Amoes, l'Energie Positive

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jeudi 21 février 2008

Plus d'éoliennes, pas moins de CO2 ?

Le développement de l'éolien est incontestablement une bonne affaire pour les communes comme pour les entreprises qui s'y emploient. Bien que l'électricité produite par le vent soit actuellement parmi les plus coûteuses, sa rentabilité est assurée par une taxe prélevée sur les factures de tous les abonnés. L'objectif est précisément d'encourager la croissance de cette énergie renouvelable.

Mais ce qui est bon pour les communes et pour les entreprises l'est-il pour la collectivité ? Les éoliennes sont-elles un moyen efficace de lutter contre le changement climatique ? La réponse semblait évidemment oui. Jusqu'à la publication d'une étude réalisée par la Fédération environnement durable, rassemblant des associations opposées aux éoliennes, qui jette un pavé dans la mare (voir http://environnementdurable.net).

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vendredi 15 février 2008

Le chauffage électrique est moins vertueux qu'on ne croyait

La France est-elle le bon élève climatique de l'Europe ? Au vu des chiffres d'Eurostat, aucun doute : pour ce qui concerne le seul secteur de l'énergie, chaque Français émet 2,63 tonnes de gaz carbonique contre 6,4 pour un Allemand. Cette bonne performance est due au parc nucléaire, qui fournit près de 80 % de son électricité contre 26 % en Allemagne.

Mais la production d'électricité en France n'en émet pas moins du CO2 en quantité non négligeable. En effet, le parc nucléaire n'est pas adapté aux pointes de consommation qui se produisent en hiver, lors des vagues de froid intense. Dans ces moments, le chauffage électrique crée une demande d'autant plus importante que ce mode de chauffage est beaucoup plus répandu en France que dans les autres pays. Du coup, il faut alors recourir aux centrales à charbon, au fioul ou au gaz, qui émettent beaucoup de gaz à effet de serre.

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mercredi 13 février 2008

Des logements sociaux chauffés à la paille

La première chaufferie alimentée en granulés de paille dédiée à des logements sociaux en France, a été inaugurée jeudi dans une petite commune du Loir-et-Cher. La chaufferie desservira 38 logements sociaux de Droué qui compte 1.228 habitants. Ce nouveau combustible permettra de réduire de 30% la facture de chauffage et d'éviter le rejet de 90 tonnes de CO2 par an, selon la collectivité.

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jeudi 7 février 2008

La lutte contre le changement climatique nécessitera une rupture dans l'économie actuelle

Novembre 2006, le rapport de l'ancien économiste de la Banque mondiale Nicolas Stern donne un nouvel éclairage sur les conséquences économiques du changement climatique: les conséquences du changement climatique pourraient coûter 5% du PIB mondial chaque année, dès maintenant et indéfiniment, et les dommages collatéraux pourraient même porter ce coût à 20% du PIB mondial, voire plus. Autrement dit, l'inaction face au changement climatique pourrait coûter 5.500 milliards d'euros à l'économie mondiale et constituerait ainsi la plus grande faillite de l'économie de marché que le monde n'ait jamais connue.

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mardi 5 février 2008

Le réchauffement climatique de la planète entraine une « désertification » croissante des océans

La hausse des températures des eaux de surface empêche la remontée des nutriments qui alimentent le plancton végétal. Or, celui-ci constitue la base de la chaîne alimentaire océanique.

Des océanographes menés par Jeffrey Polovina (National Oceanic and Atmospheric Administration, NOAA) ont dressé la carte des grands déserts océaniques et, surtout, sont parvenus à en déterminer l'évolution depuis une décennie.

Leurs travaux montrent une progression rapide de ces zones biologiquement peu actives. Depuis 1998, ces « déserts » ont gagné environ 6,6 millions de km2, soit douze fois la superficie de la France métropolitaine. Sous l'influence du changement climatique en cours, l'accroissement des zones stériles de l'océan est prévu par la théorie. Mais la cadence observée est « considérablement supérieure aux prévisions des modèles récents », écrivent les chercheurs.

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vendredi 25 janvier 2008

www.microcogeneration.info, Amoes lance son site sur la microcogénération à bois

www.microcogeneration.info

Ce site est consacré à la diffusion des connaissances sur les procédés et technologies mises en oeuvre dans la microcogeneration, plus particulièrement à bois.

