1/ Végétalisation du bâti :

  • Favoriser la végétalisation les toitures, en évitant les végétalisations extensives qui n’ont que peu d’intérêt vis-à-vis de la biodiversité : privilégier a minima une végétalisation semi-extensive.
  • Envisager la mise en place d’une façade végétalisée. Préciser dès la phase esquisse le procédé envisagé (plantes grimpantes plantées au sol, balconnières, jardinières, murs végétaux avec feutre imprégné de solution nutritive ou structure plus complexe).
  • En phase avant-projet et projet, détailler les prestations liées aux toitures végétalisées (certains items sont aussi valables pour les façades) :
    • Si possible dans le contexte du projet (ambition sur la biodiversité, budget), faire intervenir un écologue ou un professionnel spécialisé dans l’étude des plantations.
    • Prévoir des zones différenciées au regard : de l’humidité ; du vent ; d’ombre et de lumière.
    • Constituer des buttes et micro-reliefs créant ainsi des profondeurs variées.
    • Regrouper les émergences en toitures (CTA, groupes froid…) susceptibles de faire l’objet d’interventions d’entretien.
    • Prévoir un mode de plantation compatible avec une diversité végétale (mottes, godets ou bacs pré-cultivés).
    • Envisager des connexions verticales entre la toiture et les abords (piliers entourés de pierres, plantes grimpantes, murs ou pergolas végétalisés…).
    • Veiller à ce qu’une réflexion soit conduite sur le type de substrat (diversifié et en évitant certains matériaux), et sur le choix de la végétation (au moins 20 à 30 espèces, adaptées au climat local, aux conditions de vie sur un toit – attention à la hauteur des bâtiments vis-à-vis des vents).
  • Favoriser une végétalisation des abords.

2/ Gîtes, abris et nichoirs :

  • Si possible dans le contexte du projet, faire intervenir un écologue pour l’étude des espèces concernées par les gîtes, abris et nichoirs mis en place. Sinon contacter associations locale, voir données locales ou appliquer principes généraux.
  • Ajouter en toiture des aménagements qui serviront d’habitat à diverses espèces animales : gîtes et nichoirs, ruches, “hôtels” à insectes…
  • Choisir les procédés de pose des nichoirs, gîtes et abris (fixation directe ou suspensions sur le bâti, réservation dans l’épaisseur de la façade, combles perdus, toitures terrasses).
  • Choisir de façon judicieuse la hauteur, l’exposition et les dimensions des gîtes, abris et nichoirs.
  • Traiter détail de pont thermique pour les nichoirs inclus dans les façades.
  • Prévoir des planchettes anti-salissures.

3/ Éviter les dangers pour la faune ou pour l’homme :

  • Surfaces vitrées :
    • En particulier sur les grandes surfaces vitrées architecturales, favoriser l’emploi de verre peu réfléchissant (éviter vitrages à contrôle solaire, faire l’emploi de verre sérigraphié, dépoli, nervuré, imprimé…). Envisager “résilles”.
    • Privilégier une pose des menuiseries en retrait plutôt qu’en continuité de la façade.
  • Éclairage extérieur :
    • Limiter l’éclairement moyen et la durée d’éclairage.
    • Éviter les luminaires qui diffusent de la lumière vers le haut, c’est-à-dire au-delà du plan horizontal, et ne pas diriger l’éclairage vers la végétation (par exemple des arbres, qui hébergent de la faune).
    • Éviter les ampoules qui émettent des UV.
  • En cas de nids d’espèces protégées, interdiction d’intervenir entre septembre et mars ; mesures compensatoires à prévoir.
  • Bien mettre une grille en haut des cheminées pour éviter que les espèces cavicoles qui pénètreraient dans la cavité par le haut ne puissent en ressortir.
  • Diversifier les espèces végétales plantées pour limiter les risques d’allergie.