La fondation propose de redistribuer le produit de la taxe sous forme d'une allocation climat annuelle pour les particuliers – un chèque de 130 € selon les estimations – et de compenser avec un abaissement des charges sociales pour les entreprises. Au total, cela devrait générer un flux d'argent circulaire d'environ 8 milliards d'euros par an.

L'objectif de la taxe n'est donc pas de créer un impôt supplémentaire, mais d'établir un "cercle vertueux" qui aurait pour but de dissuader l'achat d'énergie fossile.

Dans la proposition de la fondation, chaque ménage recevra, quelle que soit sa consommation d'énergie fossile, un chèque du même montant. Mathématiquement, plus la taxe d'un ménage sera élevée – due à sa forte consommation d'énergie "non propre" –, moins il gagnera à la fin de l'année. Et inversement. "Les ménages à forte consommation seront incités à réduire leur consommation, tandis que les ménages vertueux, eux, se verront récompensés. Le but est de préparer la hausse du prix de l'énergie qui, de toute façon, est inévitable."

Ainsi, logiquement, la CCE devra suivre de manière proportionnelle la hausse du prix des énergies fossiles pour "préparer progressivement l'après-pétrole". "Nous n'allons pas attendre que le pétrole atteigne 200 dollars le baril pour réagir. A terme, l'idée est, d'ici à 2030, de multiplier par trois le montant de la taxe".

 

SOURCE : LE MONDE