Les micro-cogénérateurs à bois sont de faible puissance (1 à 10 kWe) et ont pour objectif de tirer avantage de la production de chaleur pour produire une part d'électricité. Ils sont d'abord utilisés pour couvrir (en partie ou en totalité) les besoins thermiques d'un ou plusieurs bâtiments et l'électricité produite devient une conséquence du fonctionnement du système : ce sont donc des chaudières qui produisent de l'électricité, « des chaudières électrogènes ».

samedi 19 janvier 2008

Les immeubles de bureau doivent se mettre au vert

Les propriétaires de bureaux prennent subitement conscience que leurs immeubles doivent réduire leurs besoins en énergie. Il s'agit de contribuer à diviser par quatre les émissions de CO2 d'ici 2050, conformément aux engagements français pris à Kyoto (Japon), et également de réduire les charges.

La banque de données Investment Property Data (IPD) a épluché les comptes de 372 immeubles franciliens et chiffré le coût d'utilisation des locaux à 10 012 euros par salarié et par an, voire 15 000 euros pour un immeuble de « haute technologie », un budget en hausse de 5 % par an. La consommation moyenne d'énergie atteint 327 kilowatts-heure (kwh) par mètre carré, soit une consommation trois fois supérieure au niveau du label « haute performance énergétique » (HPE). On mesure le chemin à parcourir pour amener ces immeubles à une consommation de 130 kwh par m2, sans parler de « très haute performance énergétique » (THPE), qui se situe, elle, à 50 kwh par m2.

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jeudi 10 janvier 2008

La Terre est entrée dans une nouvelle ère géologique

La Terre est entrée dans une nouvelle ère géologique : l'anthropocène. Ce néologisme a été proposé par le Néerlandais Paul Crutzen, Prix Nobel de chimie (1995), pour décrire l'impact croissant de l'humanité sur la biosphère. Cet âge a, selon lui, débuté autour de 1800, avec l'avènement de la société industrielle, caractérisé par l'utilisation massive des hydrocarbures. Depuis, la concentration atmosphérique en dioxyde de carbone produit par leur combustion n'a cessé d'augmenter. L'accumulation de ce gaz à effet de serre contribue au réchauffement de la planète.

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mardi 8 janvier 2008

Un batiment en Suède chauffé à la chaleur humaine

L'énergie dégagée par les quelque 250.000 voyageurs qui passent tous les jours par la gare centrale de Stockholm va être utilisée pour alimenter en partie le système de chauffage d'un nouvel immeuble voisin.

Concrètement, la chaleur dégagée par les humains servira à réchauffer de l'eau qui sera alors acheminée vers le nouveau bâtiment qui abritera des bureaux, un petit hôtel et des magasins. Sa construction devrait s'achever début 2010.

Le système devrait permettre de réduire les coûts de chauffage jusqu'à 20%.

L'installation des tuyaux et des pompes devrait s'élever à environ 200 000 couronnes suédoises (21.200 euros). Un investissement assez faible pour un grand immeuble qui devrait coûter plusieurs centaines de millions de couronnes.

A suivre...

vendredi 4 janvier 2008

Un objectif de 11 millions d'appareils de chauffage performants au bois en 2020 sans augmenter le prélèvement sur la ressource ?

Les 27 l'Union Européenne ont pris l'engagement collectif de faire passer la part des énergies renouvelables dans la consommation totale d'énergie (dite énergie primaire) de 8 à 20% d'ici à 2020. Toutefois sous l’impulsion de la France, pays le plus nucléarisé d’Europe, cet objectif global se fera avec une approche différenciée par pays pour tenir compte de certaines spécificités nationales : une répartition des charges sera négociée de manière séparée.

D’après le Syndicat des Energies Renouvelables (SER), pour atteindre cet objectif cela suppose une croissance accélérée et nécessite de tripler la capacité de production pour parvenir à l'objectif européen. À cette fin, il conviendra selon lui de développer l'éolien, reconsidérer l'hydraulique à la hausse et développer le solaire photovoltaïque et la chaleur collective - eau chaude et chauffage - d'origine forestière et de la biomasse en général.

