'excédent pas 1400 gigatonnes soit 14 Gt par an, or actuellement on en est déjà à 28 Gt par an. C'est la raison pour laquelle il faut réduire de 50% les émissions de CO2 d'ici 2050. C'est quelque chose qui va devoir nous engager dans une transformation de société car on a aucune chance avec les schémas de production, les instruments financiers et les partenariats actuels.

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jeudi 12 juin 2008

22 projets retenus pour l'électricité issue de la biomasse

Le ministère de l’Ecologie a annoncé mercredi la validation de 22 projets de construction de centrales électriques alimentées par la biomasse. 300 MW doivent ainsi être mis en service avant 2010. La commission de régulation de l'énergie a validé 22 projets de construction de centrales électriques alimentées par la biomasse, c’est-à-dire les déchets végétaux. Les dossiers sélectionnés concernent des projets d'unité de production d'énergie à partir de biomasse qui bénéficieront d'un tarif préférentiel de rachat de l'électricité. 300 MW doivent ainsi être mis en service avant 2010. Cela représente un tiers d'un réacteur nucléaire ou 450.000 tonnes équivalent pétrole.

mardi 3 juin 2008

EXOSUN, une nouvelle société concentrée sur le Solaire

Exosun, fondée en 2007, conçoit, développe et commercialise des systèmes de suivi et de concentration solaire dédiés à la production d’énergie propre. L’entreprise, convaincue que l’avenir de l’énergie se trouve dans le soleil, crée les solutions les plus complètes qui augmentent le rendement des systèmes de production d’énergie solaire, destinées aux centrales de grande envergure.

C’est dans ce but qu’Exosun a développé et breveté son propre système de suiveur solaire, ainsi que son processus et ses outils d’installation de centrales. Son pôle recherche et développement conçoit actuellement des systèmes de concentration dédiés aux technologies photovoltaïques et thermodynamique.

Sur le site de la technopole de Bordeaux Montesquieu, un site pilote de 100 kWc est en construction. L’expertise de l’entreprise a aussi été sollicitée dans le cadre du projet de relance de la centrale solaire Thémis (projet censol PV), dans les Pyrénées Orientales. Un chantier dédié aux technologies de concentration photovoltaïque démarrera à l’automne 2008. L’entreprise s’apprête à fêter ses 1 an d’existence avec de nombreux projets en cours et à venir.

www.exosun.fr

samedi 31 mai 2008

Pétrole, offre et demande : Le peak oil est-il déjà atteint ?

La consommation explose dans les pays émergents (Inde, Chine, Golfe persique…) alors que le marché mondial se pose des questions quant aux stocks réels d’or noir. Les puits géants d’Arabie Saoudite, de Chine, de Russie et d’Irak réveillent la nostalgie d’une époque qui touche à sa fin. Ces facteurs pèsent actuellement lourd sur le prix du brut qui culmine en ce moment à 130$.

Les prévisions sur la production à venir publiées à l’automne par l’Agence Internationale de l’Energie (AIE) ne vont pas détendre les marchés. Sur la base d’informations recueillies auprès de compagnies pétrolières ou para-pétrolières, d’experts et de pays producteurs, l’organisme de défense des intérêts des pays riches industrialisés (ONG américaine…) est en train de revoir à la baisse la production attendue en 2030. On voit bien la différence entre les domaines où la vision à long terme n’existe pas et le domaine pétrolier où on en est déjà à prévoir la production journalière en 2030…

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lundi 19 mai 2008

Les concentrations en GES actuelles sont sans précédent sur les 800.000 dernières années

Grâce aux travaux du projet EPICA, des chercheurs ont pour la première fois reconstitué l'évolution des teneurs en dioxyde de carbone et en méthane dans l'atmosphère sur 800.000 ans. Résultat, les teneurs actuelles n'ont jamais été aussi élevées.

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jeudi 15 mai 2008

La filière du bois énergie en développement

Souvent associé à une époque révolue ou à une notion d’agrément, le chauffage au bois est de nouveau d’actualité depuis quelques années. Le contexte de hausse durable du prix du pétrole et des énergies associées (fuel, gaz) n’y est pas étranger. Sans oublier l’intérêt écologique puisque le bois est une source d'énergie renouvelable qui est amenée à se développer dans le cadre du respect des engagements européens et français en termes d’émissions de gaz à effet de serre.

Quels sont les secteurs propices au développement de ce mode de chauffage? Quels sont les enjeux et les objectifs de cette filière? Elements de réponse...