S'agissant de chauffage domestique au bois, le SER estime que la France peut passer de 5,6 millions d’appareils de chauffage performants au bois en 2006 à 11 millions d’appareils en 2020 sans augmenter le prélèvement sur la ressource.

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vendredi 28 décembre 2007

L'affichage dans les bâtiments publics devient obligatoire

Un arrêté relatif à l'affichage du diagnostic de performance énergétique dans les bâtiments publics en métropole a été publié au Journal Officiel du 20 décembre. Il précise les conditions de l'affichage de ce diagnostic, selon un modèle qui varie suivant le type de bâtiment.

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dimanche 16 décembre 2007

Efficacité énergétique des bâtiments : l'Allemagne montre l'exemple

Au moment où se tient à Bali la conférence sur le réchauffement climatique, le gouvernement allemand a adopté un ambitieux programme énergétique et climatique qui vise à réduire les émissions de gaz à effet de serre de 40 % d'ici 2030.

La première série de mesures de ce programme concerne principalement l’efficacité énergétique des bâtiments et les énergies renouvelables. Un projet de loi, qui sera adopté en mai en même temps que d'autres mesures sur les transports, imposera de réduire de 30 % la consommation d’énergie (calculée en kWh par m²) de tous les bâtiments à compter de janvier 2009 ; ces exigences seront renforcées en 2012 afin de réduire à nouveau de 30 % la consommation des bâtiments. Pour calmer l'inquiétude des propriétaires, le gouvernement a toutefois précisé qu'il tiendra compte de leurs capacités financières.

Dès 2009, les constructions neuves devront obligatoirement disposer d'un système produisant de la chaleur, au moins partiellement, à partir de sources d'énergie renouvelable (panneaux solaires, géothermie, biomasse…). Berlin a finalement renoncé à étendre ces exigences à la rénovation des logements. Pour encourager, les particuliers à renforcer l’isolation thermique et s'équiper d'une nouvelle chaudière, l’Etat fédéral prolongera jusqu’en 2011 le très populaire "programme CO2 d’assainissement des immeubles" : depuis son lancement, en 2001, plus de 700.000 ménages ont déjà obtenu des prêts bonifiés de la banque publique KfW pour financer leurs équipements. Selon l’institut Fraunhofer Gesellschaft, les ménages débourseront 31 milliards d’euros d'ici 2020 pour répondre à ces nouvelles exigences mais réaliseront en contrepartie des économies d’énergie évaluées à 36 milliards.

mardi 11 décembre 2007

Quel Bâtiment en 2020 ?

Pour tenir l'engagement de la loi de 2005 - diviser par quatre les émissions de gaz à effet de serre -, le Grenelle de l'environnement a fixé un triple objectif pour tous les logements d'ici à 2020 : réduire de 20 % ces émissions ; réaliser 20 % d'économies d'énergie ; dépasser le seuil de 20 % d'énergies renouvelables. Plusieurs mesures encore débattues devront être fixées par une loi à venir en janvier 2008.

Depuis 1974, une réglementation thermique (RT) fixant des niveaux maximaux de consommation des bâtiments neufs est imposée aux constructeurs. Depuis 2000, les seuils baissent de 15 % tous les cinq ans. Le dernier texte en vigueur, la "RT 2005", fixe une exigence de consommation maximale de 80 à 250 kWh par mètre carré et par an, soit 105 kWh/m² par an en moyenne.

Le rythme doit s'accélérer, et les nouvelles constructions devront respecter, à partir de 2010, la réglementation "très haute performance énergétique" (THPE), qui impose une consommation inférieure de 20 %. Un tiers d'entre elles devront déjà être à basse consommation (moins de 50 kWh/m2 par an) ou, mieux, passives (moins de 15 kWh/m2 par an), voire à énergie positive (produisant plus d'énergie qu'elles n'en consomment). En 2012, les logements neufs à basse consommation seront la règle ; en 2020, la construction à énergie positive sera la norme.

Pour les professionnels du bâtiment, c'est une révolution. Les techniques pour créer des bâtiments économes en énergie existent, mais beaucoup sont expérimentales, et il faut passer à l'échelle industrielle... Des ossatures bois, acier, béton ou mixtes, et des éléments de cloisons préfabriqués en usine avec isolation extérieure devraient remplacer le béton. Jean-François Gabilla, président de la Fédération française des promoteurs, estime le surcoût à 8 % pour la THPE, de 15 % à 18 % pour la basse consommation.

Pour les logements anciens, la consommation énergétique doit diminuer de 12 % d'ici à 2012 (soit 210 kWh/m2 par an), et de 38 % en 2020 (150 kWh/m2 par an). La mise aux normes accélérée des HLM, en commençant par les 800 000 habitations les moins performantes, sera encore plus draconienne.

samedi 1 décembre 2007

Un bâtiment tertiaire à "énergie positive" à Grenoble ?

La dimension environnementale de la Zac de Bonne, à Grenoble, n’est plus à faire. L’opération, qui permettra d’élargir le centre-ville avec la construction de 850 logements, un espace commercial de 15 000 m2, 2 000 m2 de bureaux auxquels s’ajoutent un parc de cinq hectares et une école. Inscrite dans le cadre du programme européen Concerto, la Zac de Bonne entend diviser par deux les consommations d’énergie par rapport à la RT 2000. Les dépenses devraient plafonner à 50 kWh par m2 et par an dans les logements. Sont utilisées : les énergies renouvelables avec sol thermique pour l’habitat, cogénération pour le chauffage et l’électricité. Auxquels s’ajoutent 1 000 m2 de panneaux photovoltaïques sur le toit de l’espace commercial. Mais l’ambition est d’aller au-delà en implantant un bâtiment tertiaire “à énergie positive”, l’un des tout premiers de France. Cet immeuble de cinq niveaux (1 600 m2) consommera moins d’énergie qu’il n’en produira. Comment ? En tirant partie de l’ensemble des techniques “durables” : une excellente isolation thermique, une pompe à chaleur puisant l’eau du sous-sol pour la production de chauffage et 430 m2 de panneaux solaires photovoltaïques installés sur la toiture pour couvrir les besoins en électricité. Résultat attendu : “Des dépenses de chauffage estimées à 10 kW par m2 et par an, c’est-à-dire divisées par dix en comparaison avec un bâtiment classique, tandis que l’électricité devrait plafonner à 30 kWh par m2 et par an”.

Pour abaisser, intra muros, la consommation d’électricité, la Sem Sages compte aussi sur la collaboration des futurs usagers. Côté bureautique, on préconisera l’utilisation d’écrans plats et d’ordinateurs portables, moins énergivores. Et l’on fera l’impasse sur la climatisation. Avec un bilan des surinvestissements estimé entre 370 et 545 euros/m2 et un coût du bâtiment à 1 400 euros/m2, la Sem insiste pourtant sur la “rentabilité de l’opération”. Compte tenu de la hausse probable du coût de l’énergie...

SOURCE : www.brefonline.com

mardi 27 novembre 2007

Energie renouvelable: des objectifs nationaux fonctions du PIB

Les pays riches de l’UE pourraient être obligés de fournir plus d’efforts que les autres pour atteindre 20% de production d’énergie d’origine renouvelable d’ici 2020. Lors de l’adoption de cet objectif, en mars 2007, certains pays avaient rechigné devant l’effort à fournir pour l’atteindre. Actuellement, la part du renouvelable dans la production énergétique est de 8,5% pour l’UE à 27. Comment répartir l’effort en ne froissant personne? La Commission européenne souhaite deux hausses de la part du renouvelable dans la production énergétique, chacune de 5,75%. La première hausse sera exigée de tous les Etats membres, quelles que soient leurs capacités de production. Quant à la seconde hausse, elle sera répartie entre les pays membres selon leur PIB. Ensemble, ces deux hausses égalent 11,5%, ce qui correspond à la part de renouvelable manquante pour atteindre l’objectif de 2020.