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mardi 13 mai 2008

Inquiétante hausse des concentrations de Gaz à Effet de Serre

La National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) a publié fin avril ses mesures des concentrations atmosphériques des principaux gaz à effet de serre (GES) pour l’année 2007. Le bilan est plus grave que prévu, notamment à cause de la fonte du permafrost depuis 4 ans.

Au niveau du dioxyde de carbone (CO2), c’est sans surprise que les données fournies par la NOAA indiquent une nouvelle hausse des concentrations avec une valeur de 385 ppm (1) soit une hausse de 0,6 % par rapport à 2006. En valeur absolue la hausse pour l’année 2007 est de 2,4 ppm, ce qui confirme la tendance à l’accélération des niveaux de CO2. Entre 1979 et 1995, la hausse annuelle moyenne était de 1,43 ppm puis de 1,65 ppm entre 1996 et 2006. Pour mémoire, au début de l’ère industrielle, en 1850, la concentration de CO2 était de 280 ppm.

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lundi 5 mai 2008

Toutes les ambitions du Grenelle dans un projet de loi

Le ministre de l’Ecologie, Jean-Louis Borloo, vient d’achever son projet de loi du Grenelle de l’environnement qui va être soumis au parlement avant l’été. Les grands axes concernent la réduction de la consommation énergétique des bâtiments existants de 38% d’ici 2020 et le développement des transports en communs. Découvrez dans le détail les principales mesures.

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mardi 29 avril 2008

Quelles énergies, émissions de CO2 et tensions possibles dans le futur ?

Chacun a sa propre approche des questions énergétiques : le consommateur final veut une énergie disponible et peu coûteuse, le citoyen veut des énergies accessibles au plus grand nombre, qui ne dégradent pas l’environnement et laissent une situation viable aux générations futures, et chaque individu, comme d’ailleurs chaque décideur politique, compose au mieux entre ces deux positions. EDF R&D a construit un modèle (« Mescalito ») qui évalue la soutenabilité physique des évolutions possibles du monde énergétique. Ce modèle rapproche des scénarii mondiaux de demande  énergétique, et des politiques d’offre réalistes. Il calcule les quantités physiques de chaque énergie primaire nécessaires année après année et les confronte aux raretés éventuelles. Le modèle gère alors les éventuelles substitutions entre énergies et évalue les dates des possibles tensions, ainsi que les émissions de CO2.

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lundi 21 avril 2008

Les bâtiments a rénover, parents pauvres du Grenelle de l'environnement ?

Quid des bâtiments anciens, de la rénovation urbaine et des logements sociaux dans le projet de rénovation énergétique des bâtiments établi lors du Grenelle de l’environnement?
Dans un communiqué intitulé "Rénovation des bâtiments: vraie rupture ou continuité molle ?" et publié mercredi 16 Avril, les associations négaWatt, Effinergie, Unsfa, Cler, EnviroBAT, L'Alliance pour la planète, Les Amis de la Terre, RAC-F, WWF, Greenpeace, Cohérence, RIAC 29 critiquent sévèrement les rapports du "ComOp 3" (Comité Opérationnel pour la rénovation des bâtiments anciens) et du "ComOp 2" (rénovation urbaine et logement sociaux) chargés de ces questions.
Si la construction des bâtiments neufs peu gourmands en énergie ne les inquiète pas, les associations jugent en revanche le rapport du « ComOp3 » : « très éloigné » du travail initié l’automne dernier lors du « Grenelle ». Pour les associations ce rapport « se résume à un catalogue de mesures disparates, molles et peu lisibles, centré sur une simple amélioration du « diagnostic de performance énergétique » (DPE), structurellement inadapté, et sur un toilettage des mesures fiscales incitatives ». « Les immenses besoins en formation professionnelle sont insuffisamment pris en compte » selon elles. Quant au « ComOp 2 », les associations l'accusent de « se contenter de faire dans la demi-mesure, sans obligations de résultat en termes d’économies d’énergie ».

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lundi 14 avril 2008

La décennie a venir sera cruciale pour stabiliser le climat

Stabiliser le climat sera beaucoup plus ardu que prévu, et les initiatives de réduction des émissions de gaz à effet de serre prises dans la décennie à venir seront cruciales. Elles détermineront s’il est possible ou non d’éviter une « interférence humaine dangereuse » avec la machine climatique, c'est-à-dire s’il est possible de maintenir une teneur atmosphérique en dioxyde de carbone inférieure à 550 ppm (contre 280 avant l’ère industrielle et 380 aujourd’hui). Or nous ne sommes pas partis pour ce scénario. Les émissions anthropiques mondiales de CO2, ont ainsi crû, entre 2000 et 2006, à un rythme annuel d’environ 3%. Or, cette tendance va lourdement s’accentuer dans les prochaines années. Que faire ?