Le but de cette stratégie est d’atteindre l’objectif de 20%, tout en tenant compte des capacités financières limitées des pays de l’ex-bloc soviétique. Mais quid de pays déjà performants en matière d’énergies renouvelables, telle la Suède, qui en produit 40% sur son territoire ? La Commission envisage d’établir un marché de quotas d’énergie renouvelable calqué sur le système européen d’échange de quotas de CO2. Ainsi, des pays comme  le Luxembourg, riche mais produisant peu d’énergie d’origine renouvelable, pourrait acheter des quotas virtuels d’énergie propre, produits et consommés dans leur pays d’origine et garantis renouvelables.

Le projet de directive, présenté en même temps que le paquet de mesures législatives dites «climat et énergie», le 23 janvier prochain, instaurera aussi sans doute un plan pour augmenter la part des énergies renouvelables secteur par secteur.

jeudi 22 novembre 2007

Le 4e rapport de synthèse du GIEC résonne comme un avertissement !

En publiant son 4e rapport, le GIEC lance un avertissement sévère aux gouvernements tandis que se profile la conférence des Nations unies sur les changements climatiques qui doit poser les premiers jalons de la deuxième phase du protocole de Kyoto.

Pour la quatrième fois depuis sa création et après six années de travail auxquelles ont participé plus de 2 500 scientifiques internationaux, le Rapport de Synthèse du Rapport du GIEC (Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat) vient d'être validé et rendu public lors d'une réunion à Valence en Espagne, le 17 novembre. Il fait suite à la publication durant l'année 2007 des rapports intermédiaires des trois groupes de travail du GIEC et de chacun des Résumés publiés à l'attention des Décideurs.

Comme l'on pouvait s'y attendre, le rapport de synthèse résonne tel un véritable avertissement. Le GIEC prévoit notamment une hausse de température moyenne de 1,8 à 4 degrés, pouvant aller jusqu'à 6,4 degrés en 2100 par rapport à 1990. Selon ces conclusions, les conséquences de ces changements risquent d'être « soudaines ou irréversibles ». Notons d'ailleurs que du fait de tout ce qu'elle implique, cette phrase a fait l'objet d'intenses discussions. Le GIEC fait également valoir que les impacts du réchauffement sont déjà bien visibles, comme le retrait des glaciers, la fonte de la banquise en Arctique ou celle du permafrost.

Ce 4e état des lieux scientifique est publié alors que s'engagera à partir du 3 décembre à Bali en Indonésie, la 13ème Conférence des Parties durant laquelle les gouvernements négocieront des suites à donner au protocole de Kyoto, dont la première phase d'engagements expire en 2012.

Rappelons que la conférence de Bali de la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) poursuivra les négociations officielles sur la réduction des gaz à effet de serre pour l'après 2012, c'est-à-dire pour la deuxième phase du protocole de Kyoto (2013-2017). Les participants chercheront une nouvelle fois à obtenir un consensus entre les 35 pays industrialisés qui se sont engagés à respecter le protocole de Kyoto et ceux, comme la Chine et les États-Unis, qui n'ont pas souhaité le ratifier. Pour contenir l'ampleur du réchauffement, un nouveau protocole devra être fixé au terme de ces discussions, plus large et plus ambitieux, et destiné à succéder au protocole de 1997 au sein duquel trente-six pays industrialisés se sont engagés à réduire, entre 2008 et 2012, leurs émissions de gaz à effet de serre d'au moins 5 % par rapport au niveau de 1990. Au total, cent soixante-quinze pays ont maintenant ratifié le traité, qui est entré en vigueur le 16 février 2005. Le sort de l'après-Kyoto et l'urgence d'établir un accord avec l'ensemble des pays et notamment les États-Unis seront donc au cœur de cette conférence. Pourtant, même si les rapports dénonçant le risque climatique s'accumulent, les négociations post 2012 de Bali promettent d'être délicates car le Président américain George W. Bush continue de refuser le système des quotas et du commerce de CO2 prévus par le protocole de Kyoto, préférant orienter les débats vers des objectifs non contraignants de réductions substantielles d'émissions de GES. La résistance continue des Etats-Unis à un accord contraignant de réduction des émissions de gaz à effet de serre constitue donc un obstacle majeur.

SOURCE : ACTU-ENVIRONNEMENT

mercredi 21 novembre 2007

La climatisation, une arme à double tranchant contre la canicule

La climatisation peut avoir des effets désastreux pour l'atmosphère en accélérant le réchauffement climatique, une situation dénoncée par les spécialistes qui prônent une plus grande rigueur dans la profession.