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jeudi 10 avril 2008

La France loin d'atteindre ses objectifs energetiques ?

Dans une étude prévisionnelle, la Direction générale de l'énergie et des matières premières (DGEMP) indique qu’à l’échéance 2030 la France ne devrait pas remplir les objectifs de sa politique énergétique. En particulier, les importations de gaz devraient pratiquement doubler en 2030.

Publié par la DGEMP, ce scénario de référence, que la France élabore tous les quatre ans pour l'Agence internationale de l'énergie, a pour objectif de représenter ce que deviendrait la situation énergétique de la France si aucune politique ou mesure nouvelle, autre que celles déjà en place ou décidées au 1er janvier 2008 (donc, en particulier, avant mesures issues du « Grenelle de l’environnement »), n’était prise affectant cette situation (ni pour l’améliorer, ni pour la dégrader).

« Par plusieurs aspects (sécurité d’approvisionnement, émissions de CO2, efficacité énergétique, etc.), il est clair que le scénario de référence proposé dans le présent exercice n’est pas celui qui permettrait de satisfaire les objectifs de la politique énergétique française », commente la DGEMP dans son rapport.

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jeudi 27 mars 2008

Quels critères pour les labels de performances énergétiques ?

Concernant la haute performance énergétique (HPE), le référentiel défini l'éligibilité au label HPE 2005 les bâtiments qui présentent une consommation conventionnelle d'énergie inférieure d’au moins 10 % à la consommation de référence définie par la RT 2005. Un niveau y est adjoint sous la dénomination HPE EnR2005, pour les bâtiments respectant ces exigences et dont au moins 50% de l'énergie employée pour le chauffage est issue d'une installation utilisant de la biomasse ou alimenté par un réseau de chaleur utilisant plus de 60% d'énergies renouvelables.

 

Le label très haute performance énergétique (THPE), défini quant à lui une consommation conventionnelle d'énergie au moins inférieure de 20% à la consommation de référence définie par la RT 2005. Un niveau y est également adjoint sous la dénomination THPE EnR2005 mais pour les bâtiments respectant cette fois-ci des exigences encore supérieures, c'est-à-dire avec un gain de 30% par rapport à la RT2005.

Pour bénéficier de ce label, les bâtiments concernés devront également utiliser les énergies renouvelables comme la biomasse, les pompes à chaleur, le solaire thermique ou photovoltaïque.

 

Le label bâtiment basse consommation énergétique (BBC2005) reprend le niveau d’exigence défini par l’association Effinergie et pourra être attribué aux bâtiments de logements neufs consommant au maximum 50 kWh/m2/an et 80 Kwh/m²/an en énergie primaire pour la rénovation à ajuster d'un facteur 0,8 à 1,3 selon l'altitude et la zone climatique, ainsi qu'aux bâtiments tertiaires présentant une consommation inférieure à 50% de la consommation conventionnelle de référence de la RT 2005. Le rapport énergie primaire/énergie finale est de 2,58 pour l’électricité.

 

Le label Minergie sera attribué aux bâtiments consommant au maximum 42 kWh/m².an en énergie primaire pour les consommations de chauffage et d’Eau Chaude Sanitaire avec un rapport énergie primaire/énergie finale de 2 pour l’électricité.

 

Le label Passivhaus sera attribué aux bâtiments consommant au maximum 15 kWh/m².an en énergie finale pour les consommations de chauffage et 120 kWh/m².an en énergie primaire pour les consommations de chauffage, d’Eau Chaude Sanitaire, éclairage, ventilation, auxiliaires et électrodomestique avec un rapport énergie primaire/énergie finale de 2,85 pour l’électricité.

Téléchargez le Comparaison BBC/Minergie/PassivHaus

samedi 22 mars 2008

Le prix du gaz pour les particuliers pourrait augmenter de 1,5 % en juillet

La Commission de régulation de l'énergie (CRE) a proposé une hausse de 5,6 % des tarifs d'utilisation des réseaux de distribution du gaz au  1er juillet 2008, ce qui aurait pour effet d'augmenter les prix réglementés pour les particuliers, fixés par l'Etat, de 1,5 %. En effet, les frais d'utilisation des réseaux de Gaz réseau distribution France (GRDF), filiale de Gaz de France, par les fournisseurs de gaz comme Gaz de France et Poweo, constituent l'une des composantes du tarif réglementé de vente qui s'applique à tous les consommateurs.