Les climatiseurs fonctionnent avec des fluides frigorigènes à base d'hydrofluorocarbones (HFC) dont le pouvoir de réchauffement est 2.000 fois plus élevé que celui du CO2, le plus connu des gaz à effet de serre responsables du changement climatique, selon l'Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie (ADEME). Ces fluides doivent donc être utilisés dans des circuits parfaitement étanches pour éviter qu'ils ne s'échappent dans l'atmosphère, et recyclés seulement par des spécialistes déclarés.

Pourtant, la moitié des fluides frigorigènes mis sur le marché sont destinés à compenser des fuites. Il évoque le cas de la « clim » dans les voitures et les garages qui font de la publicité pour vendre des recharges de gaz : soit le circuit du climatiseur est étanche et il n'y a pas de raison d'y introduire une nouvelle charge de fluide frigorigène; soit il n'est pas étanche et il faut réparer la fuite avant toute chose.

Nouvelles règles du jeu

Afin de limiter les émissions de ces gaz à effet de serre, en application du protocole de Kyoto, de nouvelles règles du jeu, plus contraignantes, vont être imposées à la profession de frigoriste. La mise en place de la nouvelle réglementation, qui a fait l'objet d'un décret du ministère de l'Ecologie paru au Journal officiel du 7 mai 2007, devra être achevée au 4 juillet 2009, à l'issue d'une période de transition. Pour intervenir sur une climatisation ou une réfrigération, chaque intervenant devra disposer d'une « attestation de capacité » délivrée par un organisme agréé, certifiant que son personnel est compétent et qu'il dispose de l'outillage adéquat. De plus, il devra faire chaque année auprès de l'Ademe une déclaration des quantités de fluides mis sur le marché et récupérés afin d'assurer la « traçabilité » de ces produits.

Le gouvernement recommande de son côté de ne pas utiliser la climatisation dans les locaux bénéficiant de tels équipements, tant que la température intérieure ne dépasse pas les 26 degrés, selon un décret entré en vigueur le 1er juillet.

L'Ademe souligne également l'intérêt des « solutions architecturales ou des techniques de construction adaptées » au climat. On peut vivre sans clim si le bâtiment est bien conçu. Le réchauffement de la planète se traduira probablement en France par une multiplication par dix du nombre de canicules à partir de 2070, selon les modèles climatiques utilisés par Météo France pour affiner les projections mondiales.

mardi 13 novembre 2007

Changement climatique : le Giec au rapport

Les membres du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec) se sont retrouvés lundi à Valence (Espagne) pour valider leur quatrième rapport sur le changement climatique. Leurs conclusions sont attendues le 17 novembre.

Pour le Giec, l’objet de cette rencontre est d’approuver la synthèse des trois chapitres rendus publics depuis janvier - évaluation scientifique du phénomène du réchauffement, conséquences et solutions possibles - et d'en publier un «résumé à l'intention des décideurs» .

Il serait «criminel et irresponsable» de ne rien faire contre le réchauffement climatique, a lancé lundi Yvo de Boer, secrétaire exécutif de la Convention climat de l'Onu, à l'ouverture des travaux du Giec. Le changement climatique est en cours et il va «frapper le plus durement les pays les plus pauvres et les plus vulnérables» , a-t-il averti.

 

Le rapport de synthèse du groupe, qui sera présenté samedi prochain en présence du Secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, devra résumer les quelque 2.500 pages des trois chapitres publiés en un document de 25 pages.

 

Dans ses travaux, le Giec a notamment prévu une augmentation de la température mondiale de +1,1 à 6,4°C par rapport à 1980-1999 d'ici 2100, avec une valeur moyenne plus sûrement comprise entre +1,8 et +4°C.

Toujours selon le groupe d’experts, l'activité humaine émettrice de gaz à effet de serre est clairement responsable des augmentations de température déjà constatées.

 

L'objectif de ce quatrième rapport est d'éclairer les décisions de la communauté internationale dans sa lutte contre le dérèglement du climat. Ainsi, il jouera un rôle important lors de la conférence des Nations unies en décembre à Bali qui devra décider des suites à donner au Protocole de Kyoto, dont la première phase expire en 2012.

samedi 10 novembre 2007

Quelle est l'influence du mode de vie des ménages sur l'environnement ?

Malgré une sensibilité croissante de la population française à l'écologie et aux changements climatiques, une étude réalisée par l'Institut français de l'environnement montre que l'impact des ménages sur l'environnement continue de s'accroître. Plusieurs aspects ont été étudiés : l'espace occupé par l'habitat, la consommation domestique, les déplacements quotidiens et l'impact des vacances.

L'étude précise par ailleurs que la demande moyenne énergétique des ménages depuis 30 ans correspond au tiers de la consommation totale d'énergie en France. Elle a donc des incidences majeures sur l'environnement : émissions dans l'air de gaz polluants ou à effet de serre et autres impacts liés au mode de production de l'énergie… L'électricité qui constitue la seconde source d'énergie domestique a vu sa consommation annuelle doubler entre 1982 et 2005 pour atteindre 273 TWh.

Outre la pénétration de l'électricité comme source de chauffage, le développement de l'équipement électrique des foyers est une des raisons de cet accroissement : entre 1973 et 1998 la consommation d'électricité de l'électroménager a été multipliée par 29, celle de l'audiovisuel par 18, mentionne l'étude. Notons que les impacts environnementaux de la consommation d'électricité sont indirects car ils dépendent de la façon dont elle est produite. La production électronucléaire génère des déchets radioactifs : en 2003, la consommation par le secteur résidentiel (134,6 M KWh) a été à l'origine de 121 tonnes de déchets radioactifs à vie longue (durée de vie supérieure à 10.000 ans). Les centrales électronucléaires ou hydrauliques perturbent aussi le fonctionnement des cours d'eau (rejets d'eau plus chaude, barrages…). Les centrales thermiques classiques qui fonctionnent au gaz, au fioul ou au charbon sont une source d'émission de carbone. Par ailleurs, en fin de vie, les appareils électroménagers deviennent des déchets spécifiques difficiles à recycler. L'IFEN précise en plus à ce sujet, que l'acquisition d'équipements électroménagers avec une étiquette énergie A+, l'emploi de programmes froids pour le lavage du linge permettent de réduire de 20% à 40% la consommation d'électricité de ces équipements.

mardi 6 novembre 2007

Les isolants écologiques en plein succès à Batimat

Le marché des isolants dits écologiques ou bio-sourcés - issus de fibres animales, végétales ou de matériaux renouvelables - est en constante progression.

Objets de curiosité lors de leur apparition, les isolants à base de laine de mouton, plumes de canard, chanvre, coton, paille, lin, ouate de cellulose… suscitent aujourd’hui un véritable engouement dans la construction ou la rénovation de bâtiment à haute qualité environnementale. A cela, deux raisons : leur faible impact environnemental (avec une production et un recyclage peu énergivores) et leur étiquette de matériaux sains, non allergènes. Cependant, certains de ces produits nécessitant quand même des adjuvants ou des traitements (généralement à base de sels de bore et de silicates, minéraux non toxiques, pour les fibres animales et végétales) pour assurer leur durabilité et leur résistance au feu, aux insectes, champignons, rongeurs… il est indispensable qu’ils soient testés et évalués pour mesurer, notamment, leur impact sur la santé…

Les fabricants l'ont bien compris. Pour preuve, le nombre croissant d’Avis techniques (une dizaine à l’heure actuelle) et la sortie imminente des premières fiches de déclaration environnementales et sanitaires (FDES). Côté performance thermique, tous ces matériaux (qui se présentent, selon les produits, en vrac, granulés, rouleaux ou plaques souples ou semi-rigides) ont un coefficient de conductivité proche de celui des autres isolants thermiques : de 0,038 à 0,050 W/m.K environ selon le matériau contre 0,023 à 0,050 W/m.K pour les autres isolants. Mais leur coût peut être jusqu’à 30 % supérieur à celui d’un isolant traditionnel. A terme, cependant, la demande en forte hausse devrait participer à une baisse des prix. A noter enfin que désormais ces isolants sont susceptibles de faire l’objet d’une certification Acermi (Association pour la certification des matériaux isolants).

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