La commission de régulation souhaite que la hausse de 5,6 % ne soit pas suivie, durant quatre ans, d'autres augmentations que celles qui seraient calculées chaque 1er juillet en fonction de l'inflation. Dans un courrier adressé en juillet à la CRE, Gaz réseau distribution France avait estimé qu'une hausse de 11,7 % du tarif était nécessaire pour couvrir ses coûts, à partir du 1er janvier 2008.

L'Etat, qui « a engagé une consultation auprès des parties prenantes », doit rendre sa décision « d'ici le 28 avril » sur ce tarif, a précisé vendredi GDF. La proposition de hausse de 5,6 % de la CRE doit s'appliquer si l'Etat ne se prononce pas d'ici cette date.

La dernière hausse des tarifs du gaz pour les particuliers date de janvier. Elle était de 4 %.

jeudi 20 mars 2008

Etat de la planète : l'OCDE appelle à une action urgente !

Suppression des subventions aux énergies fossiles, introduction d'une taxe carbone ou promotion de l'éco-innovation. Voici quelques mesures qui permettraient selon l'OCDE, de répondre aux quatre principaux défis : climat, biodiversité, eau et santé.

Selon des projections économiques et environnementales publiées par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), les émissions mondiales de gaz à effet de serre progresseront de 37 % d'ici à 2030 et de 52 % d'ici à 2050 si les pouvoirs publics n'adoptent pas de mesures nouvelles. Les chiffres mentionnent en outre que les décès prématurés dus à l'ozone troposphérique pourraient avoir quadruplé dans le monde en 2030 et que 4 milliards de personnes vivront dans des zones touchées par un stress hydrique prononcé à la même date. Côté biodiversité, un nombre considérable d'espèces animales et végétales vont probablement disparaître, en grande partie sous l’effet du développement des infrastructures et de l’agriculture, ainsi que du changement climatique. La liste est longue et les projections ne sont pas rassurantes.

Pourtant selon l'OCDE, les actions à mener à l'échelle mondiale pour faire face aux principaux défis environnementaux - changement climatique, appauvrissement de la biodiversité, manque d'eau et risques pour la santé humaine - sont réalisables et d'un coût abordable, notamment si on les met en regard de la croissance économique prévue et des coûts et des conséquences de l'inaction, a estimé Angel Gurría, la Secrétaire général de l'OCDE, à l'occasion de la sortie de la publication « Perspectives de l'environnement de l'OCDE à l'horizon 2030 ».

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lundi 10 mars 2008

Un prix du baril du pétrole destiné à augmenter ?

Avec un environnement économique et politique qui se dégrade, les réserves prouvées l’an dernier ont baissé de 6% et sont tombées à 10,4 milliards de barils (12 ans de production au rythme actuel).

Les investissements – souvent équivalents au bénéfice annuel (16,1 milliards de dollars pour Total en 2007 en progression de 8 %) – ne se traduisent pourtant pas par une hausse de la production tant les contraintes sont fortes. Une partie de ces sommes est absorbée par l'envolée des coûts des projets, comme à Sakhaline (Russie) ou à Kashagan (Kazakhstan). ExxonMobil a augmenté ses investissements de 40 % en trois ans pour voir sa production reculer de 1 % en 2007. En 2007, Total a dû ramener de 5 % à 4 % sa prévision de hausse de la production annuelle moyenne sur la période 2006-2010.

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lundi 25 février 2008

La forêt française se métamorphose sous l’effet du changement climatique

Pour faire face au changement climatique, la forêt de Caillebert de 250 hectares, dans la Sarthe est devenue un laboratoire de l'adaptation aux effets du réchauffement. A cause de la pauvreté de ses sols sableux, des essences réputées résistantes y ont été introduites depuis longtemps.

Le changement climatique agit de façon paradoxale sur les arbres. D'un côté, la teneur plus élevée de CO2 dans l'atmosphère stimule leur croissance, de l'autre, le manque d'eau lié aux fortes chaleurs estivales met en péril leur survie. Pour anticiper les effets du réchauffement, les forestiers s'appuient sur les scénarios du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC), complétés par les travaux menés plus localement par Météo France ou l'Institut national de recherche agronomique (Inra). Selon leurs prévisions, l'avenir des arbres français se jouera après 2050, quand la fréquence des canicules augmentera.

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